| Président Société française de minéralogie et de cristallographie | |
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| Président de la Société géologique de France | |
| Professeur Faculté des sciences de Paris | |
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| Maître de conférences Faculté des sciences de Paris | |
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| Président Société d'histoire naturelle d'Auvergne (d) | |
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Pierre Grasset (d) Raymond Hovasse (d) | |
| Professeur Université de Clermont-Ferrand | |
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture | |
| Nom de naissance |
Jean Geoffroi Jung |
| Nationalité | |
| Domicile | |
| Formation | |
| Activités | |
| Période d'activité |
Jusqu'en |
| A travaillé pour |
Faculté des sciences de Paris (- Faculté des sciences de Clermont-Ferrand (d) (- École nationale supérieure du pétrole et des moteurs (- Faculté des sciences de Strasbourg (d) (à partir de ) |
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| Membre de |
Société géologique de France Société d'histoire naturelle d'Auvergne (d) Société géologique de Belgique (en) |
| Conflit | |
| Distinctions |
Jean Jung, né à Molenbeek-Saint-Jean et mort le à Paris, est un géologue pétrographe français, spécialiste des ensembles métamorphiques et granitiques.
Jean Jung est né le à Molenbeek-Saint-Jean, de Jacques-Geoffroy Jung, né à Sainte-Marie-aux-Mines, et Marie-Catherine Sorg, née à Munster. Son père est représentant de la brasserie alsacienne Gruber en Belgique.
Il est engagé volontaire le affecté dans différents régiments de zouaves durant la Première Guerre mondiale. Lors de la phase de démobilisation (1918-1920) puis en tant que réserviste, il sert comme interprète militaire. Au cours de ce conflit, il est décoré de la croix de guerre, de la croix du combattant volontaire et de la médaille des évadés,.
Une fois démobilisé, il épouse Paulette Biau en 1920. Le couple aura deux filles, en 1923 et 1928,.
Il entreprend des études universitaires à la faculté des sciences de Strasbourg auprès de Georges Friedel en minéralogie, Maurice Gignoux en stratigraphie et Jacques de Lapparent en pétrographie,. Il obtient un diplôme d'ingénieur géologue en 1921 puis une licence de sciences naturelles en 1923. En parallèle, Jung exerce en tant que préparateur de pétrographie à partir de 1920 et est nommé chef de travaux pratiques en 1923 et en 1926 remplace Maurice Gignoux au cours de géologie à l'École supérieure du pétrole,. En 1928, il obtient un doctorat en sciences pour ses travaux sur les Vosges hercyniennes d'Alsace.
Il réalise plusieurs voyages d'études en Aquitaine ainsi qu'à l'étranger : Roumanie (1926-1927), Maroc (1929), Iran (1929), URSS (1929), Syrie (1931), Sénégal, Congo, Gabon (1931 et 1935),,.
Il part ensuite à la faculté des sciences de l'université de Clermont-Ferrand où il est nommé professeur en 1933. Il y reste une quinzaine d'années, ce qui lui permet notamment de spécialiser le laboratoire de géologie dans la recherche sur les terrains cristallins et de publier « Géologie de l'Auvergne et de ses confins bourbonnais et limousins » qui va constituer la base des travaux géologiques dans la région. Il contribue également à l'élaboration de la Carte géologique de la France.
En 1948, il rejoint la faculté des sciences de l'université de Paris en succédant à Jacques de Lapparent à la direction du laboratoire de pétrographie de la Sorbonne. En 1950, il est promu professeur et remplace Pierre Pruvost à la chaire de géologie à partir de 1961.
Côté recherches, il « s'oriente vers des problèmes plus généraux de définition de provinces magmatiques, domaine où son invention scientifique apporte des solutions originales ». En fin de carrière, il préside deux importantes sociétés savantes au cours de cette période : la société géologique de France en 1953 et la société française de minéralogie en 1958. Il part à la retraite en 1966.
Au cours de sa carrière, il publie plusieurs ouvrages importants, tels que les Principes de géologie du pétrole (1935), la « Géologie de l'Auvergne et de ses confins bourbonnais et limousins » (1946), ou les « Précis de Pétrographie » (1958) dont la quatrième édition est publiée dix ans après son départ à la retraite et peu de temps avant son décès.
De son vivant, il reçoit plusieurs distinctions à titre militaire ainsi que pour sa carrière scientifique. Il est fait officier de l'instruction publique en 1939, chevalier de la Légion d'honneur en 1948 et chevalier de l'Étoile noire du Bénin. Il reçoit également plusieurs prix : le prix Joseph Labbé de l'Académie des sciences en 1930, le prix Auguste-Viquesnel de la Société géologique de France en 1932, le prix Mège de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Clermont-Ferrand en 1948, le prix Albert-Gaudry de la Société géologique de France en 1968 et la médaille Boricky de l'université Charles de Prague en 1968. Il est également nommé président honoraire de la Société géologique de Belgique. Un symposium est organisé en son honneur en 1971 sous la présidence du professeur César-Eugène Wegmann.
Il meurt le à Paris et est enterré au cimetière des Batignolles, très vite rejoint par épouse morte un an plus tard. Maurice Roques rédige sa nécrologie au nom de la Société d'histoire naturelle d'Auvergne.
