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Jean, François, Henri Delannoy |
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Jean Delannoy est un réalisateur et scénariste français, né le à Noisy-le-Sec (Seine-et-Oise) et mort le à Guainville (Eure-et-Loir).
Jean François Henri Delannoy naît en 1908 à Noisy-le-Sec, en Seine-et-Oise, aujourd’hui en Seine-Saint-Denis.
Bien qu’il soit né en banlieue parisienne, sa famille est originaire de Haute-Normandie. Il est protestant, descendant de huguenots, dont certains ont fui le pays pendant les guerres de Religion et se sont installés en Wallonie. Par la suite, leur nom a été transformé en « De la Noye » puis « Delano », notamment pour ceux qui ont émigré à Plymouth, dans le Massachusetts.
Jean Delannoy passe ses études secondaires à Paris, au lycée Montaigne ainsi qu'à celui de Louis-le-Grand ; il s'inscrit ensuite à la faculté de lettres puis, avant de terminer sa licence, commence à jouer dans des films muets. Il s'éloigne ensuite de l'écran pour terminer son diplôme, et finit par décrocher un emploi dans les installations parisiennes des studios Paramount, où il gravit les échelons jusqu’à devenir monteur. En 1934, il réalise son premier film, Paris-Deauville, et entreprend une longue carrière d’écriture et de réalisation.
Durant la Seconde Guerre mondiale, Delannoy continue de réaliser, mais il n'échappe pas aux affres de la période : Macao, l'enfer du jeu, réalisé en 1939, et dans lequel joue Erich von Stroheim, est interdit dès juin 1940, Stroheim étant un autrichien anti-nazi, juif de surcroît. Delannoy doit le retourner, avec « l'autorisation » de la Continental, en remplaçant Stroheim par Pierre Fresnay ; le film sort enfin en 1942. Pontcarral, colonel d'Empire, qui sort en 1943, semble contenir de claires allusions à la situation de l'Occupation ; L'Éternel retour, scénarisé par Jean Cocteau, beaucoup moins.
Après la Libération, son travail est récompensé par la consécration internationale : en 1946, son film sur un pasteur protestant intitulé La Symphonie pastorale reçoit la Palme d’or au Festival de Cannes. Puis en 1950, la Biennale de Venise décerne à Dieu a besoin des hommes le Prix international. En 1960, Maigret tend un piège, est nommé aux BAFTA pour le prix de « Meilleur film de toute origine ».
En reconnaissance de ses longs états de service dans l’industrie cinématographique française, Delannoy reçoit en 1986 un César d'honneur.
Jean Delannoy a réalisé ses films les plus significatifs sous un patronage littéraire. Réalisateur de plusieurs mélodrames, il a déjà connu le succès, notamment avec Pontcarral, colonel d'Empire (1943), lorsqu'il put réaliser L'Éternel Retour (1943), scénarisé par Cocteau. Plus tard, ce dernier adapte pour lui La Princesse de Clèves (1961).
Au classicisme un peu froid de La Symphonie pastorale (1946), de Les jeux sont faits (d'après un scénario de Jean-Paul Sartre, 1947) ou de Maigret tend un piège (1958) ont succédé nombre de films académiques qui ont conduit leur réalisateur vers la télévision à partir de 1976, puis à tourner une trilogie : Bernadette (1988), La Passion de Bernadette (1990) et Marie de Nazareth (1995). Le réalisateur fut souvent qualifié de représentant de la qualité française.
Jean Delannoy est aussi connu pour ses films en costumes, dits « de cape et d'épée ».
Le , Jean Delannoy épouse Juliette Geneste, avec qui il a une fille, Claire, née le .
Le , il fête ses 100 ans, et devient le doyen des cinéastes français, ayant connu l'âge d'or du cinéma français des années 1930 à 1940, et ayant commencé sa carrière aux débuts du cinéma parlant, à partir de la fin des années 1920.
Jean Delannoy est mort chez lui à Guainville, en Eure-et-Loir le ,, à l'âge de 100 ans. Il est inhumé au cimetière communal.
Un musée lui est consacré dans la ville de Bueil (département de l'Eure), tenu par sa fille Claire Delannoy. Il résume sa carrière et toutes ses collaborations autour d'expositions et de scénarios réhabilités.