| Président Société archéologique de Bordeaux |
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Faculté des lettres de Lille (d) |
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Jacques Gardelles, né le à Saint-Estèphe (Gironde) et mort le à Pessac (Gironde), est un professeur d’histoire, archéologue, médiéviste et historien d’art français qui s'est principalement consacré à la castellologie.
Après des études au lycée Montaigne, puis à la faculté des lettres de Bordeaux, la guerre le conduit à entrer dans la Résistance. Arrêté, il est déporté en camp de concentration. À la Libération, il reprend ses études et est agrégé d’histoire en 1948. Il exerce comme professeur dans les lycées de Mont-de-Marsan et d’Arcachon, puis de Bordeaux
De 1958 à 1962, il est attaché de recherches au CNRS. Il prépare sous la direction d’Élie Lambert une thèse de doctorat sur La cathédrale Saint-André de Bordeaux, sa place dans l’évolution de l’architecture et de la sculpture (Bordeaux, 1963).
De 1962 à 1965, il enseigne à la faculté des lettres de Lille comme chargé d’enseignement, puis de 1965 à 1969 comme professeur titulaire.
Il revient ensuite à Bordeaux, où il enseigne l’archéologie et l’histoire de l’art du Moyen Âge jusqu’à son départ à la retraite, en 1986.
De 1974 à 1977, il est président de la Société archéologique de Bordeaux.
Hormis sa période lilloise, Jacques Gardelles s’est consacré à sa région d’origine, le Sud-Ouest, Aquitaine et Gascogne, tant dans l’architecture religieuse et la sculpture, que dans l’architecture militaire et castellaire, se basant sur la méthode archéologique héritée d’Élie Lambert. Il a cependant élargi ses connaissances sur le château, son évolution et son rôle, à l’échelle de l’Europe entière.