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| Nom de naissance |
Jacky Boufroura |
| Nom officiel |
Jacky Villeret |
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- |
| Enfant |
Alexandre Villeret (d) |
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Jacques Villeret, né Jacky Boufroura le à Tours (Indre-et-Loire) et mort le à Évreux (Eure), est un acteur français.
Interprétant souvent des personnages au caractère gentil et attachant, il est notamment connu du grand public français pour son rôle de l'extraterrestre La Denrée dans La Soupe aux choux (1981), du maréchal Ludwig von Apfelstrudel dans Papy fait de la résistance (1983), ou encore de François Pignon dans Le Dîner de cons (1998).
Il a remporté deux César du cinéma : celui du meilleur acteur dans un second rôle pour sa prestation dans le film Robert et Robert en 1979 et celui du meilleur acteur pour son rôle de François Pignon dans Le Dîner de cons en 1999.
Jacky Boufroura, naît à Tours le d'un père algérien installé en France, Ahmed Boufroura (1924-2004), né dans la région de l’actuelle commune de Melbou en Kabylie (Algérie),, et d'une mère française, Annette Bonnin (1934-2013), née à Perrusson (Indre-et-Loire), où sa mère tient un salon de coiffure. Ses parents, mariés en 1950 à Tours, divorcent l'année suivante, alors qu'il est âgé de neuf mois. Il est élevé par le nouveau mari de sa mère Raymond Villeret qu’elle a épousé en 1955 ; Villeret devient alors son nom d'usage. C'est en entrant au lycée Descartes de Tours qu'il découvre qu'il est né d'un père algérien. Ce n'est qu'à l'âge de quarante ans, après avoir enfin retrouvé son père biologique, qu'il fera changer son état civil pour s'appeler officiellement Villeret.
À l'école, il aime imiter ses professeurs et jouer au football, sport qu'il pratique avec talent et dextérité selon ses anciens camarades. Durant son passage chez les éclaireurs, qui organisaient alors une « fête des éclés » annuelle, il a l'occasion de découvrir le théâtre. La première pièce qu'il joue avec eux est une comédie de Roger Ferdinand créée en 1943, les J3 ou la nouvelle école, où il tient le rôle de Barbarin. Il effectue sa première représentation le au Palace-Cinéma, dans la ville de Loches. Au lycée Alfred de Vigny, il décroche une bourse de voyage Zellidja qui lui permet de se rendre à l'étranger, où il reste plus d'un mois.
En 1971, il joue au conservatoire, avec Jacques Weber qui lui trouve « du génie ».
Il voit Jacques Brel sur scène, qui le fascine et lui donne envie de persévérer dans le spectacle.
Par la suite, il suit une formation théâtrale au conservatoire de Tours puis au Conservatoire de Paris, promotion 1973, où il a pour professeur Louis Seigner, avant de faire ses débuts sur scène avec la compagnie Marcelle Tassencourt.

Au cinéma, c'est le réalisateur Yves Boisset qui, sur les conseils de Jacques Weber, lui confie en 1973 son premier rôle : celui d'un soldat durant la guerre d'Algérie, dans R.A.S.. L'année suivante, il tourne à nouveau sous la direction de Boisset dans Dupont Lajoie.
Dans les années 1970, il incarne des personnages de Français moyen, rondouillard assez naïf, le plus souvent souffre-douleur. Il tourne sous la direction de Jean-Claude Brialy (Un amour de pluie), d'Élie Chouraqui (Mon premier amour) et de Jacques Rozier (Les Naufragés de l'île de la Tortue). Dans ce dernier film, il est le frère du personnage joué par Maurice Risch, acteur qui lui ressemble physiquement beaucoup.
Il obtient ses premiers rôles importants grâce à Claude Lelouch, qui lui trouve « des qualités spécifiques pour être acteur : innocent, timide, fou », et avec qui il tourne au total huit films, dont Le Bon et les Méchants (1976) et Robert et Robert (1978), qui lui vaut le César du meilleur acteur dans un second rôle.
