Autun est une commune française du département de Saône-et-Loire en région Bourgogne-Franche-Comté, située dans le parc naturel régional du Morvan. Sous-préfecture de Saône-et-Loire depuis 1790, la ville compte 13 172 habitants (Autunois et Autunoises) au recensement de 2023, au cœur d'une intercommunalité regroupant environ 40 000 habitants.
Siège de la civitas gallo-romaine des Éduens (Civitas Haeduae) en remplacement de Bibracte trop malaisée d'accès, choisie et agrandie par les Romains pour devenir Augustodunum, ("forteresse d'Auguste) sœur et émule de Rome au début du règne de l'empereur Auguste, évêché dès l'Antiquité, Autun est jusqu'à la fin du XVe siècle une cité prospère et un centre culturel influent, en dépit des pillages et des invasions. Pionnière de la révolution industrielle au XIXe siècle avec l'exploitation précoce du schiste bitumineux et de la fluorine, Autun a connu au XXe siècle un regain de dynamisme qui en a fait le siège de plusieurs entreprises internationales (Dim, Nexans) et de l'un des six lycées militaires français. La ville conserve de son passé antique et médiéval un riche patrimoine qui en fait un des plus importants sites touristiques au cœur de la Bourgogne.
La ville s'adosse sur le rebord sud d'une dépression nommée bassin d'Autun daté du Permien qui comprend le stratotype Autunien formant l'Autunois. Elle est cernée au nord de prairies bocagères (bocage à maille large), à l'ouest par le massif du Morvan, et au sud de forêts de feuillus (forêt domaniale de Planoise) couvrant un plateau gréseux.
La région de l'Autunois est composée de soixante-quatre communes regroupées en sept cantons. On trouve dans les cantons d'Autun-Nord et d'Autun-Sud les communes suivantes : Antully, Auxy, Curgy, Dracy-Saint-Loup, Monthelon, Saint-Forgeot et Tavernay.
Les communes limitrophes sont Antully, Auxy, Brion, Broye, Curgy, Dracy-Saint-Loup, Marmagne, Mesvres, Monthelon, Saint-Forgeot et Tavernay.

Le gisement de schiste bitumineux d'Autun a donné son nom à la période géologique à laquelle il s'est formé : l'Autunien, qui s'étage entre −299 et −285 millions d'années. Il est exploité de façon industrielle dans le secteur de 1824 à 1957, notamment dans la mine des Télots.
Autun a aussi donné son nom à l'autunite, un minéral composé d'un phosphate hydraté d'uranyle et de calcium.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 061 mm, avec 12,1 jours de précipitations en janvier et 7,6 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 10,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 857,2 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 40 °C, atteinte le ; la température minimale est de −18,3 °C, atteinte le .
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de chaleur date du record |
16,9 1.1.2023 |
20,5 25.2.2026 |
25,3 31.3.2021 |
28,2 25.4.2007 |
32,3 26.5.2026 |
39,5 27.6.2026 |
39,2 24.7.2019 |
40 12.8.2003 |
34,5 8.9.2023 |
28,9 2.10.2023 |
22,2 8.11.2015 |
16,8 17.12.2019 |
40 2003 |
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| Maximale moyenne | 6,1 | 7,8 | 12,3 | 15,8 | 19,7 | 23,5 | 25,9 | 25,8 | 21,3 | 16,3 | 10,2 | 6,6 | 15,9 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | 2,9 | 3,7 | 6,9 | 9,7 | 13,6 | 17,2 | 19,2 | 19 | 15 | 11,3 | 6,4 | 3,5 | 10,7 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Minimale moyenne | −0,3 | −0,5 | 1,4 | 3,5 | 7,5 | 10,9 | 12,6 | 12,2 | 8,6 | 6,3 | 2,7 | 0,3 | 5,4 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de froid date du record |
−14,3 26.1.2007 |
−15,9 5.2.2012 |
−13,2 1.3.2005 |
−6,5 8.4.2003 |
−2 15.5.1995 |
0,5 5.6.1991 |
4,5 24.7.1999 |
1,7 30.8.1998 |
−1,2 20.9.2012 |
−7,9 31.10.1997 |
−12 30.11.2010 |
−18,3 20.12.2009 |
−18,3 2009 |
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| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 80,7 | 60,9 | 60,1 | 64,3 | 74,9 | 65,8 | 60,3 | 61,3 | 63,1 | 79,8 | 91,3 | 94,7 | 857,2 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 1 mm (jours) | 10,6 | 9 | 9,2 | 10 | 10,6 | 8,5 | 8,3 | 8 | 8 | 10,5 | 11,7 | 12,6 | 117 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 5 mm (jours) | 5,4 | 3,9 | 3,9 | 4,4 | 5,2 | 4,2 | 3,8 | 3,9 | 4 | 5,2 | 5,7 | 6 | 55,6 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 10 mm (jours) | 2,9 | 2 | 1,7 | 2 | 2,1 | 2,2 | 1,6 | 1,9 | 2,3 | 2,6 | 2,8 | 2,9 | 27,1 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
42,6 18.1.1998 |
40,2 20.2.2002 |
56,2 9.3.2024 |
56,2 26.4.1998 |
58 18.5.1996 |
70,2 10.6.2000 |
65,9 6.7.2014 |
46 17.8.2011 |
48,3 15.9.2006 |
56,6 28.10.1990 |
59,6 21.11.2016 |
61,6 1.12.2003 |
70,2 2000 |
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| Ensoleillement | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Heures | 67,3 | 102,5 | 161,7 | 196,6 | 209,1 | 245,4 | 261,9 | 228 | 191,8 | 124,1 | 71,6 | 58,5 | 1 918,4 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Le territoire communal se situe sur le tracé de l'ancienne route nationale 80 déclassée en RD980 et qui relie Châtillon-sur-Seine à Mâcon.

