Né à El-Biar, petit village sur les collines au-dessus d’Alger, il passe son enfance dans la ville de Bône, aujourd’hui Annaba.
À partir de 1956 il vit à Nice où il fait ses études et obtient une maîtrise de philosophie. Il s’installe à Paris à partir de 1973 en gardant toujours un atelier dans le Midi. Il expose à la galerie Daniel Templon de 1974 à 1985, puis à la galerie Jean-Gabriel Mitterrand de 1990 à 1997. De 1997 à 1999 il réalise la fresque du Palais de Justice de Grasse. Après 1990 et son mariage avec Marie Seznec, il fait de réguliers séjours en Espagne et en Italie.
Il a pu, au début de son œuvre, être attaché à l’École de Nice: il était en effet présent dans quelques expositions sous ce titre et une de ses toiles était accrochée lors de l’ouverture du Centre Pompidou en 1977, à l’occasion de l’exposition «À propos de Nice». S’il n’a jamais caché l’admiration qu’il éprouvait pour l’œuvre de Martial Raysse, de César ou pour certaines pièces d’Arman (il a d’ailleurs été l’assistant des deux derniers), il a déclaré dans un livre consacré à l’École de Nice se sentir plutôt «étranger ou pour le moins marginal vis-à-vis de toute cette histoire».
Cette distance s’est confirmée depuis le début des années 1990 et son installation en Catalogne. S’il a gardé un atelier à Paris pendant longtemps, il a vécu et travaillé souvent dans le Sud de l'Europe, ainsi qu’en témoignent les œuvres de son exposition «Cinc Estacions» (2007).
Deux passages du livre édité en 2007 pour son exposition "Cinc Estacions" décrivent sa démarche:
«La peinture, ici, redevient principe d’interpellation et de protestation. Lasse d’interpréter le monde, elle se prend à rêver, elle aussi, de le transformer. Depuis le temps qu’on nous annonçait sa mort! Depuis le temps que Cézanne, le premier, lançait son fameux: «C’est David – C’est-à-dire la vertu – qui a tué la peinture!» Martinez n’est pas un vertueux, c’est un artiste. Et c’est pourquoi il est de ceux qui, sous nos yeux, sont en train de faire mentir les nouvelles chouettes de Minerve qui, après la fin de l’Histoire, après la fin de la philosophie, prophétisent la fin de la peinture»
«Comme si chaque tableau devait, à l’instar de ce que l’on appelait autrefois «chefs-d’œuvre», faire la preuve d’une expérience acquise tout au long de l’histoire de la peinture, ancienne, moderne, et exactement contemporaine, jusqu’à aller au-delà de cette histoire, puisque Cinq Saisons (titre de l’exposition) place d’emblée l’œuvre dans un excès de temps.»
Critiquant son livre Espagnol de merde ou la véritable et longue histoire des Cinq Saisons, sorti en 2012, Philippe Trétiack écrit dans Elle: «Quel beau livre! Un de ceux qui vous embellissent l'existence et vous rendent un peu plus intelligent».
On peut également citer Jacques Henric dans Art Press: "La réussite du livre (...) tient à la façon dont Jacques Martinez donne à comprendre à quel fonds de sa biographie s'est nourri pendant trois ans son travail pictural".
Après , il a passé une grande partie de son temps dans son atelier de Saint-Paul-de-Vence, mais, depuis la disparition de son épouse Marie Seznec Martinez en , il vit et travaille totalement dans le Tessin (Suisse).
Expositions
Expositions personnelles
1973: Galerie Ferrero, Nice
1975:
Galerie Templon, Paris
Peinture hors peinture, Galerie Aarp, Paris
Galerie Le Flux, Perpignan
Galerie Daniel Templon, Milan
1976: Galerie Löwenadler, Stockholm
1977: Galerie Daniel Templon, Paris
1982: Galerie Daniel Templon, Paris
1984: Galerie d’Art Contemporain des Musées de Nice
1985: Forum Gallery, Monte-Carlo
1986: Galerie Daniel Templon, Paris
1987: Nouveau Musée, Bruxelles
1988:
Galerie Sollertis, Toulouse
Galerie Kouros, New York
1989:
Galerie Varouxaki, Paris
Galerie Sollertis, Toulouse
1990:
Fondation du Château de Jau
Galerie Philippe Krivin, Bruxelles
1991:
Galerie JGM, Paris
Galerie Sollertis, Toulouse
Galerie Archide, Paris
1992: Galerie Sabine Wachters, Knokke-le-Zoute
1993:
Biennale de Venise, Casino Venier
Galerie des Rois de Majorque, Perpignan
Musée des Beaux-Arts de Troyes
1994:
Les sept dernières paroles du Christ, Prieuré de Serrabones
Musée des Beaux-Arts, Lerrida, Espagne
Galerie JGM, Paris
Galerie Sollertis, Toulouse
1995: Chapelle St Jacques, Saint-Gaudens
1996:
Centre culturel de la caisse d’Epargne, Toulouse
Espace Wilmotte Paris
1999: Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain, Nice
2001: Galerie Abascal, Seville
2007: «Cinc Estacions» Galerie Benamou, Paris. Curator Albert Koski
2010: «Bodegon» Galerie Yves et Victor Gastou, Paris.
2011: Galerie Christian Liaigre, Londres.
2012: Galerie Lola Gassin, Nice.
2016: «Ghiribizzi», MAMAC, Nice.
2017: «2828A San Marco», Venezia
2019: «Maze, a venitian way», Venezia
Expositions collectives
1972: École de Nice, Galerie Ferrero, Nice
1974:
L’Art au Présent, Musée Galleria, Paris
Peintres français d’aujourd’hui, Galerie d’Art T, Mulhouse
1975:
Dessin de la Nouvelle Peinture, Musée municipal, Saint Paul-de-Vence
12Catherine Millet et Bernard-Henri Lévy, Jacques Martinez: Cinc Estacions, Beaux Arts Editions, coll.«Bx Arts Exposit», , 119p. (ISBN978-2-84278-575-8)