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Jeanne Chéron |
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Michel Dossier (d) (beau-frère) |
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Membre de l'Académie royale de peinture et de sculpture |
Jean Audran est un graveur aquafortiste et buriniste français né à Lyon le et mort en son logement des Gobelins à Paris le .
Disciple de son oncle Gérard Audran, c'est « à l'âge de vingt ans, nous dit Karl Heinrich von Heinecken, que Jean Audran commence à se produire. Ses succès sont tels qu'il obtient le titre de graveur et de pensionnaire du Roi de France, avec un logement aux Gobelins » et qu'il est reçu académicien le sur présentation des portraits gravés d'Antoine Coysevox d'après Hyacinthe Rigaud et de Noël Coypel d'après Charles Antoine Coypel. C'est à Jean Audran personnellement, estime Donald Posner, qu'Antoine Watteau, après avoir rompu avec Claude Gillot pour travailler auprès de Claude Audran III, doit à son tour son entrée à l'Académie royale de peinture et de sculpture en 1712.
Du mariage de Jean Audran avec Marie-Marguerite d'Ossier, on connaît la naissance d'au moins onze enfants, dont Benoît Audran le Jeune (1698-1772), également graveur, Michel Audran, entrepreneur des tapisseries du Roi aux Gobelins, et Gabriel Audran, négociant dans les îles. Marie-Marguerite meurt le à l'âge de 38 ans, en même temps que sa dernière fille Geneviève-Suzanne à qui elle donnait alors naissance.
Le squelette du cheval gravé par Jean Audran s'inscrit dans le projet confié par François Robichon de la Guérinière à Charles Parrocel, peintre possédant une profonde connaissance de l'art équestre, d'illustrer par l'estampe L'école de cavalerie, contenant la connaissance, l'instruction et la conservation du cheval (1733). Parrocel confiant ses dessins préparatoires aux graveurs (outre Parrocel lui-même, on relève les noms de Jean Audran, Nicolas-Dauphin de Beauvais, Laurent Cars, Louis Desplaces, Nicolas-Gabriel Dupuis ou Jacques-Philippe Le Bas), le squelette de Jean Audran s'inscrit parmi ces pièces aujourd'hui dispersées dans les musées et les collections particulières qui permettent de mesurer l'importance donnée par Robichon de la Guérinière et Parrocel au projet.
Neil Jeffares relève que Jean Audran est également pastelliste.
Jean Audran exerce la gravure jusqu'à l'âge de quatre-vingts ans et Charles-Paul Landon estime son œuvre gravé à la quantité de cent-vingt pièces, « sans y comprendre plusieurs autres sujets gravés pour les libraires et insérés dans divers ouvrages ». Landon ajoute qu'« un certain nombre d'estampes marquées simplement du nom d'Audran ont embarrassé quelques amateurs qui ne savent auxquels des artistes de cette famille on doit les attribuer ».


Par ordre alphabétique des artistes interprétés :

