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Matthijs de Visch |
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Matthias de Visch est un peintre flamand d'histoire et de portraits, né à Reninge en 1701, mort à Bruges en 1765, également professeur et directeur de l'Académie des beaux-arts de Bruges.
Matthijs ou Matthias De Visch, né à Reninge, paroisse Sainte-Rictrude, le , est le fils de Matthijs De Vis ou De Visch et de Catherine van den Bussche qui s'étaient mariés à Reninge le et qui y eurent plusieurs enfants. Le père De Visch, illettré, était à la fois fermier et homme à tout faire au service de la seigneurie de Hofland. Celui-ci est mort à Reninge le et sa veuve, Catherine Thérèse Van den Bussche, se remaria dans la même paroisse le , à Joseph Tru. Elle mourut à Reninge le .
Selon son premier biographe, Pieter Ledoulx, Matthias De Visch est venu très tôt à Bruges pour y suivre des leçons de dessin avec le peintre Joseph Van den Kerckhove (1667-1724). Au sein de la Vrije ende Exempte confrerie van de teeken- en schilderconste (Libre et franche confrérie d'art de la peinture et du dessin) fondée en 1717, il remporte le premier prix de dessin naer figeure (d'après nature) en 1721.
Afin de se perfectionner, il se rend d'abord à Paris, puis en Italie où il séjourne plusieurs années, notamment à Venise, Parme et Plaisance. L'amitié qu'il y noue avec une beauté locale amène Ledoulx à raconter, comme à son habitude, un véritable conte de fées (qui sera repris et amplifié encore par la plupart des biographes après lui) comme si De Visch avait épousé la jeune femme et l'avait laissée là lorsqu'elle refusa de retourner avec lui à Bruges. L'amitié était peut-être là, le mariage certainement pas.
En 1732, Mathias De Visch, de retour à Bruges, s'installe à la Spiegelrei, où il crée une académie privée de cours de dessin et de peinture. Au début de l'année 1737, le , à l'église Saint-Pierre de Lo, il épouse Petronilla Iweins (Oostvleteren - Bruges, ), de neuf ans sa cadette, qui vit à Lo-Reninge. Ils eurent huit enfants. Les trois fils qui survécurent à leur père Matthijs furent des peintres (amateurs). Il n'y a pas de descendants de ces enfants. Petronilla fut une femme d'affaires fort active et tint un magasin d'articles textiles à la Kuipersstraat.
En 1738, à l'initiative de Matthias De Visch, l'académie des beaux-arts, qui s'était assoupie vers 1728, fut à nouveau organisée dans la Poortersloge. Matthias De Visch en devint le « professeur-principael » ou directeur. Il occupe ce poste jusqu'à sa mort. Durant tout ce temps, il répond aussi à de nombreuses commandes de tableaux, principalement des portraits et des thèmes à sujets religieux.
Dans la nuit du 28 au , un violent incendie ravage la Poortersloge. Le bâtiment n'est pas trop endommagé, mais toutes les œuvres d'art présentes, y compris la collection de dessins et d'estampes de Matthias De Visch, sont la proie des flammes. La même année, le bâtiment a été réparé et l'académie a pu rouvrir ses portes. Matthias De Visch fut cependant fort affecté par la perte d'un grande partie de son oeuvre.
De nombreux élèves de De Visch se sont fait un nom, petit ou grand, dans le monde de l'art. Citons notamment : Antoon Suweyns, Dominiek Plasschaert, Willem Duhamel, Jacques De Rycke, Paul de Cock, Paul-Louis Cyfflé, Bernard Verschoot, Jozef Beke, Pieter Pepers, Pieter Ledoulx, Hubert de Cock, Norbert Heylbrouck jr, Jacob Dubois, Andries De Muynck, Jean-François Legillon, Eustachius Malfait jr, Jozef Malfait, Jan Billoo, Karel Van Poucke, Joseph Fernande, Joseph-Benoît Suvée, Willem Dumery sr.
Mathias De Visch est mort à Bruges le et fut inhumé à l'église Saint-Jacques de cette ville le 25 du même mois. Son état de biens fut déposé l'année suivante. Sa veuve, Petronella Iweins, mourut à Bruges, paroisse Saint-Jacques, le .
Jan Garemijn succède à Mathias De Visch au poste de directeur de l'Académie des Beaux-Arts de Bruges.