Bien qu'ayant obtenu en 1979 le premier rôle de Bête, mais discipliné, il n'accède véritablement à la célébrité qu'en 1981 avec son rôle d'extraterrestre « oxien » (La Denrée) dans La Soupe aux choux, de Jean Girault, en compagnie de Louis de Funès et de Jean Carmet dans les deux premiers rôles principaux. Autre second rôle fameux : le demi-frère d'Adolf Hitler dans Papy fait de la résistance (1983), où il interprète la chanson Je n'ai pas changé, reprise parodique (avec un fort accent allemand) de la chanson de Julio Iglesias.
En 1986, il est pressenti pour jouer le rôle d'Ugolin dans Jean de Florette, après l'essai infructueux de Coluche. Dans le documentaire Jacques Villeret, destin tragique diffusé sur France 3 en , le metteur en scène Jean-Michel Ribes révèle une conversation avec Claude Berri. Montand, jaloux du succès de Villeret dans le film Garçon ! de Claude Sautet, menaçait de ne pas faire le film si l’acteur était engagé.
En 1998, Francis Veber adapte au cinéma sa propre pièce de théâtre Le Dîner de cons. Le réalisateur fait de nouveau appel à Villeret afin de jouer le personnage de François Pignon et l'acteur remporte pour ce rôle le César du meilleur acteur. Par la suite, Jacques Villeret tourne notamment sous la direction de Jean Becker dans Les Enfants du marais (1999), Un crime au Paradis (2001) et Effroyables Jardins (2003), incarnant des rôles poignants et touchants salués par le public et la critique.
Jacques Villeret meurt à Évreux (Eure) le à l'âge de 53 ans des suites d'une hémorragie interne en rapport avec une maladie hépatique. Il est enterré à Perrusson (Indre-et-Loire), auprès de sa mère.
Il épouse la comédienne et autrice Irina Tarassov le , dont il élève son fils Alexandre comme s'il était sien. Le couple se sépare en 1998. Il rencontre par la suite Seny, une veuve sénégalaise qui, peu avant sa mort, s'apprêtait à quitter Lille pour vivre avec lui à Paris.
Selon Jean-Michel Ribes, Jacques Villeret aurait dû faire face à une dette fiscale très importante : Irina Tarassov, qui s'occupait de ses déclarations fiscales, aurait conservé pour elle l'argent destiné aux impôts.
Dans Un jour tout ira bien (Flammarion, 2006), Irina Tarassov relate leur parcours et leur combat contre l'alcoolisme qui finit par emporter Jacques Villeret en 2005. Cet ouvrage souvent primé fait l'objet d'une polémique. En effet, Ghislaine Villeret, la demi-sœur de Jacques Villeret, dénonce « les mensonges sur son frère ». Elle affirme notamment que l'épouse de l'acteur aurait détourné l'argent destiné au paiement de ses impôts, ce qui l'aurait laissé avec une lourde dette fiscale, des faits que Jean-Michel Ribes relate également.
« Ahmed et Annette finissent par décider de se marier. […] Le 23 octobre 1950, la mairie de Tours les accueille […] Une centaine de jours plus tard, le 6 février 1951 […] Jacques Villeret est né. Ou plutôt Jacky Boufroura, puisque tel est et restera son nom. […] »
« Au cours de l’émission, un extrait inédit d’une interview réalisée en 1999 par Isabelle Racicot pour l’émission Flash, jamais diffusée à l’époque, est montré à l’écran. On y voit Jacques Villeret déclarer : « Je m’appelle Jacques Villeret Ahmed Boufroura […] je suis Algérien de père. Et je vous emmerde. » »
« Algérien de Kabylie, c’est un Berbère, issu d’une longue lignée dont les racines sont à Melbou, une ville située dans la wilaya de Béjaïa. Son patronyme est Boufroura. »