Jean Anglade

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Jean Anglade
Jean Anglade en 2010.
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Jean Jacques Annet AngladeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Jean Anglade est un écrivain et traducteur français, né le à Escoutoux (Puy-de-Dôme) et mort le à Clermont-Ferrand.

Biographie

Jeunesse et formation

Né le au hameau des Bonnets, commune d'Escoutoux limitrophe de Thiers dans le Puy-de-Dôme, Jean Jacques Annet Anglade est le fils de Jean (ouvrier maçon) et de Félistine Chaleron (servante), surnommée « Célestine ». Un an après sa naissance, son père est tué pendant la Première Guerre mondiale le à Cléry-sur-Somme sur le front de la Somme. Sa mère se remarie en 1920 avec un charretier, ce qui amène le jeune Jean « à pousser à la roue souvent, quand le charretier s'embourbe ».

Après des études au cours complémentaire, Jean Anglade entre à l'école normale d'instituteurs de Clermont-Ferrand, et poursuit en même temps de façon autodidacte ses études pour devenir professeur de lettres.

Jean Anglade se marie le avec Marie Ombret (1922-2001), institutrice, originaire du hameau de Grezes, commune de Saugues (Haute-Loire).

Dès 1944, il est professeur de français à l’École nationale professionnelle de Thiers (aujourd'hui lycée Jean Zay).

Il obtient son agrégation d'italien en 1947, puis enseigne cette langue au lycée Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand de 1949 à 1975.

Carrière

Jean Anglade est plutôt un auteur discret. Il apparaît très rarement à la télévision. Cependant, son succès ne se dément jamais. Chaque année, il donne un rendez-vous littéraire avec ses lecteurs. Assez prolifique, il est, à l'instar de ses amis Henri Pourrat et Alexandre Vialatte, une référence dans la culture littéraire d'Auvergne.

Il obtient le prix Eugène-Dabit du roman populiste en 1957 pour L'Immeuble TAUB, le prix des Libraires en 1962 pour La Foi et la Montagne, le prix de l'Académie française en 1971 pour La Vie quotidienne dans la Massif Central au XIXe siècle et le prix Arverne en 2007 pour Le Temps et la Paille.

Dernières années

En 2011, un film intitulé À l'école de la vie relate les premières années de sa vie, réalisé par David Girard et Yves Courthalliac,.

Il fête ses 100 ans le . Jean Anglade meurt à Clermont-Ferrand le , âgé de 102 ans,.

Les langues

Jean Anglade utilise et connaît plusieurs langues romanes qu'il traduit ou introduit dans ses textes.

L'occitan

Dans la famille de Jean Anglade et dans les environs de la ville de Thiers on parlait l'auvergnat, un dialecte de l'occitan. Le sous-dialecte parlé était plus précisément le parler thiernois. L'auteur revient souvent sur la langue d'oc dans ses textes où il utilise soit des bribes de phrases, soit du français régional empreint de termes auvergnats. Dans son Histoire de l'Auvergne ou les Grandes Heures de l'Auvergne, il choisit d'englober l'ancien occitan avec les parlers gallo-italiques, qu'il trouve plus proches de la langue d'oc que de l'italien.

« Cette langue d'oc - qui offrait beaucoup moins de différences en ses diverses variétés que les dialectes actuels survivants - était parlée de la Loire aux Pyrénées, de l'Océan jusqu'à l'Adriatique, et plusieurs troubadours italiens devaient l'illustrer, comme Sordello ou Dante [...] »

— Jean Anglade, Les Grandes Heures de l'Auvergne

Il cite souvent Dante Alighieri qui parlait à la fois le toscan et la langue d'oc, langues qu'il maitrisait parfaitement et qu'il utilisait indifféremment dans ses ouvrages. La proximité des deux langues a également influencé et facilité son apprentissage de l'Italien.

L'italien

Autre que romancier francophone, Jean Anglade a traduit beaucoup de grands textes italiens classiques vers le français comme Le Prince de Machiavel, les Fioretti de saint François d'Assise ou encore le Décaméron de Boccace.

Œuvres

Romans

Biographies

Entretiens

Histoire

Essais

Albums illustrés

Divertissements

Traductions de l'italien

Poésie

Théâtre

Scénarios pour le cinéma ou la télévision

Souvenirs

Cassettes audio

Vidéocassettes

Décorations

Postérité

En novembre 2018, le « prix Jean-Anglade » est créé par le Cercle Jean-Anglade, sous l'égide d'Hélène Anglade (fille de Jean) et le parrainage des presses de la Cité, afin de récompenser le premier roman d'« un auteur inspiré par sa région ». Le roman du lauréat est ensuite publié par les presses de la Cité.