Au , Autun est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.
Elle appartient à l'unité urbaine d'Autun, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée,. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Autun, dont elle est la commune-centre,. Cette aire, qui regroupe 42 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants,.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (43,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (44,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (41,7 %), prairies (28,7 %), zones agricoles hétérogènes (11 %), zones urbanisées (7,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,6 %), terres arables (3,4 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (2,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,7 %), eaux continentales (0,7 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Le territoire de la commune comprend plusieurs quartiers dont les principaux sont :
| l'Arroux | L'Orme | Saint-Symphorien, Saint-Pantaléon | ||
| La Guinguette | N | Saint-Pierre | ||
| O Autun E | ||||
| S | ||||
| Brion | Couhard, Croix de la Libération |
Avant la formation d'Augustodunum vers , la localité est attestée sous le nom d'Haedui, civitas Haeduae en La première attestation de la cité gallo-romaine provient de Tacite en 115. Au VIe siècle, Grégoire de Tours évoque Agustidunum et Monasterium Agusthidunensis. Sont attestés au cours des siècles suivants les formes Augustodunensium urbis en 850, Infra castrum Augustidunum seu infra Haeduam civitatem en 861, In latere Aeduae civitatis en 900, Urbem Augustudunum en 921, Apud Eduam et Sedis Ostudunensis en 972, Urbem Eduorum en 1096, Infra civitatem Eduensem en 1198. À partir du XIIIe siècle, les attestations sont proches du nom actuel : Ostum en 1254, Ostun en 1259, Ostuun en 1261, Hostun en 1273, Osteun en 1294, Otthun en 1376, Othun en 1380, Ostung en 1475, Austun en 1565, Authun en 1666 et Autun en 1666 et 1783.
Le nom antique de la cité Augustodunum est constitué du nom de l'empereur Augustus, associé au gaulois -dunon, « forteresse », pour former « la forteresse d'Auguste ».
Autun a conservé de nombreuses traces antiques ou médiévales. La ville fut l'une des capitales chrétiennes du monde romain.




