Jan Garemijn

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Jan Anton Garemijn
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 87 ans)
BrugesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Jan GaremijnVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Période d'activité
Plaque commémorative sur la maison de Garemijn à Bruges.

Jan Garemijn, parfois écrit « Garemyn », né à Bruges le et mort dans la même ville le est un peintre et dessinateur flamand.

Biographie

Jan Antoon Garemijn est né à Bruges le .

Le Pandreitje à Bruges, 1778, Bruges, musée Groeninge.

Ses parents, le tonnelier Frans Garemijn, qui meurt jeune vers 1716, et Magdalena Missiaens se sont mariés à Bruges en 1710, dans la chapelle des Boulangers de la cathédrale Saint-Donatien.

Tant son père que sa mère sont originaires de Bruges. Son père, Franciscus Gaeremyn, est né à Bruges en 1683. Sa mère, Magdalena Messiaens, ou Missiaens, est née à Bruges en 1687, et elle y meurt en 1738.

Ils ont plusieurs enfants. On leur connaît : Frans né en 1711 et mort en 1772, Jan Antoon lui-même, né en 1712, Anna née en 1714 et qui se charge jusqu'à son décès en 1789 du ménage de son frère Jan, Emanuel né en 1715 et vraisemblablement une fille morte en bas âge en 1717. L'avant-dernier enfant, Emanuel, est tenu sur les fonts baptismaux par son oncle, le chapelain de Saint-Donatien Emanuel Gaerremin.

Dès l'âge de sept ans, le jeune Jan est apprenti auprès du sculpteur Rochus Aerts, puis étudiant à l'Académie des beaux-arts de Bruges, nouvellement fondée. Il y poursuit sa formation auprès de Henri Pulinx, de Lodewijk Roose et de Jacob Beernaert. Matthias de Visch lui fait découvrir la peinture italienne et lui enseigne l'art de Jean Antoine Watteau et de François Boucher.

Garemijn se spécialise dans la représentation haute en couleur de la vie quotidienne et populaire, telle qu'il la voit se dérouler autour de lui.

En 1765, il devient professeur et directeur de l'Académie des beaux-arts de Bruges. Cela le met en contact avec de nombreux ecclésiastiques, nobles et riches bourgeois qui soutiennent l'académie et qui lui passent des commandes à titre privé. Les nombreuses scènes religieuses qu'il réalise, sont dans le style conventionnel tel qu'il l'apprend de ses maîtres. Il se montre plus spontané dans les peintures qui dépeignent les aspects pittoresques de la vie quotidienne. Ces peintures sont souvent commandées pour être utilisées comme panneaux décoratifs dans les salons et les salles à manger.

Don Lorenzo Bellavita, dentiste de renom, 1789, musée Groeninge.

En tant que professeur à l'académie qu'il dirige, Garemijn enseigne le dessin d'après le modèle masculin. Tout en supervisant la classe de dessin, il dessine lui-même de nombreux jeunes gens nus dans diverses poses, dessins qui sont en grand nombre conservés dans la collection des musées de Bruges. En 1775, une dispute entre professeurs provoque la démission du directeur Garemijn.

Garemijn est un artiste très productif dont la devise est « Nulla dies sine linea » (« Pas un jour sans dessiner »). En tant que célibataire, il est libre de soucis familiaux, sa maison étant tenue par sa mère et ensuite par sa sœur. Il se constitue une collection avec des milliers d'œuvres, principalement des dessins, tant de lui-même que d'autres artistes.

Après la mort de sa sœur Anna en 1789, il épouse à Bruges sa servante, Francisca Achtergael (Dudzele, - Bruges, ) le . Nés en légitime mariage, les enfants nés durant le mariage portent son nom et sont légalement réputés être nés du mari : Jan Jozef (Bruges, 1796 - Bruges, 1849) et Frans Jan (Bruges, - Bruges, 4 fructidor an VI). Un troisième enfant, Marie-Anne (Bruges, - Bruges, ) nait trois mois après sa mort. Il est cependant assez probable que le père de ces enfants est l'un de ses anciens modèles, le tailleur Jan-Olivier Staffijn ( - ), qui habitait chez lui et qui devient le second mari de la veuve après la mort de Garemijn. Il a encore deux autres enfants avec elle : Joseph (Bruges, 1804 - Bruges, 1851) et Louis (Bruges, 1807 - Bruges, 1807).

