Jules Romains

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Jules Romains
Jules Romains en 1936.
Fonctions
Membre de l'Académie française
-
Président
PEN International
-
Président du PEN Club français
-
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Louis Henri Jean FarigouleVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Période d'activité
Conjoints
Gabrielle Romains (d) (de aux années 1930)
Lise Romains (d) (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Propriétaire de
Membre de
Mouvement
Distinctions
Œuvres principales
signature de Jules Romains
Signature.
Plaque commémorative.

Jules Romains, nom de plume de Louis Farigoule, né le à Saint-Julien-Chapteuil (Haute-Loire) et mort le à Paris, est un écrivain, philosophe, poète et dramaturge français.

Il est connu pour son cycle romanesque Les Hommes de bonne volonté, publié entre 1932 et 1946, une œuvre monumentale de 27 tomes qui suit l'histoire de la France entre 1908 et 1933. Sa pièce de théâtre Knock ou le Triomphe de la médecine connaît également un grand succès.

Il est élu à l'Académie française en 1946.

Biographie

Le père de Louis Farigoule, Henri Farigoule (1855-1933), naît à Coubladour (commune de Loudes, près du Puy-en-Velay) ; sa mère, Marie Richier, naît à Saint-Julien-Chapteuil.

Maison natale de Jules Romains, région du Meygal en Haute-Loire.

Fils unique, Louis Henri Jean Farigoule naît le dans la ferme de ses grands-parents maternels à la Chapuze, dans la commune de Saint-Julien-Chapteuil, où son père était instituteur.

Très attaché à la terre natale, il revient chaque été s'y ressourcer ; elle sert d'ailleurs de toile de fond dans plusieurs romans.

Son père rejoint Paris où il obtient en 1887 un poste d'instituteur à Montmartre, à l'école de la rue Hermel,.

Élève du lycée Condorcet et de l'École normale supérieure, Louis Farigoule est agrégé de philosophie en 1909. Ayant suivi des cours de physiologie à l'École normale supérieure de Paris, il effectue des expériences sur la vision extrarétinienne qui sont publiées sous son nom en 1919.

Ayant pris le nom de plume de Jules Romains, il est proche du groupe de l'abbaye de Créteil (groupe de l'Abbaye) fondé en 1906 par Charles Vildrac et Georges Duhamel, qui réunit, entre autres, l'écrivain René Arcos, les peintres Charles Picart Le Doux, Albert Gleizes et le musicien Albert Doyen. Avec eux, en 1912, il découvre la littérature de Jean-Pierre Brisset, qu'il fait couronner prince des penseurs.

Il échappe à la Grande Guerre en occupant un « obscur poste à l'arrière » loin du front.

Sa carrière l'emmène à Brest, Laon, puis au lycée de Nice (aujourd'hui lycée Masséna) où il enseigne la philosophie de 1917 à 1919.

En 1927, il signe la pétition (parue le dans la revue Europe) contre la loi sur l’organisation générale de la nation pour le temps de guerre, qui menace l'indépendance intellectuelle et la liberté d’opinion,. Son nom côtoie ceux de Lucien Descaves, Louis Guilloux, Henry Poulaille, Séverine… et ceux des jeunes normaliens Raymond Aron et Jean-Paul Sartre.

En 1929, il achète une propriété à Saint-Avertin, près de Tours : le manoir de la Grand'Cour. Il y possède une vigne dont il tire un vin blanc qu'il offre fièrement à ses visiteurs ou hôtes de passage. Il y séjournera tous les étés et y écrira une grande partie de son roman fleuve Les Hommes de bonne volonté.

Entre 1935 et 1939, il participe au comité France-Allemagne, animé par Otto Abetz et Fernand de Brinon, plus par pacifisme que par convictions politiques[réf. nécessaire]. Il adhère dans le même temps à la Ligue internationale des combattants de la paix. Ses efforts en faveur du rapprochement franco-allemand lui valent d'être reçu par les personnalités nazies[réf. nécessaire]. Ses pièces sont jouées en Allemagne et ses ouvrages traduits[réf. nécessaire]. Il publie en 1934 Le Couple France Allemagne. Il rompt en 1939[réf. nécessaire].

De 1936 à 1939, il préside le PEN club.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, comme de nombreux intellectuels français,, il s'exile aux États-Unis , où il s'exprime parfois à la radio (Radio Boston ou Voice of America), puis à partir de 1941 au Mexique, où il participe avec d'autres fugitifs à la fondation de l'Institut français d'Amérique latine (IFAL) à Mexico.

Auteur polygraphe, il est élu à l'Académie française en 1946, au fauteuil 12, succédant à Abel Bonnard, lequel avait été radié l'année précédente pour indignité nationale.

En 1964, Jules Romains est nommé citoyen d'honneur de Saint-Avertin.

Il est à l'origine du concept d'unanimisme, dont il fut le principal représentant, et dont la gigantesque fresque Les Hommes de bonne volonté, odyssée de deux amis, Jallez et Jerphanion, l'écrivain et l'homme politique, racontée sur une période de vingt-cinq ans, constitue le plus remarquable exemple romanesque.

Après la guerre, il contribue de 1953 à 1971 au quotidien L'Aurore que dirige Robert Lazurick.

