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James Stephens est un écrivain irlandais, né à Dublin le et mort à Londres le .
James Stephens a grandi à Dublin. Après avoir vécu une enfance difficile dans la pauvreté, il a tenté de devenir greffier. Il s'est alors pris de passion pour l'irlandais, qu'il a appris à parler et à écrire. De 1915 à 1925, il a travaillé en tant que secrétaire dans la Galerie nationale d'Irlande.
Ami intime de George William Russell, celui-ci l'encourage à écrire et facilite la publication de son premier livre de poèmes Insurrections (1909). Collaborateur du journal nationaliste Sinn Féin, il cofonde la Irish Review qui publie son premier roman en 1911 (The Charwoman's Daughter). Le socialisme l'intéressant de plus en plus, il s'est rapproché de Thomas MacDonagh, meneur de l'Insurrection de 1916, dont il rédige un compte-rendu affligeant (The Insurrection in Dublin).
Inspiré par le mouvement de la Renaissance Celtique, il s'est illustré par ses réécritures des mythes et héros irlandais, tels que Le Pot d'or (1912), qui reste son œuvre la plus célèbre, suivi, en 1914, de The Demi-Gods ou du recueil de contes Irish Fairy Tales en 1920. Il publie aussi plusieurs recueils de nouvelles (Here Are Ladies, 1913 ; Etched in Moonlight, 1928), des poèmes et, avec Deirdre (1923), donne après Georg Russel, Yeats, Synge, Lady Grégory, etc., sa version romanesque de l'une des plus célèbres légendes celtiques. Selon Louis Paul-Dubois, « partout [chez Stephens] perce l'émotion, la compassion, une bravoure allègre et généreuse [...]. Il est l'un de ceux dont le talent est le plus sain et le plus humain, et par son art de la suggestion pittoresque et poétique le plus caractéristique de la fantaisie chère à l'Irlande ».
De 1937 à 1950, il collabore régulièrement à la BBC. Stephens a également fréquenté James Joyce dans les années 1930. Celui-ci a affirmé que, s'il ne parvenait pas à terminer Finnegans Wake, seul Stephens pourrait prendre sa relève.
Bien que souvent considéré comme un simple auteur pour enfants, la critique des années 1960 a mis en lumière ses préoccupations spirituelles et sociales plus profondes.
« Je pense que je décris la vie, ou l'impression d'être vivant, ou l'ouverture au monde, mieux que d'autres ne peuvent le faire. [...] J'essaie de rendre l'idée d'être. »