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Jean Brune, né le à Aïn Bessem (Algérie) et mort le à Nouméa (Nouvelle-Calédonie), est un écrivain et journaliste français.
Jean Brune est le fils de Pierre Brune, un forgeron Bourguignon originaire du département de Saône-et-Loire ; son arrière grand-père était prêtre de l’Église de Fragnes. Sa mère Marie, née à Aïn Bessem, est la fille d’un riche propriétaire de Bert Ville, renommée depuis Aïn Laloui.
Jean Brune est né en 1912 à la ferme de Louis Oustaint. Elle est située à moins de 4 km d’Aïn Bessem, sur la route menant vers « la Baraque », renommé depuis El Hachimia, avant de déménager à Aïn Bessem, pour y travailler comme forgeron.
Son atelier se trouvait à côté de la prison d’Ain-Bessem. Pendant la Première Guerre mondiale, il participe au ferrage des chevaux de l’Armée française. Après la guerre, il exerça la profession de cuisinier dans un restaurant ; en même temps, il achète des terres dans la commune-mixte Les Frênes, depuis renommée El Azizia.
Jean Brune est éduqué dans la religion catholique mais restera athée. Il se conçoit comme un Européen de civilisation.[réf. nécessaire]
Après des études primaires au Groupe scolaire Ain-Bessem (1918), il poursuit son cursus au collège et au lycée à El-Harrach (Alger). Renvoyé plusieurs fois pour indiscipline, il termine ses études secondaires grâce à un transfert dans un lycée à Alger. Il y fera la rencontre d'Albert Camus,.
En 1930, il obtient son baccalauréat. La mort de son frère cadet en 1933 bouleverse la vie de sa famille et particulièrement celle de son père. Il travaille plusieurs années comme employé de bureau à Blida.
Il est employé par un riche négociant en vins, qui l'incite à venir travailler à Alger comme sommelier, mais le charge aussi des achats de vin et de la gestion d’une coopérative vinicole à Lavigerie (El Harrach). Il passe la majorité de son temps dans les cercles « Chantiers de la jeunesse française », une organisation paramilitaire française des années 1940-1944. Il devient un opposant à Pierre Laval, chef du gouvernement sous la présidence de Philippe Pétain : il l’accuse d’avoir critiqué ouvertement ces chantiers pour manque de loyauté vis-à-vis de son gouvernement et leurs sentiments anti-allemands.[réf. nécessaire]
Au mois de , dans une salle de cinéma, il critique ouvertement la politique du gouvernement de Pierre-Étienne Flandin, dénonce la mutinerie dans le quartier de Maison-Carrée à Alger de 570 soldats, le complot du Parti du peuple algérien de Messali Hadj, et la propagande allemande[réf. nécessaire].
Après plus de six années à la Casbah, au mois de , il rejoint Aïn Bessem et s’y installe pour travailler dans une banque. Après presque une année il est mobilisé dans un corps d’armée de Blida et rejoint l’Allemagne.
Vétéran de la première Armée française, Jean Brune combat les Allemands au sein d'une unité blindée et reçoit une citation pour une victoire en 1945 dans un combat de chars en Forêt-Noire.
Son père meurt en 1945 et sa mère en 1949.
Partisan du maintien de l’Algérie française, il tente de mobiliser l'opinion française par des tracts distribués aux passants à la criée. [réf. nécessaire]
Dans les années 1950, il collabore à La Nation française de Pierre Boutang et Michel Vivier. Il organise plusieurs réunions publiques à Alger et reçoit pour cette initiative l'appui de Pierre Lagaillarde. Il l'a connu à Alger et l’a défendu lors du procès qui suivit son arrestation pour meeting non autorisé. Il noue une relation étroite avec Lagaillarde, alors activiste nationaliste et anti-indépendantiste. Il se lie d'amitié avec d'autres activistes, qui deviennent ensuite membres de l’Organisation de l'armée secrète (OAS).
Il réside à Rome à partir de . En , à Milan, il participe à la création du comité exécutif du Conseil national de la Résistance,.
Jean Brune est déçu par l'indépendance de l'Algérie et rejoint Aginter Press à Lisbonne ; il en devient rédacteur en chef en 1966. Il veut créer un centre d'information indépendant des monopoles et oligopoles d'information de l'Est et de l'Ouest. Selon lui, la presse agit comme un instrument de propagande.[réf. nécessaire]
Il quitte cet organisme après trois ans et, après l'amnistie de juillet 1968, rejoindra la Nouvelle-Calédonie où il sera directeur du Journal Calédonien,, et meurt en 1973.