| Président du PEN Club français | |
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| Président PEN International | |
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| Membre de l'Académie française | |
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Pierre Emmanuel |
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Janine Loo (d) |
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| Distinctions | Liste détaillée Prix Broquette-Gonin de poésie ( et ) Grand prix de poésie de l'Académie française () Prix Alfred-de-Vigny (Création) (d) () Grand officier de l'ordre national du Mérite Commandeur des Arts et des Lettres Officier de la Légion d'honneur |
Pierre Emmanuel, né Noël Mathieu le à Gan et mort le à Paris, est un poète français d'inspiration chrétienne.
Noël Mathieu est le fils d'Émile Mathieu, originaire de la région de Corps en Isère, et de Maria Juge Boulogne, originaire de Gan dans les Pyrénées-Atlantiques.
Tandis que ses parents émigraient aux États-Unis, il fut élevé par un oncle paternel. Après des études de lettres à l'université de Lyon, il entama une carrière d'enseignant. Venu à la poésie par la lecture de La Jeune Parque de Valéry, il se familiarisa avec les romantiques allemands (Hölderlin) et les auteurs anglais (Hopkins, Hardy). C'est Pierre Jean Jouve, qu'il rencontra en 1937, qui devait le guider dans ses débuts poétiques : Elégies (1940), Le Tombeau d'Orphée (1941).
Réfugié à Dieulefit dans la Drôme pendant l'Occupation, il poursuivit ses activités d'enseignant et participa à la Résistance, et écrivit : Jour de Colère, Combats avec tes Défenseurs, La Liberté guide nos pas.
En marge de ses activités de poète, Pierre Emmanuel exerça également le métier de journaliste en collaborant, comme chrétien de gauche, à Témoignage chrétien, Réforme, Esprit. Divers textes et préfaces témoigneront aussi de ses sentiments gaulliens.
Chef des services anglais puis américains de Radiodiffusion-télévision française de 1945 à 1959, il donna plusieurs conférences aux États-Unis et au Canada, et fut visiting professor de différentes universités américaines. Engagé à plus d'un titre dans la vie culturelle de son temps, il fut président de l'Association internationale pour la liberté de la culture, président du PEN club français de 1973 à 1976, président de la commission des affaires culturelles pour le VIe Plan, président de l'Institut national de l'audiovisuel de 1975 à 1979 et administrateur du Festival d'automne.
Il proposa notamment la création d'un Conseil du développement culturel auquel participeront François-Régis Bastide, Jack Lang, François Billetdoux, Claude Santelli, Alfred Grosser ou encore Iannis Xenakis, et qu'il présidera. Bien que peu actif, ce conseil a probablement inspiré la politique d'intervention culturelle que pratiqua le ministre Jack Lang.
Pierre Emmanuel fut élu à l'Académie française, le , au fauteuil 4, succédant au maréchal Juin. Sa réception officielle eut lieu le . Après l'élection de Félicien Marceau, dont il dénonçait l'attitude collaborationniste, il se déclara démissionnaire de l'Académie en 1975 et cessa de siéger. Toutefois, ses confrères ne prirent pas acte de cette décision et attendirent sa disparition pour procéder à son remplacement, intervenu le avec l'élection du professeur Jean Hamburger. Sa seconde épouse, née Janine Loo, est décédée le à 92 ans. Elle est inhumée, avec Pierre Emmanuel, au cimetière du Père-Lachaise (57e division).