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Claude Marie Jacques Lamarie, né à Paris vers 1751 et mort à Nantes le , est un statuaire français.
Disciple de Nicolas Sébastien Adam à l’Académie royale de peinture et de sculpture, il se voit conférer le 26 mars 1774 la troisième médaille du quartier de l’Académie royale. Le 4 mars 1775, après examen des modelés d’après nature, Lamarie est admis à concourir pour le prix. Le 31 mars, il subit une nouvelle épreuve ; les actes de l’Académie consignent que les ouvrages présentés se révèlent, dans l’ensemble, fort médiocres. L’assemblée résout de manifester de l’équanimité et autorise trois sculpteurs à passer. Le directeur, M. Pierre, s’abstient de se prononcer.
Dans les ans successifs Lamarie opte à nouveau au Grand Prix, en se répétant le procès éliminatoire dans les ans 1776, 1777 et 1778. Le 28 août 1778, l’assemblée de l’Académie royale se tient afin d’apprécier les ouvrages soumis par les élèves en vue du prix de Rome. L’on y désigne les lauréats des années 1777 et 1778. Jacques Lamarie se voit décerner le premier prix de sculpture de 1778 ; le second échoit à Louis-Pierre Deseine. À cette date, Lamarie est âgé de vingt-huit ans.
Sous l’influence du directeur Joseph-Marie Vien, l’Académie s’oriente vers le classicisme. Ainsi, la première année de séjour se consacre au dessin d’après sculptures et vestiges de l’Antiquité. Le style naturel de Jacques Lamarie se rapproche initialement davantage du néo-classicisme, tandis que David demeure marqué par l’esthétique du rococo. Il apparaît que Lamarie est celui qui initie David à l’emploi de contours et de contrastes atténués, assorti d’un usage mesuré des ombres dans le dessin, tout en l’incitant à l’étude approfondie des bas-reliefs de la colonne Trajane d’après le modèle en plâtre conservé au palais Mancini.
Jacques Lamarie conçoit le projet d’une allégorie destinée à commémorer les événements prérévolutionnaires survenus à Nantes vers la fin de l’année 1788. Pour en assurer l’exécution, il s’associe à deux anciens condisciples nantais, liés durant leur séjour romain : le peintre David et l’architecte Mathurin Crucy. L’entreprise manifeste les aspirations révolutionnaires des trois artistes, bien que l’œuvre ne parviennent point à être menée à terme,.
Il établit son atelier dans l’ancien couvent des Cordeliers, supprimé en 1791 dans le contexte des mesures révolutionnaires affectant les établissements religieux. L’édifice, situé dans l’actuelle rue des Cordeliers, ne subsiste plus aujourd’hui.
Il a longtemps demeuré rue du Chapeau Rouge à Nantes où il est recensé en 1814 comme professeur de dessin et où il meurt 21 ans plus tard.
Jacques Lamarie décède le 29 septembre 1835 à l'âge de 84 ans.
