James Coignard

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James Coignard
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Naissance
Décès
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MouginsVoir et modifier les données sur Wikidata
Période d'activité
Nom de naissance
James Georges CoignardVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Lieu de travail
signature de James Coignard
Signature.

James Coignard est un peintre, graveur et sculpteur français, né le à Tours et mort le à Mougins.

Biographie

Refusé à l'École des beaux-arts de Tours , il entre dans l'Administration des finances et c'est dans la ville de Langeais où il est affecté qu'il devient l'ami de Louis Marchand des Raux avec qui il peint sur le motif. Il retrouvera ce dernier à Villefranche-sur-Mer lorsqu'i y sera muté en 1948.

À la fin des années 1960, l'artiste va plus particulièrement exploiter les possibilités offertes par la gravure au carborundum. C’est un inclassable, il touche, expérimente, essaye, et cherche inlassablement les supports, les formes et les techniques qui lui permettent de faire évoluer ses recherches artistiques. Au début de sa carrière, Coignard est assimilé aux réalistes de l’École de Paris. Très vite, il devient difficile d’arrêter son travail dans l’un des mouvements artistiques de cette seconde moitié du XXe siècle ; mais, au regard de son œuvre, il est clair que James Coignard appartient pleinement à son époque.

Marcelin Pleynet, dans James Coignard et la mémoire des signes, écrit : « l’œuvre de James Coignard présente toutes les caractéristiques d’une œuvre appartenant à l’espace de l’art moderne […] l’œuvre de James Coignard semble curieusement silencieuse dès que nous nous employons à la comparer, à la penser, à la comprendre en fonction de telles ou telles données conventionnelles ».

À ses débuts, il est céramiste. Sa rencontre avec Paul Hervieu, galeriste à Nice en 1950, est décisive pour sa carrière. Coignard expose pour la première fois à Beaulieu-sur-Mer et c’est par l’intermédiaire de Paul Hervieu, dont il devient artiste permanent, qu’il rencontre Braque, Matisse et Chagall.

En 1952, il déménage à Paris et installe son atelier de céramique. Il commence à exposer dans les pays scandinaves. Il épouse Mireille Poupart ; il retourne à Beaulieu-sur-Mer en 1956, où il installe son atelier. À cette époque s’y retrouvent Atlan, Christine Boumeester, Henri Goetz, Max Papart…

En 1958, Coignard cesse de pratiquer la céramique pour se consacrer à la peinture. Dans les années 1960, sa carrière prend une dimension internationale, tout particulièrement aux États-Unis et en Suède. Il voyage alors dans le monde entier et s’essaye à de nouvelles techniques comme la tapisserie et la sculpture de verre.

Henri Goetz

En 1968, avec Henri Goetz, Coignard réalise ses premières gravures au carborundum ; un procédé dont il va explorer les multiples possibilités et facettes jusqu’à la fin de sa vie. À partir de 1969, il s’intéresse aux problématiques de l’édition et travaille sur ses premiers livres d'artistes.

Coignard épouse Sylvia Uryn en 1984. Entre 1985 et 1990, il part vivre aux États-Unis, puis s’installe définitivement à Antibes ; l’artiste y travaille inlassablement à ses œuvres peintes et gravées.

En 1992, une exposition rétrospective de l'œuvre de Théo Tobiasse est organisée au château-musée de Cagnes-sur-Mer. Véritable lieu de rencontre entre artistes, il y retrouve notamment l'écrivain Chaïm Potok et ses amis plasticiens Ben et Arman.

Dans les années 2000, il renforce sa collaboration avec la galerie GKM Siwert Bergström à Malmö, en Suède, avec laquelle il va continuer de développer son œuvre gravé.

En France, il collabore à partir de 2002 avec la galerie Capazza à Nançay.

Mort le , il est incinéré au cimetière du Père-Lachaise à Paris.

Expositions

Expositions personnelles

Musée d'Art et d'Histoire Paul-Éluard, Saint-Denis
Galerie Ducastel, Avignon
Musée Faure, Aix-les-Bains

