Jean II de Bueil

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Jean II de Bueil
Biographie
Naissance
Décès
Conjoints
Isabelle de Palluau (d) (?)
Anne d'Avoir (d) (?)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Blason.

Jean II de Bueil (vers 1320? - ~1366) (Jean II dans la généalogie traditionnelle ; Jean (III) dans la généalogie des Bueil rénovée par R. C. Famiglietti), chevalier, seigneur de Bueil et de la Marchère.

Prédécesseurs

Jean II était très vraisemblablement le fils de Jean Ier de Bueil — Jean (II) dans la généalogie rénovée, né vers 1300, présenté traditionnellement mais sans preuves comme l'époux de Marie, fille d'Imbert de Chourses de Malicorne et de Jeanne d'Uzages — qui était écuyer d'honneur du roi Charles IV en 1321, chevalier quand il donna quittance, le , au comte de Blois Louis Ier, de 9 livres pour ses gages et pour ceux des deux écuyers qui avaient servi avec lui pendant neuf jours « en cette guerre de Bretagne » et, selon toute probabilité, le « seigneur de Bueil » tué à la bataille de Crécy en 1346 comme le comte Louis Ier de Châtillon-Blois.

Jean Ier (ou II) était sans doute lui-même le fils du Jean (Ier) de « Bueil » dont les biens avaient été mis en la main du roi Philippe le Bel et s'y trouvaient encore en 1299 : ce Jean étant vraisemblablement le Jean de « Bueule », chevalier, qui, après avoir porté plainte contre André de Montdoucet, son « seigneur féodal », l'a retirée et, pour cette raison, finit par être obligé de payer une amende de 20 livres en 1299.

Date de son décès

Jean II de Bueil testa en 1366 et mourut avant le , date du contrat de mariage de sa fille Marguerite (voir plus loin).

Son épouse et la maison d'Avoir

Jean II épousa Jeanne d'Avoir (née vers 1323 ?), fille d'Hardouin Ier d'Avoir sire de Château-Fromont et de Marguerite Trousseau, celle-ci fille de Pierre Ier Trousseau, † ~1340, seigneur de Launay-Trousseau (aujourd'hui Launay, commune de Lublé, Indre-et-Loire), de Chasteaux (auj. Château-la-Vallière, Indre-et-Loire), etc., et de sa première femme qui nous reste inconnue contrairement à la seconde, la capétienne Isabelle de Dreux-Beu, mère de Pierre II Trousseau. Jeanne d'Avoir avait deux frères (Hardouin II et Pierre d'Avoir de Châteaufromont) et une sœur (Philippe d'Avoir — prénom alors épicène — qui épousa 1} Geoffroy Le Brun  : d'où Pierre Le Brun et Jeanne La Brune ; et 2} Morelet de Wissant, conseiller du duc Louis d'Anjou).

Pierre d'Avoir, frère de Jeanne, l'officier le plus important de Louis Ier duc d'Anjou, comte de Provence et du Maine, prétendant au royaume de Sicile-Naples et de Jérusalem, frère cadet du roi Charles V, prit soin de faciliter les carrières de ses neveux de Bueil. En , « quand il déposa comme témoin dans une enquête, Pierre d'Avoir disait qu'il avait cinquante ans ».

Jeanne d'Avoir survécut à son mari. En 1372, le pape Grégoire XI lui accorda l'autorisation d'avoir un autel portable, de faire célébrer la messe et d'autres divina officia dans les lieux frappés d'interdit et de faire célébrer la messe avant l'aube. Le pape la dénomme « Jeanne, dame du lieu de Bueil, du diocèse d'Angers ».

Enfants de Jean II de Bueil et de Jeanne d'Avoir

Notes

  1. ↑ R.C. Famiglietti, Recherches sur la maison de Bueil, Providence, , p. 20-21
  2. ↑ Famiglietti, 2018, p. 20
  3. 1 2 Famiglietti, 2018, p. 22
  4. ↑ Famiglietti, 2018, p. 23-24
  5. ↑ Famiglietti, 2018, p. 24
  6. ↑ Famiglietti, 2018, p. 17-19
  7. ↑ Famiglietti, 2018, p. 18
  8. ↑ Famiglietti, 2018, p. 88
  9. ↑ E. Quincarlet, « Martyrologe-obituaire de Saint-Julien de Tours », Mémoires de la Société archéologique de Touraine, vol. 23, 2e fasc.,‎ , p. 295-296
  10. ↑ Famiglietti, 2018, p. 36
  11. ↑ Famiglietti, 2018, p. 38-46
  12. ↑ Famiglietti, 2018, p. 46-49. Vaujours alias Vaujoyeux avait été cédé à l'évêque Hardouin par ses cousins Raimond-Roger de Comminges vicomte de Couserans et son frère Arnaud-Roger de Comminges vicomte de Bruniquel : ils étaient les fils de Roger vicomte de Couserans et d'Isabeau Trousseau, fille de Pierre II Trousseau et de Bertrande de Toulouse vicomtesse de Bruniquel. Quant à St-Christophe, ce ne doit être que seigneur en partie ou temporairement, car les anciens détenteurs, les d'Alluyes au Perche-Gouët, alliés aux Rotrou de Montfort et poursuivis par les L'Archevêque de Parthenay, ne cèdent tous leurs droits aux Bueil (Jean IV) vers 1408 qu'avec Jean II de Parthenay : cf. Famiglietti, p. 114.
  13. ↑ Famiglietti, 2018, p. 53
  14. ↑ Famiglietti, 2018, p. 168-169 n. 442
  15. ↑ Famiglietti, 2018, p. 60
  16. ↑ « Brandelis de Champagne, tige des Champagne-Parcé, p. 371 et 375 », sur Nobiliaire universel de France, par Nicolas Viton de Saint-Allais, t. XIV, 1818.

Voir aussi