En , il cosigne l’Appel aux enseignants lancé par l'Institut d'études occidentales après la démission de Robert Flacelière de la direction de l'École normale supérieure. Il meurt à Paris le à presque 87 ans. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (3e division), auprès de son épouse Lise décédée, quant à elle, en 1997.

Académie française

Avec Paul Claudel, Maurice Garçon, Charles de Chambrun, Marcel Pagnol et Henri Mondor, il est une des six personnes élues le à l'Académie française lors de la deuxième élection groupée de cette année visant à combler les très nombreuses places vacantes laissées par la période de l'Occupation.

Élu face à Léon-Paul Fargue, il y remplace Abel Bonnard, toujours en vie mais radié de l'Académie pour faits de collaboration. Ainsi, quand il est reçu le par Georges Duhamel, il ne prononce pas dans son discours l'hommage de son prédécesseur.

Après sa mort, il est remplacé à l'Académie française en 1973 par Jean d'Ormesson.

Œuvres principales

Les Hommes de bonne volonté

Fresque romanesque constituée de 28 volumes, publiés régulièrement entre 1932 et 1946, Les Hommes de bonne volonté commence le , par une présentation de Paris et des principaux protagonistes, et se termine le .

  • 1. Le 6 octobre (1932)
  • 2. Crime de Quinette (1932)
  • 3. Les Amours enfantines (1932)
  • 4. Eros de Paris (1932)
  • 5. Les Superbes (1933)
  • 6. Les Humbles (1933)
  • 7. Recherche d'une église (1934)
  • 8. Province (1934)
  • 9. Montée des périls (1935)
  • 10. Les Pouvoirs (1935)
  • 11. Recours à l'abîme (1936)
  • 12. Les Créateurs (1936)
  • 13. Mission à Rome (1937)
  • 14. Le Drapeau Noir (1937)
  • 15. Prélude à Verdun (1938)
  • 16. Verdun (1938)
  • 17. Vorge contre Quinette (1939)
  • 18. La Douceur de la vie (1939)
  • 19. Cette grande lueur à l'Est (1941)
  • 20. Le monde est ton aventure (1941)
  • 21. Journées dans la montagne (1942)
  • 22. Les Travaux et les Joies (1943)
  • 23. Naissance de la bande (1944)
  • 24. Comparutions (1944)
  • 25. Le Tapis magique (1946)
  • 26. Françoise (1946)
  • 27. Le 7 octobre (1946)
  • 28. Le Fils de Jerphanion (1956)

Trilogie romanesque Psyché (1922-1929)

Trilogie romanesque consacrée à Madame Chauverel (1957-1960)

Poésie

Romans et récits

Théâtre

Essais

Adaptations de l'œuvre

Cinéma

Distinctions

Prix

Honneur

Décorations

Hommages

Une plaque commémorative est installée au 6, rue de Solférino (7e arrondissement de Paris), où Jules Romains vécut de 1947 à 1972.

La rue Jules-Romains, dans le 19e arrondissement de Paris, lui rend hommage.

Notes et références

  1. ↑ « Acte de naissance n°58 », Archives départementales de la Haute-Loire (consulté le ), p. 134/314
  2. ↑ Robert J.-Courtine, « L'itinéraire vellave de Jules Romains », Le monde,‎ (lire en ligne Accès payant)
  3. ↑ « Discours de réception de Jean d'Ormesson », sur Académie française, (consulté le )
  4. ↑ Bulletin municipal officiel de la Ville de Paris nomination d'instituteurs, lire en ligne sur Gallica.
  5. ↑ « Voir sur rhe.ish-lyon.cnrs.fr. »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?)
  6. ↑ « Rue Jules-Romains », dans Marguerite Isnard, Roger Isnard, Per carriera : Dictionnaire historique et anecdotique des rues de Nice, Nice, Serre, 2003 [lire en ligne].
  7. ↑ vieculturelle19, « 1927, année louche », sur La Vie culturelle en 19**, (consulté le )
  8. ↑ Christian Bougeard, « Le parcours et les engagements de Louis Guilloux dans les enjeux de son temps (1930-1950) », dans Louis Guilloux, écrivain, Presses universitaires de Rennes, coll. « Interférences », , 31–46 p. (ISBN 978-2-7535-4572-4, lire en ligne)
  9. ↑ Eugénie Bastié, « Breton / Saint-Exupéry, le manifeste et le sacrifice », Le Figaro Magazine, semaine du 21 juillet 2017, pages 22-25.
  10. ↑ Cf. Emmanuelle Loyer, Paris à New York. Intellectuels et artistes français en exil (1940-1947), Grasset, 2005.
  11. ↑ « L'Institut d'Études occidentales lance un " appel aux enseignants" », Le Monde,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  12. ↑ Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents, , 867 p. (ISBN 978-2-914611-48-0), p. 690.
  13. ↑ appl, « ROMAINS, Louis Henri Jean FARIGOULE, dit Jules (1885-1972) », sur Cimetière du Père Lachaise - APPL, (consulté le )
  14. ↑ « APRÈS LES NOUVELLES ÉLECTIONS, la Compagnie compte 35 membres », Le Monde,‎ (lire en ligne Accès payant)
  15. ↑ Manuel de déification (lire en ligne)

Voir aussi

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Bibliographie

Ressource radiophonique

Conversation avec Olivier Rony, professeur de lettres, spécialiste de la littérature et du théâtre de la première moitié du XXe siècle et biographe de Jules Romains.

Liens externes