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Jean Planson ou Jehan Planson est un compositeur et un organiste parisien né vers 1559 (probablement à Paris) et mort après 1611. Il n’a jamais travaillé en lien avec la cour de France.
Il se marie avant 1579 avec Catherine Maboud ; il a d’elle deux fils, Jean, baptisé le (sa marraine est fille d’un corneur du roi), puis Pierre, baptisé le (ses parrains sont un organiste et un facteur d’orgue), et une fille, Madeleine, baptisée le , dont les marraines sont toutes deux filles de facteurs d’instruments. Il a demeuré d’abord paroisse Saint-Paul, puis paroisse Saint-Jacques-la-Boucherie.
Planson est nommé organiste de l'église collégiale Saint-Germain-l'Auxerrois à Paris le . Toutefois il y est remplacé dès décembre par Jean Lesecq sans qu’on sache pourquoi. Il tient ce poste jusqu’en 1578 au moins.
En 1578, il concourt au puy de musique d’Évreux ; il y gagne le prix de la harpe d'argent pour son motet à cinq voix Aspice Domine (publié en 1583), ainsi que le prix du Triomphe de Cécile (rarement attribué) pour sa chanson à 7 voix sur le sonnet Ha, Dieu que de filetz (idem).
Il est encore connu comme organiste de l’église Saint-Sauveur à Paris de 1586 à 1588 ; c’est peut-être lui le « Jehan Pinson » âgé de 53 ans et demeurant rue Saint-Jacques qui marie son fils Jacques le lundi .
Les compositions profanes de Planson ont subi l’influence des compositeurs de l’Académie de poésie et de musique, tels Joachim Thibault de Courville, Fabrice Marin Caietain ou Claude Le Jeune. Elles sont syllabiques et homophoniques, avec la mélodie au dessus, et des phrases courtes. Les textes sur lesquels il compose sont surtout inspirés de la mouvance pastorale, illustrée par Rémy Belleau, Siméon-Guillaume de La Roque et Jean Bertaut. La plupart d’entre eux ont été publiés plus tard dans un recueil poétique sans musique en 1597, plusieurs fois réédité.


Planson a aussi publié deux chansons à 4 voix chez Le Roy et Ballard dans leur Vingt-quatrième livre d’airs et de chansons (RISM 15839). On lui attribue également l’harmonisation de sept mélodies pour une fête de la Confrérie de Saint-Julien des ménestriers en 1587.