Expositions collectives

Université d'Ottawa
Château de Carros

Citations

Dits de James Coignard

Réception critique

Itzhak Goldberg
Jean-Paul Gavard-Perret

Collections publiques

Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud

Drapeau de l'Allemagne Allemagne

Drapeau du Canada Canada

États-Unis

France

Drapeau de l'Irlande Irlande

Drapeau d’Israël Israël

Drapeau du Japon Japon

Luxembourg

Royaume-Uni

Drapeau de la Suisse Suisse

Prix et distinctions

Publications bibliophiliques

Notes et références

  1. ↑ (fr)Lucie Agache, « Mort de James Coignard », Connaissance des arts,‎ (lire en ligne)
  2. 1 2 3 4 5 6 Lydia Harambourg, L'École de Paris, 1945-1965 - Dictionnaire des peintres, Ides et Calendes, 1993, pp. 112-113.
  3. ↑ Macelin Pleynet, James Coignard, éditions D. Papierski, 1989, Paris.
  4. 1 2 3 4 Itzahk Goldberg, Clémence Houdard, James Coignard, éditions Galerie Capazza, Nançay, 2014.
  5. ↑ Laurence Chauvy, « Peintre du chaos ordonné, james coignard s'en est allé », Le Temps, 12 mars 2008
  6. ↑ Jean-Pierre Delarge, Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains, Gründ, 2001, pp. 267-268.
  7. 1 2 3 4 5 Borsi (préface), James Coignard, collection « Les chefs de file de la jeune peinture française », éditions Galerie de la Colombe, Vallauris, 1960.
  8. 1 2 Collectif, Connaissance d'un livre d'art : "L'Amour du plus lointain", poèmes de Jean Marcenac, gouaches et gravures originales de James Coignard, catalogue d'exposition, éditions du Musée d'Art et d'Histoire de Saint-Denis, 1969.
  9. ↑ « Les expositions », Beaux-Arts Magazine, n°46, mai 87, p. 123.
  10. ↑ New York Magazine, 29 avril 1991, p. 105 et 6 mai 1991, p. 122.
  11. 1 2 3 4 5 6 Dictionnaire Bénézit, Gründ, 1999, vol.3, p. 759.
  12. ↑ Galerie GKM, James Coignard, présentation de l'exposition, 2008
  13. ↑ Musée Faure, Papiers en vrac
  14. ↑ Philippe Rouget, James Coignard - En filigrane, Les films du Rouget, 2011 (visionner en ligne - Source : YouTube ; durée : 12'35")
  15. ↑ Simone Manon, « James Coignard à la Galerie Bogéna, Saint-Paul-de-Vence », PhiloLog, 23 juillet 2014
  16. ↑ Galerie Capazza - James Coignard, Films San Marco, 17, 2014 (visionner en ligne - Source : YouTube ; durée : 6'53")
  17. ↑ Myriam Boutoulle, « James Coignard, artiste solitaire », Connaissance des arts, 22 mai 2014
  18. ↑ Territoire d'expressions, Regards intimes sur l'œuvre de James Coignard, présentation de l'exposition, 2014
  19. ↑ « Les multiples au singulier de James Coignard », Ouest-France, 19 novembre 2014
  20. ↑ Jean-Michel Poupart, « James Coignard, l'ami des très grands à l'honneur », Nice-Matin, 23 avril 2018
  21. 1 2 Françoise Woimant, Marie-Cécile Miessner et Anne Mœglin-Delcroix, De Bonnard à Baselitz - Estampes et livres d'artistes, Bibliothèque nationale de France, 1992, p. 116.
  22. 1 2 « L'art contemporain et la Côte-d'Azur », numéro spécial du magazine Artpress, juin 2011.
  23. ↑ La Grande Galerie, Tàpies, Coffignier,Coignard,Matsutani, présentation de l'exposition, 2014
  24. 1 2 Château de Carros, Sortir de sa réserve - Collection du CIAC, présentation de l'exposition, 2016
  25. 1 2 Kunstmuseum Bâle, Focus sur la collection lm Obersteg : Antoni Clavé, James Coignard, 2018
  26. 1 2 3 Jean-Paul Gavard Perret, « James Coignard, peintre déjà classique », Le Salon littéraire, novembre 2014.
  27. ↑ Gérald Schurr, Le Guidargus de la peinture, Les Éditions de l'Amateur, 1996, p. 190.
  28. ↑ Johan Persson James Coignard - Catalogue raisonné de l'œuvre gravé - vol.V, 1998-2005, éditions GKM, Malmö, 2005.
  29. ↑ Ileana Cornea, James Coignard - Catalogue raisonné de l'œuvre gravé - vol.VI, 2005-2008, éditions GKM, Malmö, 2008.
  30. ↑ Artothèque de Saint-Maur-des-Fossés, extrait des collections en ligne
  31. ↑ La Mals - Maison des arts de Sochaux, James Coignard dans les collections
  32. ↑ Art Côte d'Azur, Un village-musée à ciel ouvert

Annexes

Bibliographie

Filmographie

Articles connexes

Liens externes