C'est sous le règne de l'empereur romain Auguste (-27/14) qu'a été fondée la cité d'Autun : son nom antique, Augustodunum, signifie la forteresse d'Auguste. Auguste avait la volonté de créer une grande cité en Gaule qui montrerait la puissance romaine. Augustodunum fut donc doté de monuments qui font aujourd'hui encore sa renommée.
La ville s’équipe rapidement :
« Au nord-ouest de la ville antique, sur la rive droite de l'Arroux, se développait un quartier dont le seul vestige visible, le temple dit « de Janus » souligne la vocation cultuelle. […] La forme particulière de ce temple, dit fanum, est de tradition gauloise quoique sa technique de construction, datable du Ier siècle de notre ère soit romaine. Le nom de Janus lui a été associé à tort au XVIe siècle par l'historien Pierre de Saint-Julien de Balleure qui interprétera ainsi le nom du secteur où il s'élève : La Genetoye. Ce terme désigne en fait un lieu où poussent des genêts. La divinité vénérée ici reste totalement inconnue. […] »
La création d'Autun attira les populations environnantes et notamment les habitants de Bibracte, l'oppidum éduen, plus difficile d'accès, qui tomba peu à peu dans l'oubli.
Autun fut célèbre pour les Écoles méniennes, des écoles de rhétorique dont les premiers à avoir apporté les lettres à Trèves furent les panégyristes, professeurs de rhétorique venant des écoles d'Autun, Bordeaux, Rome et de Trèves même. Parmi les discours rédigés de 197 à 312, cinq furent composés à Autun. Déjà en 107 cette école de philosophie et de rhétorique d'Autun attirait des étudiants de tout l'Empire. Un poème de 148 hexamètres fut écrit par un rhéteur de la fameuse école de rhétorique qui fleurissait à Autun à l'époque de Constantin,.
Prise par l'Éduen Julius Sacrovir en l'an 21, Autun fut le foyer de la révolte de Sacrovir menée par ce Gaulois et le Trévire Julius Florus. Battu par les légions arrivées pour rétablir l'ordre, Sacrovir finit par se suicider dans l'une de ses villas aux environs de la ville. Au IIIe siècle, elle fut assiégée pendant sept mois, prise et détruite par l'usurpateur Victorinus en 270 ; puis rebâtie au siècle suivant par Constantin.
Le 17 janvier 350, un officier supérieur romain d'origine franque : Magnence usurpe le pouvoir impérial dans la ville d'Autun. Il profite de l'absence de l'empereur Constant Ier parti chasser, pour ourdir un complot et se faire acclamer empereur.
En 356, elle est assiégée par les Alamans puis libérée par Julien qui met en fuite ces derniers la même année.
Début 2010, lors de la construction de logements près de la porte d'Arroux, les travaux ont permis de découvrir un quartier antique ainsi que plus de 100 000 pièces de monnaie en bronze datant du IIIe siècle,,.

Léger (né vers 616- mort en 678), était évêque d'Autun. Il fut torturé à Lucheux (Somme) sur l'ordre du maire du palais Ébroïn, qui le fit ensuite assassiner. Il avait présidé vers 670 le deuxième concile d'Autun (après celui de 599 réuni par l'évêque Syagre).
La ville est prétendument saccagée par les Sarrasins du général Ambiza le ou 731 suivant les sources, le chanoine Marilier évoque même un raid "vandale" en 725 puis sarrasin en 731. Ces hypothèses reposent sur des sources faibles, tardives et parfois fantaisistes. Hervé Mouillebouche souligne en 2011 la probabilité d'un raid franc mené par Charles Martel et de ses Leuques en se basant sur les chroniques dites de Frédégaire et diverses sources contemporaines franques et arabes démontrant également l'improbabilité de l'avancée de Sarrasins au delà de Lyon. La date très précise du 22 août est quant à elle liée au culte de saint Symphorien à Autun, liant par la date le sac de la ville et le martyr du saint.
À la suite de ce désastre, quelques années plus tard, en 733, Charles Martel confie à Théodoric Ier (708-755?), petit-fils de Bernarius, fondateur de la lignée des Thierry, comtes d'Autun, dont Thierry II d’Autun (748-804) est frère du célèbre Guillaume de Gellone (751-).
Elle fut à nouveau saccagée par les Normands en 888. Elle devint au Xe siècle le chef-lieu d'un comté dépendant du duché de Bourgogne.
Au Moyen Âge, la ville devient un grand pôle ecclésiastique et un important lieu de pèlerinage, à l'image de sa nouvelle cathédrale en plus de la cathédrale Saint-Nazaire d'Autun. On vient y vénérer les reliques supposées de Lazare d'Aix, non pas celles de saint Lazare de Béthanie, celui de la Bible, mais celles d'un évêque d'Aix-en-Provence du Ve siècle. Le culte de Lazare d'Aix, dit aussi saint Lazare à Autun au XIIe siècle répond certainement à celui de Marie-Madeleine présent à Vézelay. La cathédrale Saint-Lazare (1120), église romane de type clunisien, est célèbre notamment par son tympan, sculpté avec beaucoup de détails représentant le jugement dernier et signé de l'artiste Gislebert. Ce portail magistral doit aux chanoines d'Autun sa préservation exceptionnelle, malgré les destructions d'œuvres médiévales commises au XVIIIe siècle.
Les causes d'appel de la cour du duc de Bourgogne, reconnaissent que l'abbaye de Saint-Martin d'Autun, possède d'ancienneté, la haute, moyenne et basse justice sur la terre de Chanchauvain, aujourd'hui Champ-Chanoux, et qui a appartenu aussi au prieuré de Chanchanoux, au finage de Saint-Eugène.
C'est le , que les habitants de Saint-Martin et de Saint-Pantaléon reçoivent leurs lettres d'affranchissement de l'abbé de l'abbaye Saint-Martin d'Autun.

