| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Sépulture | |
| Nom de naissance |
Jean Albert Gaudry |
| Nationalité | |
| Domicile | |
| Formation | |
| Activités | |
| Conjoint |
| A travaillé pour | |
|---|---|
| Membre de |
Association pour l'encouragement des études grecques en France () Académie des sciences () Académie de Vaucluse (- Royal Society () Académie nationale des Lyncéens () Les Amis de l'Éléphant () Société géologique de France Académie royale des sciences de Prusse Académie royale des sciences de Suède Œuvre d'Orient Académie bavaroise des sciences Académie royale des sciences exactes, physiques et naturelles |
| Maître | |
| Distinctions | |
| Abréviation en zoologie |
Gaudry |
Jean Albert Gaudry, né à Saint-Germain-en-Laye le et mort à Paris le , est un géologue et paléontologue français.
Il est le beau-frère d'Alcide Dessalines d'Orbigny et l'oncle de Henri d'Orbigny.

Il fait ses études au collège Stanislas de Paris. Son nom est mentionné parmi les personnes invitées par Augustin Cauchy à la 1re réunion qui a jeté les bases de la fondation de L'Œuvre des Écoles d'Orient, plus connue actuellement sous le nom de L’Œuvre d’Orient. Il fut même membre de son 1er Conseil général du .
À l'âge de 26 ans, il explore Chypre et la Grèce, où il réside de 1855 à 1860. Il étudie les riches dépôts fossilifères de vertébrés de Pikermi où il découvre une faune remarquable, composée de mammifères datant du Miocène et intermédiaire entre les formes européennes, asiatiques et africaines. Il publie en 1862 un rapport sur la géologie de l'île de Chypre, Mémoires de la société géologique de France.
En 1853, toujours à Chypre, il devient l'assistant d'Alcide Dessalines d'Orbigny, le premier titulaire de la chaire de paléontologie au Muséum national d'histoire naturelle, et lui succède à ce poste en 1872. En 1882, il est élu membre de l'Académie des sciences et il préside en 1900 le 8e congrès international de géologie qui se tient à Paris. Il est également élu membre étranger de la Royal Society en 1895.
Il se distingue plus particulièrement par ses recherches sur les fossiles de mammifères et pour son soutien aux théories de l'évolution. Ses conceptions diffèrent sensiblement de celles de Charles Darwin. Pour Gaudry, Dieu ne détruit pas les espèces, mais les améliore. Il était fidèle au Transformisme publié au Muséum d'histoire naturelle dès 1802 par son illustre prédécesseur, Jean-Baptiste Lamarck, les espèces ne disparaissent pas, elles se transforment sous l'effet des changements de l'environnement et conservent les modifications au fil des générations parce qu'elles leur sont utiles, c'est-à-dire favorables, devenant héréditaires.
Il a cependant également étudié d'autres taxons que les mammifères. Ainsi, il décrivit en 1886 Haptodus baylei (Permien inférieur, France), dont il ne put, à l'époque déterminer les affinités. On sait maintenant qu'il s'agit d'un synapside assez proche des thérapsides.
En 1859, il effectue les premières véritables fouilles dans la carrière de Saint-Acheul, à Amiens, site du Paléolithique inférieur qui donna son nom à une industrie de la préhistoire l'Acheuléen. Le compte rendu de ses recherches devant l’Académie des Sciences de Paris officialise la naissance d’une nouvelle discipline : la Préhistoire.
34 taxons lui sont dédiés.
Prix Albert Gaudry : fondé en 1910 par un legs d'Albert Gaudry, c'est l'un des deux Grands Prix de la Société Géologique de France.