| Naissance |
Paris |
|---|---|
| Activité principale |
Compositeur Improvisateur Écrivain Réalisateur |
| Style |
Musique contemporaine Musique improvisée Musiques du monde Film expérimental Film documentaire Instruments: Kora Gravi-kora Piano |
| Éditeurs |
Labels : Bayard Musique ADF Studio SM |
| Maîtres |
Dominique Fournier Frère Dominique Catta Yvonne Desportes |
| Site internet | jacquesburtin.com |
Jacques Burtin est un compositeur, écrivain, réalisateur et éditeur français né en 1955 à Paris.
Après des études de Lettres et d’Arts Plastiques à la Sorbonne et à l’Université de Vincennes, il pratique différents métiers tout en se consacrant à ses vocations premières : la poésie, la réalisation de films et la musique (le piano).
En 1986, il est initié à la kora par le frère Dominique Fournier à l'Abbaye Notre-Dame du Bec puis par le frère Dominique Catta, compositeur et chef de chœur de l'Abbaye de Keur Moussa au Sénégal. Il commence à composer un répertoire original pour la kora et la fait dialoguer avec les instruments occidentaux. Il joue notamment avec Pascal Boëls, Jean Ferrandis et Michel Michalakakos. Il s’intéresse également à la musique improvisée et donne des concerts aux côtés du joueur de koto Damien Takafumi Harada, du panflûtiste Jean-Claude Mara, de la saxophoniste Tullia Morand et de la harpiste américaine Susan Allen.
Dans ses créations, Jacques Burtin s'inspire de poètes comme Christian Bobin ou Tristan Tzara, d'écrits spirituels comme ceux de Saint Jean de la Croix ou de Etty Hillesum, d'écrivains comme Georges Simenon ou Hermann Hesse, de peintres comme Henri Matisse ou Jean-Michel Basquiat, ou encore de photographes comme Nan Goldin ou Diane Arbus. Il collabore avec des artistes, des danseurs et des poètes pour concevoir des spectacles interdisciplinaires.
Entre 2001 et 2011, il anime des Séminaires d’Initiation à la Performance et à la Transversalité des Arts à l’École des Beaux-Arts de l’Université de Lejona (Pays Basque espagnol).
En 2004, il est invité par l'Université Paul Verlaine de Metz à participer au Colloque sur l'Art du Peu. Le , il se rend à New York à la demande de la New School University et du Lower Manhattan Cultural Council et crée One Thousand Sources, pour kora seule, dans le cadre du concert Sonic Channels.
Jacques Burtin réalise par ailleurs des poèmes cinématographiques, des films expérimentaux et des courts ou des longs métrages sur des artistes contemporains. Ses films Ce qui me perd me sauvera et Le Dialogue des Ombres ont été sélectionnés au Festival de Cannes en 2011 et en 2012 dans la catégorie Short Film Corner. Son film L'Enfant de la République a été sélectionné par le Festival du Court Métrage et du Documentaire Zinebi de Bilbao en 2015.
En 2018, Jacques Burtin participe à la découverte du peintre Éric Le Blanche (1951-2016), qui a vécu toute sa vie en ermite. Convaincu de la valeur esthétique et spirituelle de cette oeuvre, Jacques Burtin fonde l’Institut Éric Le Blanche en 2020. Cet Institut est chargé de veiller à la conservation et au rayonnement de l’œuvre du peintre. Jacques Burtin expose l’œuvre du peintre à Paris (librairie de la Halle Saint Pierre), en Bourgogne (Auxerre, Saint-Fargeau), au Pays Basque (Bidart) et en Vendée (grande rétrospective de la Vendéthèque de la Châtaigneraie, 2021). Il réalise deux films sur le peintre et consacre plusieurs ouvrages à son œuvre.
En 2022, Jacques Burtin fonde les Éditions Jacques Burtin : il publie Sylvie Germain (Pour Éric Le Blanche), Jacqueline Kelen (Sous le signe de la Fée), Michel de Ghelderode (Nuestra Señora de la Soledad), et plusieurs ouvrages d’art, ainsi qu’un roman (La Femme déliée), un livre de contes érotiques et fantastiques accompagné de peintures et de lettrines originales de Marie Morel (L’Amour noir) et un essai sur l'improvisation (Le Chemin merveilleux : Vingt-deux méditations sur l'Improvisation et l'Acte créateur).
Il fait paraître à l'automne 2025 une grande monographie consacrée à Éric Le Blanche.