L'enclavement géographique de la cité, la concurrence croissante de Dijon, de Chalon-sur-Saône et plus tard du Creusot contribuent à son déclin depuis le XVe siècle.
En 1788, Talleyrand devient évêque d'Autun. Il est élu député du clergé pour les états généraux (France) de 1789.

En 1790, Autun est retenue pour être le chef-lieu de l'un des sept districts du tout nouveau département de Saône-et-Loire.
Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune porta provisoirement le nom de Bibracte.
Le lycée du XVIIe siècle tient une place importante dans l'histoire de la ville et même de la France puisque Napoléon Bonaparte, qui lui a donné son nom actuel, ainsi que ses frères Joseph et Lucien y ont fait leurs études. Ce lycée continue de fonctionner de nos jours. On peut y admirer les grilles en fer forgé érigées en 1772, les matières enseignées dans ce lieu y sont indiquées par divers représentations d'objets le long du haut de ces grilles.
L'ancien hôtel du marquis de Fussey situé rue de l'Arquebuse, construit en 1782, devient le siège de la sous-préfecture en 1820. Pendant la guerre franco-prussienne, Garibaldi en fait son quartier général fin 1870 et début 1871.
À la Révolution, Autun absorbe les communes voisines de Fragny (déjà fusionnée avec celle de Montromble) et de Saint-Symphorien-lès-Autun.

Le 27 novembre 1870, au matin, l’armée des Vosges battant en retraite sur Autun, était poursuivie par la 3e brigade badoise commandée par le général Keller.
Le 30 novembre, le général Garibaldi commandant en chef de l'armée des Vosges arrivait à Autun et organisait la défense de la ville. Les 2e et 3e batteries de campagne des mobiles de la Charente et la batterie de montagne étaient en position sur l’esplanade du petit séminaire, point le plus élevé de la ville. Deux pièces d'artilleries en bronze des mobiles de Saône-et-Loire étaient en position à Auxy.
Les Allemands atteignirent Autun le 1er décembre en fin de matinée. Leur artillerie entrèrent en action vers midi. L’artillerie française lui répondit fermement. L’artillerie allemande concentra alors ses feux sur le petit séminaire. Malgré de nombreuses pertes, les batteries françaises continuèrent à tirer stoppant l'attaque prussienne. L'ennemi tenta alors de contourner les défenses françaises par la forêt de Planoise. Pour contrer ce mouvement, les troupes de réserve françaises, renforcées par deux sections de la batterie de montagne se déplacèrent en bordure de la forêt. L'ennemi, surpris par la résistance des Français, se replia vers le bois de Vesvres puis fit retraite sur Dijon.
Les artilleurs français payèrent un lourd tribut pour la défense d'Autun : 53 tués ou blessés sur les 120 engagés dans le combat.
Au début du XXe siècle, la commune était desservie par une des lignes du tacot du Morvan : le chemin de fer d'Autun à Château-Chinon.
Sa gare terminus était située aux côtés de la gare de la liaison PLM. Ce terminus marquait le départ du calcul des points kilométriques de la ligne ; la gare était donc située au PK 0.
Après avoir traversé un pont métallique (dont il ne subsiste de nos jours que la pile de la rive droite) au-dessus de l'Arroux, la ligne disposait de deux haltes facultatives au carrefour de la Folie (appelé carrefour de la Légion aujourd'hui) et au hameau les Moreaux.
Le trafic voyageurs fut stoppé le , remplacé par un service d'autocars. La ligne, fermée définitivement en 1936, fut démontée entièrement en 1939.
L'extraction du schiste dans la région d'Autun commence en 1824 à Igornay. De l'huile de schiste est produite dès 1837 pour l'éclairage public et les installations sont améliorées en permanence pour diversifier la production. La mine des Télots est la plus importante, elle est notamment équipée d'une raffinerie en 1936 et emploie plusieurs centaines d'ouvriers qui produisent du carburant pour automobile. Cette mine est la dernière à fermer en 1957. La production totale du gisement est estimée à 13 millions de tonnes. Les vestiges de cette exploitation sont encore présents dans la commune de Saint-Forgeot. Il n'en reste plus qu'un château d'eau et une concasserie accolés aux deux terrils nommés "Les Télots", ainsi que quelques descenderies aux alentours.
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, nombre d'élèves du Lycée Militaire d'Autun partent se battre dans le Maquis de l'Ain, décorant ainsi l'étandard du lycée de la médaille de la résistance. Autun est libérée le par les troupes françaises débarquées en Provence (le 2e régiment de dragons du colonel Demetz), les groupes armés FFI (corps franc Pommiès) et FTP (régiment Valmy).
Le 11 février 1992, la ville d'Autun reçoit le label Ville d'art et d'histoire.
Lors des Jeux olympiques d'hiver de 1992 d'Albertville, en Savoie, la flamme olympique passe par Autun.

