Jean-Baptiste Meiser

Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voir Jean-Baptiste et Meiser.

Jean-Baptiste Meiser
Buste du général Jean-Baptiste Meiser à l'hôtel communal de Schaerbeek
Fonction
Bourgmestre de Schaerbeek
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 83 ans)
SchaerbeekVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Allégeance
Activités
Autres informations
Grade militaire
Conflit

Jean-Baptiste Meiser, né à Saint-Josse-ten-Noode (Bruxelles) le et mort à Schaerbeek (Bruxelles) le est un général de l'armée belge et homme politique belge. Il s'est illustré au cours de la Première Guerre mondiale lors de la bataille de l'Yser. De 1927 à 1938, il est également bourgmestre de Schaerbeek.

Biographie

Jean-Baptiste Meiser, né à Saint-Josse-ten-Noode (Bruxelles) le , est le fils de Corneille Meiser, employé civil au Ministère de la Guerre, et d'Isabelle Ryckmans. Le , il se marie avec Alice Barbe Van Heffen. Cette dernière décède inopinément le et le laisse veuf.

Le , il s'engage à douze ans dans l'École des enfants de troupe de l'armée belge. Montant tous les échelons il est nommé sous-lieutenant dans le régiment des carabiniers en 1879. Caporal au régiment des carabiniers en 1873, il passe par tous les grades subalternes avant d'être nommé sous-lieutenant en au 2e régiment de Chasseurs à Pied en 1879. En 1882, il retourne aux carabiniers. Capitaine en 1886, il dirige l'École normale militaire d'escrime et de gymnastique. En 1892, il est major au 2e bataillon du régiment des carabiniers. En 1911, il est lieutenant-colonel au 9e régiment de Ligne et, en 1913, il est nommé colonel et chef de corps de ce régiment.

Première Guerre mondiale

Au début de la Grande Guerre, il commande le 9e régiment de Ligne faisant partie de la 3e division d'armée. Le , il part de Bruxelles en train avec son régiment pour la Position fortifiée de Liège assaillie par les Allemands. Il se distingue dans les combats du Sart-Tilman, près de Liège les 5 et . Il participe ensuite au siège d'Anvers en .

En couverture de Le Pays de France.

Lors de la bataille de l'Yser, Jean-Baptiste Meiser a sous ses ordres la brigade B forte de 5 000 hommes. Sa brigade composée des 11e et 12e régiment de Ligne se bat héroïquement à Dixmude et tient quatorze jours (du 16 au ) face aux assauts allemands alors qu'on lui avait demandé de tenir quarante-huit heures. Sa bravoure au front lui valent la reconnaissance du maréchal Foch qui le décore le sur son lit d'hôpital de la cravate de commandeur de la Légion d'honneur et l'appelle à cette occasion le « vainqueur de Dixmude ». Bien qu'il soit pensionné le , Jean-Baptiste Meiser reste dans le service actif. Il est promu général-major au mois d'avril 1918.

Entre-deux-guerres

Il occupe le poste de gouverneur militaire du Brabant du au . Fin 1919, il prend sa retraite de l'armée. Le , il est promu lieutenant-général, grade le plus élevé dans la hiérarchie militaire belge, à titre honoraire.

Se tournant vers la politique, il se présente aux premières élections communales et est élu conseiller communal à Schaerbeek le . Aux élections suivantes en 1927, il est élu échevin et nommé le lendemain bourgmestre de Schaerbeek. Il le restera pendant dix ans. Malgré sa réélection en 1938, à l'âge de 82 ans, il cède la place à Fernand Blum au poste de bourgmestre. La commune de Schaerbeek est alors en pleine expansion, Jean-Baptiste Meiser faisant du logement une priorité. La cité de logements sociaux de Terdelt est créée à son initiative.

Il habitait au boulevard Auguste Reyers à Schaerbeek où il décède en 1940.

Distinctions

Hommages

La « place Général Meiser » à Schaerbeek perpétue sa mémoire. Son buste est conservé à l'hôtel de ville de Schaerbeek, œuvre du sculpteur Georges Vandevoorde.

Notes et références

  1. 1 2 3 4 « Le général Meiser est nommé Grand Cordon de l'Ordre de Léopold », Le Soir,‎ , p. 2
  2. ↑ « La noble science », Le Soir,‎ , p. 1
  3. 1 2 A. Wachtelaer, « Buste général Meiser », sur Région de Bruxelles-Capitale, inventaire du patrimoine mobilier (consulté le )
  4. ↑ « Le commandant militaire du Brabant », Le Soir,‎ , p. 1

Voir aussi

Articles connexes