| Préfet de l'Aisne | |
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Jean-Pierre Abeille (d) Jean-Paul Roy (d) | |
| Préfet de La Réunion | |
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Pierre Philip (d) | |
| Préfet de la Vendée | |
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Georges Cathal (d) Jean Wolff (d) | |
| Préfet de la Drôme | |
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Jean Tomasi (d) | |
| Sous-préfet de Corbeil | |
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| Secrétaire général de la préfecture du Loiret (d) | |
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| Sous-préfet de l'arrondissement de Brest | |
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| Sous-préfet de Saint-Malo | |
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| Secrétaire général de la Côte-d'Or | |
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| Secrétaire général de la préfecture de l'Aisne | |
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| Sous-préfet de Chinon | |
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture | |
| Nom de naissance |
Jean François Pierre Perreau-Pradier |
| Nationalité | |
| Formation |
Faculté de droit et des sciences économiques de Paris (d) École libre des sciences politiques |
| Activités |
Fonctionnaire, politologue, juriste, sociologue |
| Père |
| Parti politique | |
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| Distinctions |
Jean François Pierre Perreau-Pradier, né le à Auch (Gers) et mort le à Lodève (Hérault), est haut fonctionnaire français.
Il est le fils du député Pierre Perreau-Pradier.
Après avoir été scolarisé au collège à Tonnerre et au lycée Buffon à Paris, il effectue ses études universitaires à la faculté de droit à Paris dans l'École libre des sciences politiques. Il étudie ensuite à l'École des hautes études sociales, puis à l'École des hautes études internationales. Il est titulaire d’un doctorat en droit et d’un DES en sociologie.
Il est préfet de la Drôme en 1949, de la Vendée du au , de La Réunion du au , de l’Aisne de 1964 à 1969.
Durant son mandat de préfet à la Réunion, Jean François Pierre Perreau-Pradier instaure un climat de terreur et de répression sur l'île. Sa nomination comme préfet est décidée par le socialiste Guy Mollet qui le charge de « réduire la montée des communistes locaux ». Perreau-Pradier s'attèle à cette tâche tant par la répression étatique que par la couverture de crimes anticommunistes : il permet la multiplication des fraudes électorales, il emprisonne à tour de bras les militants anticoloniaux et communistes, il couvre les meurtres contre ces derniers et permet aux milices privées des grands propriétaires blancs d'agir en toute impunité. Entre le 30 mai 1961 et le 2 mars 1963, Perreau-Pradier fait saisir 13 fois le journal Témoignages, le journal du Parti communiste réunionnais, sous prétexte de l'utilisation du terme « autonomie » dans ses pages. Ces saisies seront caractérisées comme un « abus de pouvoir caractérisé et illégal » par le Conseil d'État le 1er décembre 1965. Durant son mandat, Perreau-Pradier déplace de force 11 réunionnais via l'Ordonnance Debré qui stipule que « les fonctionnaires de l'État en service dans les DOM dont le comportement est de nature à troubler l'ordre public peuvent être, sur la proposition du préfet et sans autre formalité, rappelés d'office en métropole par le ministre dont ils dépendent pour recevoir une nouvelle affectation ».