Autun est le siège de la communauté de communes du Grand Autunois Morvan, composée de 55 communes.
La commune de Saint-Pantaléon, qui avait été créée en 1792 par regroupement de trois paroisses (Saint-Pierre, Saint-Martin et Saint-Symphorien, rassemblées sous le nom révolutionnaire Les Communes réunies), associée depuis le 15 juillet 1973, est devenue un simple quartier d'Autun lors de sa fusion effective le 1er janvier 2013,.
Autun figure parmi les quinze premières communes de Saône-et-Loire à avoir établi puis officialisé des liens d'amitié avec une localité étrangère.
En 2020, la ville est jumelée avec :
La population est de 2 000 habitants (soit environ 400 feux) à la fin du XVe siècle.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans,.
En 2023, la commune comptait 13 172 habitants, en évolution de −0,89 % par rapport à 2017 (Saône-et-Loire : −0,59 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Quelques clubs et évènements phares de la ville :


La commune relève de l'Académie de Dijon.

Le Journal de Saône-et-Loire est le quotidien régional diffusé dans toute la Saône-et-Loire et distribué à Autun et ses environs dans son édition d'Autun.
Le sous-sol riche en charbon et surtout en huile minérale n'est pas étranger à l'essor de la ville. La seconde était extraite depuis l'époque romaine des schistes bitumineux autuniens. À l'époque romaine, les schistes furent utilisés comme roches décoratives (le schiste dont on extrait l'huile minérale étant solide à l'état natif). Leur exploitation industrielle entamée en 1824, a fourni dès 1837 une « huile de schiste » destinée à l'éclairage. L'extraction a continué tant bien que mal jusqu'en 1957 malgré la concurrence croissante du pétrole. Seuls les deux terrils des Télots et quelques bâtiments en ruine témoignent de ce passé minier.
Le patrimoine historique, culturel, naturel ainsi que la proximité du cœur du parc naturel régional du Morvan dont Autun est la principale ville, constituent des axes forts de rayonnement.
La ville d'Autun profite également de la présence de trois sites de production Dim (fabrication d'articles chaussant à mailles, centre logistique) qui représentent 1 379 emplois. Autun est devenue le berceau de la marque Dim en 1956 et Tolix. La société les Câbles de Lyon, devenue par la suite Alcatel Câble puis Nexans, est aussi un point fort économique pour la ville : deuxième pourvoyeur d'emplois de la ville, le site Nexans d'Autun emploie 230 salariés en 2023 pour une production d'un million de kilomètres de câbles par an.
Par sa proximité avec le Morvan, Autun est aussi une ville de l'industrie du bois. La présence de forêts privées et publiques (bureau de l'ONF d'Autun) a facilité le développement de corps de métiers et d'entreprises liés à cette industrie. Autun possède une chaufferie utilisant la biomasse environnante, construite par la firme Dalkia en 1999.
Autun est classée Ville d'Art et d'Histoire et dispose d'un large secteur sauvegardé.