Notes et références

  1. ↑ L'acte de naissance de Jean Anglade a été dressé à la mairie de Thiers mais, selon ses déclarations du 22 juin 1996 puis sa préface au numéro 1 de la revue annuelle Escotal : entre Dore et Montguerlhe, paru en 1998, il aurait en réalité vu le jour au hameau des Bonnets, aujourd'hui disparu. Voir verbatim des propos de Jean Anglade sur la page D'Escoteum à Escoutoux, consultée le 20 juillet 2014, et l'Index des publications de l'association Escotal, consulté le 20 juillet 2014.
  2. ↑ INSEE, « Jean Jacques Annet Anglade », sur deces.matchid.io (consulté le ) : « le fichier des décès de l'INSEE a enregistré que Jean Anglade est né à Thiers »
  3. ↑ Jean Anglade, Aux sources de mes jours, Paris, Presses de la Cité, coll. « Production Jeannine Balland », , 143 p., 26 cm (ISBN 2-258-06000-1, BNF 38924311), p. 8
    « Mais grâce à mes oreilles je recevais d'abord et surtout la voix de ma mère, officiellement prénommée Félistine, mais que tout le monde appelait Célestine pour des raisons qui m'échappent. »
  4. ↑ Selon sa fiche de présentation sur le site des éditions des Presses de la Cité.
  5. ↑ Voir sur rhe.ish-lyon.cnrs.fr.
  6. ↑ BnF data.bnf.fr.
  7. ↑ Son roman Le Semeur d’alphabets (2007) figure par exemple en douzième sur la liste des livres les plus empruntés en bibliothèque en France dressée par livreshebdo.fr (un résumé de la liste se trouve sur le blog du journaliste Pierre Assouline.
  8. ↑ Voir la dernière partie de l'interview donnée à l'express.fr.
  9. ↑ Centre France, « La vie de Jean Anglade se réécrit à Arlanc », sur www.lamontagne.fr, (consulté le )
  10. ↑ Centre France, « Les 100 ans de Jean Anglade », sur www.lamontagne.fr, (consulté le )
  11. ↑ Marie-Pascale Vincent, « Lozère : à 100 ans, Jean Anglade dédicace son dernier roman » sur midilibre.fr.
  12. ↑ Astrid de Larminat, « Disparition de Jean Anglade, le « Pagnol Auvergnat », à 102 ans », Le Figaro,‎ (ISSN 1241-1248 et 0182-5852, lire en ligne).
  13. ↑ « L'écrivain Jean Anglade est mort à l'âge de 102 ans », sur Franceinfo, (consulté le ).
  14. ↑ Raymond Guéguen, Les langues d'Europe: le français au cœur des langues d'Europe, Paris, Éditions Édilivre, (ISBN 978-2-917135-02-0, lire en ligne), p. 58 :
    « Le français régional d'Occitanie, largement utilisé par des écrivains comme Alphonse Daudet, Marcel Pagnol, Jean Giono, Henri Bosco, Henri Pourrat, Eugène Le Roy, Thyde Monnier, Jean Anglade, [...] reste quant à lui bien vivant. »
  15. ↑ Jean Anglade, Les Grandes Heures de l'Auvergne, Paris, Éditions Perrin, , 384 p. (ISBN 978-2262012908, lire en ligne).
  16. ↑ ou 1964 selon la BNF.
  17. ↑ Peut-être réédition d'un roman publié sous un autre titre ?
  18. ↑ « saugues. Jean Anglade a reçu la Légion d’honneur, l’année de ses 100 ans », sur www.leprogres.fr, (consulté le )
  19. ↑ « Nominations ou promotions dans l'ordre des Arts et des Lettres juillet 2010 », sur culture.gouv.fr (consulté le ).
  20. 1 2 Société des membres de la légion d'honneur, « Hommage à Jean Anglade » [PDF], (consulté le )
  21. ↑ Remise le par Jean Cluzel de l'Institut de France.
  22. ↑ « Création du prix littéraire Jean Anglade, en hommage à l'écrivain auvergnat mort il y a un an », sur franceinfo, (consulté le )
  23. ↑ 7 Jours à Clermont, « Prix Jean Anglade : un nouveau prix littéraire national », sur 7 Jours à Clermont, (consulté le )

Voir aussi

Article connexe

Liens externes