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| Nom de naissance |
Jacques Ferdinand Louis Élisée Ploncard |
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| Enfant |
Philippe Ploncard d'Assac (d) |
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Jacques Ploncard, dit Jacques Ploncard d’Assac, né le à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) et mort le à La Garde (Var), est un écrivain et journaliste français d'extrême droite, inspiré par le catholicisme réactionnaire et par l'idéologie de Charles Maurras. Collaborationniste durant l'Occupation, il est connu pour ses écrits antisémites.
Disciple d'Édouard Drumont et de Charles Maurras, il adhère à l’Action française en 1927. En 1933, il fonde le Front national ouvrier paysan avec Henry Coston, Albert Monniot et Jean Drault. En 1936, il rejoint le Parti populaire français (PPF) de Jacques Doriot. Avec Raymond Cartier, il est parallèlement l’un des animateurs du Centre de propagande des républicains nationaux.
Au début de la Seconde Guerre mondiale, il participe au combat et est décoré de la croix de guerre. Collaborateur, il appuie la Révolution nationale du maréchal Pétain, qui le décore de la Francisque. Avec Bernard Faÿ et Henry Coston, il travaille au Service des sociétés secrètes basé rue Cadet, chargé de répertorier les archives de la franc-maçonnerie et publie divers articles dans la revue Documents maçonniques.
Dans un article du journal collaborationniste Au pilori, du , il attire l'attention des autorités occupantes sur les membres du Musée de l'Homme, en particulier sur Deborah Lifchitz qu'il décrit en ces termes: « Juive, d’abord citoyenne russe, puis polonaise, enfin naturalisée française après 1936, assistante au département d’Afrique noire et disciple du professeur Marcel Cohen, de la Sorbonne, juif et communiste, maintenue dans ses fonctions plusieurs mois durant par ordre exprès de Rivet, en dépit des lois sur les Juifs. Travaille encore au Musée de l'Homme en qualité de bénévole ». Deborah Lifchitz est arrêtée le , transférée à Drancy puis à Auschwitz où elle sera gazée peu après son arrivée.
En raison de cet article et des conséquences qui ont suivi, la 8e section de la cour de justice de la Seine condamne le Jacques Ploncard à la peine de mort par contumace, peine qui sera ramenée aux travaux forcés à perpétuité par la 14e section le .
En 1944, après la chute du régime de Vichy, il s’exile au Portugal, où il est conseiller du dictateur Salazar (à qui il a consacré une biographie). À partir de 1957, il publie une quinzaine de volumes sur diverses questions : le nationalisme, le colonialisme, le progressisme chrétien et le communisme. Il anime également des émissions en français à la radio portugaise, sous le nom de La Voix de l'Occident, qui est aussi le titre d'une publication en français diffusée régulièrement à destination de la France. Avec d'autres écrivains français, comme Henri Massis, Michel de Saint-Pierre, le « colonel Rémy » (Gilbert Renault), Pierre de Bénouville ou la romancière Christine Garnier, il fait connaître en langue française la pensée politique de Salazar et de l'Estado Novo.
Après la révolution des Œillets, il revient en France et collabore notamment au journal Présent. Il est l’auteur du livre Doctrines du nationalisme. Il est le père du neuro-chirurgien et essayiste d'extrême droite Philippe Ploncard d'Assac.
Jacques Ploncard est surtout connu pour son antisémitisme, son antimaçonnisme : dans ses ouvrages, invariablement il soutient, d'un point de vue ultra-réactionnaire, la théorie du complot. Son discours est à rapprocher de celui de ses confrères Henry Coston, Xavier Vallat et Maurice Bardèche. Il était apprécié de Pierre Dominique (Rivarol) et des catholiques conservateurs.