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Jade Lindgaard, née en 1973, est une journaliste française. Elle travaille à Mediapart, où elle traite notamment les sujets liés à l'environnement et l'écologie.
Entrée dans le journalisme en 1997 avec Aden, Jade Lindgaard devient ensuite reporter aux Inrockuptibles avant de rejoindre la rédaction de Mediapart (service société) dès sa création en 2008, puis de devenir responsable de son pôle Écologie et de coprésider la Société des journalistes (SDJ) du média.
Invitée dans l'émission C l'hebdo sur France 5, le , elle réagit à une intervention de Natacha Polony en déclarant que « l'islamisme, en tant que tel, n'est pas en soi une chose grave, c'est un phénomène qu'il faut comprendre et expliquer ». Cette prise de position suscite des polémiques,, bien qu'elle ait reconnu « une erreur » en voulant expliquer la neutralité nécessaire des journalistes et en ne précisant pas que « néanmoins la vision politique des fondamentalistes est bien évidemment hyper problématique car elle va à l'encontre des droits humains […] ».
Jade Lindgaard s'est engagée contre le projet de la piscine olympique d’entraînement du fort d'Aubervilliers, afin de sauver les jardins ouvriers des Vertus, supprimés pour laisser place au futur équipement. Elle est placée en garde à vue avec d'autres personnes pour avoir bloqué le chantier – toutes ont été relaxés depuis. Cet engagement l'a amenée à écrire l'essai Paris 2024, Une ville face à la violence Olympique. Elle y pointe les abus démocratiques et financiers de ces jeux, et dénonce les faibles retombées pour les habitants.
« Ce que j'avais en tête est une chose hyper simple : le fait de faire de la politique à partir de l'islam, de considérer que le Coran est un programme de gouvernement, en soi n'est pas plus problématique que quand des évangélistes font de la politique aux États-Unis ou au Brésil ou quand la démocratie chrétienne a voulu dans les années 50 faire de la politique avec de la religion. Et là où je commets une erreur, que je reconnais tout à fait, c'est quand je ne dis pas aussitôt, néanmoins la vision politique des fondamentalistes est bien évidement hyper problématique car elle va à l'encontre des droits humains, des libertés individuelles, des libertés publiques, de l'égalité entre hommes et femmes. »