Jacques Ramouillet naît à Vannes le , d'un père peintre en bâtiment et vitrailleur. Il grandit sans ses parents: sa mère décède en 1942 et son père est envoyé au Stalag la même année pour ses activités clandestines. Il étudie au lycée Jules Simon, comme son cousin (leurs grands pères étaient frères) Yves Coppens.
Il passe à 16 ans le concours de l'École normale primaire et découvre l'alpinisme et l'escalade sur les rochers de Bretagne et à Fontainebleau, puis aux Deux Alpes à l'occasion de son premier stage de montagne.
Jacques Ramouillet fuit la guerre d'Algérie, en militant pacifiste de gauche, en se cachant chez des parents. Il est dénoncé, mais échappe aux peines punissant les insoumis. Il est forcé à faire son service militaire où d'insoumissions en refus, il est finalement réformé,.
Vivant en Algérie de nombreuses années pendant lesquels il est instituteur coopérant, il devient un très bon connaisseur du Sahara algérien. Il commence l'enseignement comme instituteur coopérant en Algérie dès l'indépendance à Teniet-el-Had, El Goléa, Ain Salah et Tamanrasset avant d'être muté à Sochaux en 1972. Il devient ainsi un très bon connaisseur du Sahara algérien.
Faisant partie des grands alpinistes de sa génération, Jacques Ramouillet pratique l'escalade et l'alpinisme avec Patrick Cordier, Claudio Barbier, Jean-Marc Boivin, Jacques Collaer, Pierre Chapoutot et réalise plusieurs premières. En 1976, il filme Patrick Cordier réalisant la première ascension en solitaire de la face sud de l'aiguille du Fou, cette ascension sera le sujet du film Voyage en face sud dont il est co-réalisateur. Cette même année, il devient membre du Groupe de haute montagne.Il participe à l'expédition du C.A belge dans les Logan Moutains où il ouvre une voie en 1977 en compagnie de Jacques Collaer Il passe les examens de guide de haute montagne en 1987 à Chamonix. Il exerce alors son activité de guide en France et dans le monde (Pérou, Népal, Jordanie, Oman, Afrique du Nord, Sahara, etc.) en organisant notamment des treks dans le désert du Sahara et au sultanat d'Oman en hiver.
Jacques Ramouillet a publié des articles dans des revues d'alpinisme, et a donné des conférences,,. Il est également peintre,.
Il prend sa retraite de guide à presque 70 ans et décède le des suites d'une rechute d'un cancer du poumon qu'il combattait depuis 3 ans.
En 2018, sortent ses mémoires posthumes intitulées La Garet, nous voilà!, parues aux éditions du Mont-Blanc, dont les droits d’auteur sont versés à la caisse du fonds national Solidarité Montagne.
Carrière d'alpiniste
Jacques Ramouillet pratiquant l'escalade
Jacques Ramouillet établit un record de vitesse dans la face nord des Grandes Jorasses avec Jacques Collaer (10 heures)[Quand?].
Il est l'ouvreur de nombreuses voies de très grande difficulté dont:
la voie du Réveillon, Amguid (Algérie), avec Pierre Chapoutot, Louis Trouche, Michel PompeÏ et Ab-del kader Degdagui, le ;
la face nord du mont Tagha (Aïr), Face Nord, , avec Henri Agresti, V, 5 pitons
deux premières dans les aiguilles de Thaletat (face SE), dans l'Akouker, Massif du Djurdjura, Kabylie, Algérie en 1971, ED-;
Dans la traversée Midi-Plan, avec Ingo Nicolet
une voie sur le pilier sud-est de la pointe Lépiney (aiguilles de Chamonix, massif du Mont-Blanc) avec Patrick Cordier et Jacques Collaer (sans usage de piton), le ,, ED;
la première ascension de la face sud-est de la Bustle Tower (2 310 m) dans le cirque des Parois impossibles, dans les monts Logan au Canada, avec Jacques Collaer et Renzo Lorenzi, en 1977,,, TD+;
la Voie du pompier, à la pointe Agathe aux Deux-sœurs, dans le massif du Vercors le avec Olivier Challéat, Jacques Collaer et Robert Guéry, TD+;
↑Mairie de Chantelouve, «Conférence de Jacques Ramouillet», Bulletin municipal, (www.mairie-chantelouve.fr/IMG/docx/programme_hiver_2013-doc3440.docx)
↑«De l'huile au collage, en passant par l'aquarelle ou le fusain, tous les lauréats difficilement choisis par le jury», Midi Libre, (lire en ligne)