Autun, au cœur de la Bourgogne, possède de nombreux monuments.
D'époque romane, connue pour ses sculptures, en particulier, celles du tympan.


| Monuments historiques d'Autun |
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| Période romaine |
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| Période médiévale |
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| Période moderne |
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L'exploitation cinématographique a commencé à Autun en 1917 avec les séances de cinéma itinérant que proposait alors la société Gaumont. Ce n'est qu'à partir de 1946 qu'Autun se dote de son premier cinéma (salle unique), Le Majestic, situé en face du lycée militaire. Le cinéma sera racheté par la suite par la société Rex représentée par M. Oudet et sa quinzaine d'actionnaires. Le Majestic devient alors Le Rex.
En 1957, un autre cinéma ouvre rue Pernette qui portera le nom de Les Variétés. En 1964, M. Oudet le patron du Rex le rachète pour le rénover et en faire une salle d'art et d'essai qui rouvrira ses portes en janvier 1965 sous le nom de Le Vox. C'est Roger Coiffard qui dirigera les deux cinéma Rex et Vox.
Pourtant doté en 1970 de l'appareil de projection et de la cabine les plus modernes au monde, Le Rex devenu entre-temps trop vétuste est obligé de fermer en février 1996.
En 1996, de nouveaux exploitants le couple Sylvie Bruant et Philippe Chapelot reprennent la salle unique du cinéma Vox et la transforment un complexe de 3 salles sous le nom de cinéma Arletty. En octobre 2015, de nouveaux exploitants, Jean-Christophe et Astrid Pape, Grenoblois d'origine, reprennent la direction de L'Arletty : ils dotent alors le cinéma d'une quatrième salle de 90 places et d'un grand hall d'accueil et passent ses cabines de projection au tout numérique,.
La salle de spectacles d'Autun est l'Hexagone, situé 1 boulevard Frédéric-Latouche. Elle est dotée d'une grande salle de 1 034 m2 nommée salle Marcel-Corneloup (comprenant 80 tables, 600 chaises et un podium de 10 m x 5 m), d'une petite salle annexe de 170 m2 (comprenant 10 tables et 200 chaises) et d'un hall d'accueil de 170 m2. La salle tire son nom de sa forme hexagonale.
La bibliothèque municipale d'Autun est située dans les locaux de l'hôtel de ville depuis 1846. La première bibliothèque publique fut créée en 1792, par Victor de Lanneau, à partir de fonds issus des mouvements révolutionnaires. Les collections de l'établissement sont ensuite enrichies au XIXe siècle grâce aux ventes publiques de collections de bibliophiles. La loi de séparation des Églises et de l'État de 1909 permet d'enrichir les fonds de collections manuscrites et imprimées provenant de la cathédrale, précédemment conservés par les bibliothèques de l'évêché et du séminaire. Diverses donations viendront ensuite grossir les collections durant le XXe siècle.
En 1985, l'évêché laisse en dépôt à la bibliothèque la Bible de Nicolas Rolin, aujourd'hui conservée par le Musée municipal.
Depuis 1972, la bibliothèque est classée.
Son fonds ancien se compose de nos jours d'environ 50 000 imprimés, 400 manuscrits et 200 incunables.
Autun est le décor du roman Un sport et un passe-temps de l'Américain James Salter, publié en 1967. En 2018, le New York Times consacre un article à Autun, sur les traces du livre, en évoquant l'Hôtel Les Ursulines et le Grand Hôtel Saint-Louis, la rue Dufraigne, la rue du Faubourg-Saint-Blaise, la place du Carrouge, la place d’Hallencourt, le cimetière de la commune ou encore le Champ-de-Mars.
La commune a également servi de décor aux films Hiroshima mon amour d'Alain Resnais et Bon voyage de Jean-Paul Rappeneau.
Le maître graveur Pierre Albuisson a illustré un timbre postal semi-panoramique (6 cm × 2,5 cm) d'une valeur faciale de 0,58 € émis le ,.
En 1906, le 29e régiment d’infanterie a tenu garnison à Autun[réf. souhaitée].

| Blason | D'or au lion de gueules, au chef bandé d'or et d'azur de six pièces et bordé aussi de gueules. |
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| Détails | Première mention de ce blason en 1529 par Barthélemy de Chasseneuz dans son Catalogus De Gloriæ Mundi imprimé à Lyon. Par son chef, ce blason rappelle que Rodolphe, duc de Bourgogne, était comte d'Autun avant de devenir roi de France en 923 sous le nom de Raoul Ier. À ce blason est souvent associée la devise de la ville, Soror et æmula romæ, rappelant que la ville, à l'époque romaine, fut déclarée « sœur et émule de Rome » par le rhéteur Eumène. Adopté par la municipalité le 1er janvier 1868. |
Devise inscrite sur le fronton de l'hôtel de ville : « Roma celtica, soror et æmula Romæ » (« Rome gauloise, sœur et émule de Rome »).