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IPFire est un firewall stateful destiné aux professionnels aussi bien qu'aux particuliers; il est basé sur Linux From Scratch, une distribution Linux construite entièrement à partir du code source (contrairement aux autres distributions Linux, qui fournissent des paquets pré-compilés), que l'on peut installer sur un PC même un peu âgé, en fonction de ses besoins. On peut considérer l'ensemble comme une «distribution à usage spécifique» ou «distribution dédiée».
Description
IPFire est un firewall, faisant naturellement office de routeur. Il est construit sur une base Linux From Scratch et, à la différence des autres distributions Linux, n'a pas vocation —pour des raisons évidentes de sécurité— à être utilisé en tant que système d'exploitation «normal»; sa destinée est d'être installé sur un PC qui ne servira que de firewall / routeur et qu'on administrera, la plupart du temps, par le réseau; typiquement: à partir d'un navigateur web, vers le port du serveur de la WebGUI (WUI) ou d'une connexion SSH, à partir d'un terminal.
Concept
IPFire est la reprise, par une équipe de développeurs allemands, d'IPCop, pare-feu lui-même déjà basé sur Linux From Scratch, dont le développement a cessé en 2017.
L'un des concepts de base de cette distribution est la facilité d'utilisation,, qui s'adresse principalement aux utilisateurs ayant peu de connaissances en administration des réseaux. Néanmoins, les développeurs ont veillé à ce que les administrateurs expérimentés disposent de toutes les options de configuration professionnelles.
Configuration requise
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Au minimum:
processeur: depuis 2022, un processeur x86_64 ou ARM64 (et quelques autres), cadencé à une fréquence de 1GHz ou plus;
RAM: 1GB minimum pour une configuration de base, mais prévoir plus si l'on compte ajouter des add-ons et encore plus selon la taille du réseau;
HDD: un disque dur de 2GB minimum est requis, même si le système, en lui-même, nécessite seulement 200MB d'espace de stockage; pour une configuration «de confort», les développeurs préconisent plutôt 4GB minimum (à cause des journaux et des add-ons); N.B.:
IPFire supporte les disques de 3TB ou plus, de types IDE (PATA), SATA et SCSI. La plupart des contrôleurs RAID du marché sont également supportés.
On peut utiliser un disque SSD (pour l'installation du système d'exploitation et des add-ons) ce qui aura pour avantage de considérablement réduire les délais de lectures/écritures, mais avec l'inconvénient de la durée de vie relativement courte (7 ans en moyenne, mais beaucoup moins sur un firewall, en raison d'un grand «TBW» («Terabytes written», soit nombre de Téraoctets écrits)) de ce type de disques et du MTBF (qui dépend directement du TBW).
NICs: Deux cartes ethernet sont indispensables pour une utilisation minimale («WAN» + «LAN») et quatre sont requises pour utiliser la totalité des possibilités d'IPFire:
une deuxième, indispensable aussi, pour la connexion au LAN «GREEN» (la patte «LAN» du firewall, raccordée au(x) switch(es) du LAN);
une troisième, facultative, pour le réseau «BLUE», raccordée à un point d'accès Wi-Fi (ou à un switch, lui-même connecté à un AP (Access Point / point d'accès)), pour gérer les connexions au(x) réseau(x) WiFI à l'intérieur du réseau;
enfin, une dernière, facultative également, pour le réseau «ORANGE», dédié à la DMZ.
Le système de base[Quoi ?] est doté des fonctionnalités suivantes:
serveur proxy avec filtre de contenu et fonctions de mise en cache pour les mises à jour (par exemple, les mises à jour Microsoft Windows, antivirus,etc.)
système de mises à jour des paquets sécurisée (chiffrée), fiable et facile à utiliser
filtrage GeoIP (depuis la version 2.17 - Core Update 90)
portail captif (depuis la version 2.19 - Core Update 115)
protection SYN flood, contre les DDoS (depuis , version 2.29 - Core Update 187)
Pakfire: le gestionnaire de paquets
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chiffrement: tous les paquets et les données transférées sont cryptés et signés numériquement par le serveur. Par conséquent, aucun paquet contrefait ne peut être installé;
miroirs: grâce au système de cryptage, on peut faire totalement confiance aux serveurs miroirs;
facilité et souplesse d'utilisation: l’installation des paquets est simple, avec sa propre interface graphique (WebGUI), mais si l'on préfère, on peut utiliser la CLI, par l'intermédiaire de SSH, dans un terminal.
netcat / ncat : «GNU-netcat» («nc» de son petit-nom) est «le couteau-suisse de l'administrateur réseau» depuis 2004;
nginx: le descendant d'Apache, mini-serveur pouvant servir de proxy, de serveur mail et de serveur web, évidemment, à faibles coûts; à placer aussi en DMZ;
7zip: l'archiveur ultra-rapide, qui supporte les formats 7z, ZIP, CAB, ARJ, GZIP, BZIP2, TAR, CPIO, RPM et DEB;
firmware-update et flashrom: le premier met à jour les micro-logiciels inclus dans beaucoup de matériels actuels et le second permet de lire, voire d'écrire dans une ROM (donc, un firmware, un BIOS / EFI / coreboot,etc.);
minicom: l'incontournable émulateur ANSI et VT100, permettant de communiquer (en mode texte) avec le port RS-232 («port série») ce qui se révèle extrêmement utile quand on veut installer, configurer un switch ou un routeur sur lequel on n'a pas encore la main;
rsync: une des meilleures solutions simples de synchronisation sécurisée (sauvegardes incrémentielles ou différentielles), en local ou à distance (via SSH);