James Petras

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James Petras
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James Petras, né à Lynn (Massachusetts), États-Unis, le et mort le à Seattle,, est professeur émérite de sociologie à l'université d'État de New York à Binghamton de New York.

Biographie

Intellectuel emblématique de la gauche américaine, il a travaillé avec le Mouvement des travailleurs sans-terre du Brésil et le Mouvement des chômeurs d'Argentine. Il est membre du Comité éditorial de Canadian Dimension.

Il a participé à la conférence anti-impérialiste Axis for Peace, organisée en 2005 par Thierry Meyssan du Réseau Voltaire. Rudy Reichstadt, de Conspiracy Watch, qualifie la liste des participants de « who’s who des auteurs conspirationnistes les plus en vue de l’époque. »

Partisan du gouvernement cubain, il a développé une vive polémique à ce sujet avec José Saramago.

Il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont certains ont été traduits en français : La Face cachée de la mondialisation : L'Impérialisme au XXIe siècle. Son article sur « le Putch de Kiev » est repris dans un ouvrage collectif traduit en français : « L'Ukraine, le coup d'état fasciste orchestré par les États-Unis ».

Thèses

Lobby pro-israélien

Plusieurs de ses thèses sont assez controversées au sein de la gauche altermondialiste. Petras considère que les attentats du ne sont pas dus à un groupe islamiste radical et que l'attribution de ces attentats à Al Qaida est injustifiée. Il revendique la défense du patriotisme des États-Unis dont la souveraineté serait mise en péril par l'alliance entre le complexe militaro-industriel, l'AIPAC (American Israel Public Affairs Committee) et le JINSA (Jewish Institute for National Security Affairs), deux organismes qu'il présente comme formant un « lobby sioniste » (lobby pro-israélien). D'après lui, la politique des États-Unis au Moyen-Orient ne correspond pas aux intérêts de ce pays, mais exclusivement à ceux de ces intérêts privés et de l'État d'Israël. Il prône la constitution d'une alliance contre ce « lobby » qui dépasserait les clivages traditionnels entre la gauche et la droite. Plusieurs courants de gauche ont critiqué ces positions qu'ils qualifient d'antisémites.

Crise en Ukraine

À propos de l'Ukraine, James Petras considère que depuis la journée du premier à Kiev et les différents apparus à cette occasion entre les néo-fascistes et leurs partenaires néolibéraux, la lutte en Ukraine n'apparaît plus comme une lutte entre les États-Unis et la Russie, mais une lutte entre la junte imposée par l'OTAN, composée d'oligarques néolibéraux et fascistes d'une part, et les travailleurs de l'industrie et leurs milices locales d'autre part. Les premiers obéissent au FMI et à Washington, les seconds comptent sur les capacités de production de l'industrie ukrainienne pour se débarrasser des oligarques.

Bibliographie

Ouvrages en anglais

Ouvrages traduits en français

Notes et références

  1. ↑ (en) The Official James Petras website, « The Official James Petras website », sur The Official James Petras website (consulté le )
  2. ↑ (en) « James Petras: The Radical Scholar the World Chose to Ignore », sur The Wire (consulté le )
  3. ↑ Rudy Reichstadt, « Conspirationnisme : Un état des lieux - Note n° 11 », Fondation Jean-Jaurès, Observatoire des radicalités politiques, 24 février 2015, [lire en ligne].
  4. ↑ (Petras 2002)
  5. ↑ (Petras 2014)
  6. ↑ « Washington's Conspiracy Theory Rejected » (consulté le )
  7. ↑ (en) Sam Manuel, « More middle class radicals promote Jew-hatred », The Militant, 15 mai 2006.
  8. ↑ Ukraine le coup d'état fasciste orchestré par les États-Unis (trad. de l'anglais), Paris, Delga, , 340 p. (ISBN 978-2-915854-70-1), « « Le Putsch de Kiev, les prolétaires rebelles prennent le pouvoir à l'Est » », p. 316.

Liens externes