Galerie

Notes et références

  1. ↑ Bruges, paroisse Saint-Sauveur 1re portion, 15 natus et baptus est joannes antonius fs francisci gaeremijn et magdalena messiaens con : Susc petrus grillion et antonia messiaens.
  2. ↑ Bruges, paroisse Saint-Donatien, mariage célébré le . Les témoins sont le père du marié, Emanuel Garemyn, et le frère du marié Emanuel Garemyn.
  3. ↑ Bruges, paroisse Saint-Gilles, baptême le de Franciscus Gaeremyn fils d’Emanuel et de Catharina Ghyselman ou Gyserman. Ceux-ci s’étaient mariés à Bruges, paroisse Saint-Donatien le . Catharina Ghyselman, veuve d’Emanuel Gaermyn, mourut à Bruges, paroisse Sainte-Walburge, le .
  4. ↑ Bruges, paroisse Notre-Dame, 2e portion, baptême le de Magdalena Messiaens fille de Joannes Messiaens et de Godeliva Sturck, Sturckx ou Sturcq. Ceux-ci se sont mariés à Bruges, paroisse Saint-Donatien, le . Godeliva Sturcq, veuve de Joannes Messiaens meurt à Bruges, paroisse Saint-Gilles, le .
  5. ↑ Bruges, paroisse Sainte-Walburge, acte d'inhumation de Maria Magdalena Missiaens, veuve de Franciscus Gaeremin, daté du .
  6. ↑ Bruges, paroisse Saint-Sauveur, 1re portion, acte de baptême du . Franciscus Gaeremint est tenu sur les fonts baptismaux par son grand-père paternel Emanuel Gaeremint, et par sa grand-mère maternelle Godeliva Sturcx.
  7. ↑ Bruges, paroisse Notre-Dame, 3e portion, acte d'inhumation du . L'acte précise qu'il était célibataire, âgé de 61 ans et obiit apud vellitas.
  8. ↑ Bruges, paroisse Saint-Sauveur, 1re portion, baptême du .
  9. ↑ Bruges, paroisse Saint-Jacques, acte d'inhumation du .
  10. ↑ Bruges, paroisse Saint-Sauveur, 1re portion, acte de baptême du d'Emanuel Jacobus Gaeremijn, né le 7 du mois.
  11. ↑ Un enfant mort à Bruges en 1717, paroisse Saint-Sauveur, 1re portion, et qui est inhumé au cimetière le , comme enfant de Franciscus Gaeremyn et sans que le prénom ne soit donné : 24 sepulta est proles (suit une abréviation : V s ?) francisci gaeremijn in cemiterio.
  12. ↑ Reverendus dominus Emanuel Jacobus Gaerremin est mort à Bruges, paroisse Saint-Donatien, le . Il est qualifié de chapelain dans cet acte d'inhumation. Son testament est consultable aux Archives de l'Etat à Bruges, collection Aanwinsten, no 3637.
  13. ↑ Bruges, paroisse Saint-Jacques, acte du mariage du , film de l'Église de Jésus-Christ des Saint des Derniers Jours (Mormons), Modèle:Film n°, image no 321. L'acte est signé Joannes Anthonius Garemÿn et (malhabilement) francisca treseia achtergael. Les témoins sont Carel Rÿelandt et Charles Ballée, qui sont tous deux apothicaires à Bruges.
  14. ↑ Joannes Josephus Garemyn, né à Bruges le , est horloger et épouse à Bruges le Livina Delarroqua, née à Gand le , résidente à Bruges mais domiciliée de droit à Ypres lors de son mariage, dentellière à Ypres en 1858, fille du fruitier (1803) et vernisseur (1806) Georgius Judocus Delarroqua, et de Livina Derie. Georgius Judocus De Larroqua, fils de Jacques et de Livine Joris, né à Ypres vers 1762, paroisse Saint-Martin, est mort à Gand (acte 408) le . Le , il avait épousé à Gand, paroisse Saint-Bavon, alors qu'il résidait à Gand en la paroisse Saint-Pierre et avec le consentement des autorités yproises, Livina Derie, encore mineure et avec le consentement de la mère tutrice. Livina De Rie est morte à Gand le . Jan Jozef Garemyn est mort à Bruges le . Plusieurs filles, née à Bruges, lui sont connues : Isabella née en 1819, Francisca née en 1821, ainsi qu'Adèle Marie Josèphe Garemijn, blanchisseuse, née à Bruges le , qui épouse à Molenbeek-Saint-Jean le Jean Edouard Van Hauweghem, garçon de bureau, né à Eecloo. Un des enfants de ces derniers, reconnu lors du mariage, fait au moins deux longs séjours contraints dans la prison de Louvain.
  15. ↑ Françoise Therese Achtergael épousa à Bruges le le tailleur d'habits Jean Olivier Staffin né à Bruges le .

Annexes

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Bibliographie

Liens externes