| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom de naissance |
Jacques Pierre Léon Brosse |
| Nationalité | |
| Activités |
| Distinctions |
|---|
Jacques Brosse, né le à Paris et mort le à Sarlat,, est un naturaliste, historien des religions et philosophe français. Il fut ordonné moine bouddhiste dans la tradition du bouddhisme zen (Sōtō), sur laquelle il a écrit plusieurs ouvrages.
Quatrième enfant d'une famille de cinq, Jacques Brosse est le plus jeune des fils. Il fait des études de droit et suit les cours du philosophe Jean Wahl. En 1953, il devient rédacteur en chef d'encyclopédies et de collections des éditions Robert Laffont.
En 1955, il épouse la romancière Simonne Jacquemard. Il s'installe dans une ancienne forge normande de l'Eure, et crée une sorte de refuge pour animaux. Il sera pionnier de l'écologie, avec une vision holistique de la nature et une passion pour les arbres.
Après le choc de , il part pour l'Inde à la découverte du yoga.
Pratiquant le bouddhisme zen Sôtô, il est ordonné moine par Taisen Deshimaru en 1975, dont il est l'un des héritiers avec notamment Roland Rech. Après la mort de Deshimaru, en 1982, il devient à son tour enseignant et maître, fondant en 1996 l'association zen Dôshin. Il a dirigé plusieurs périodes de pratique de zazen lors de sesshin.
Il a été membre du jury du prix Alexandra-David-Néel/Lama-Yongden.
« Ces notes quotidiennes peuvent être considérées comme des exemples d'exercices proposés à chacun, exercices d'attention constante, de présence au monde, spontanés chez l'enfant qui le découvre, le devine et, bien avant de l'apprendre, le comprend, mais avortés chez l'adulte, devenu enfin, croit-il, réaliste et qui n'a vraiment plus de temps à consacrer à de pareilles billevesées. Pour moi, grâce à elles, chaque jour est neuf, unique, imprévu. »
« du besoin que j'ai toujours eu d'une sorte de calendrier païen — païen ne voulant ici rien dire d'autre que rustique, naturel, on dirait aujourd'hui cosmique —, où, chaque jour, serait célébré un personnage, bête, plante ou pierre, qui serait notre quotidien intercesseur, comme les saints du calendrier chrétien (p. 54). »Jacques Brosse évoque le 30 janvier l'ouvrage qu'il écrit sous le titre L'Homme des bois (p. 187).