Jean Reboul

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Jean Reboul
Dessin de Jean Reboul, l'année de sa mort
Fonctions
Cabiscòu du Félibrige (d)
-
Daniel Grasset (d)
Membre de l'Assemblée constituante de 1848
Assemblée nationale constituante
Gard
-
Président
Académie de Nîmes
Auguste Pelet (d)
Adolphe d'Espinassous (d)
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 68 ans)
NîmesVoir et modifier les données sur Wikidata
Surnom
Le Poète boulangerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Rédacteur à
Armana Prouvençau (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
Claude Reboul (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Gabrielle Reboul (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Guillaume Reboul (d)
Marie Achard (d)
Rosalie Reboul (d)
Marie-Jeanne Dourel (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
Marie-Madeleine Reboul (d) ()
Jeanne Reboul (d) (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Académie de Nîmes (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mouvement
Genre artistique

Jean Reboul, né le à Nîmes et mort le dans la même ville, est un poète et homme politique français.

Biographie

Fils d’un serrurier originaire du Bas-Vivarais et de Gabrielle Thibaut, il est placé en pensionnat jusqu'à l'âge de treize ans, puis entre comme clerc chez un avoué. Mais, à la mort de son père, il est contraint de devenir, à quinze ans, boulanger, profession qu'il exercera toute sa vie.

En 1815, après le débarquement de Napoléon au Golfe Juan, il s'engage dans les volontaires royaux.

Jean Reboul commence d'écrire en 1820 avec une pièce intitulée Le Duel, puis avec une cantate sur la guerre d'Espagne en 1824. En 1828, il est l'auteur du célèbre L’Ange et l’enfant, poème paru dans La Quotidienne et qui lui assure la renommée. Parmi ses autres poésies, Le Dernier Jour fut de celles qui lui assurèrent une place honorable parmi les poètes français. Chateaubriand passa quelques heures à Nîmes et lui rendit visite en le félicitant pour ses travaux (cf. : Mémoires d'outre-tombe Liv.XIV, chap.2). Lamartine, Alexandre Dumas, et d'autres célébrités de l’époque comme Andersen vinrent aussi lui rendre visite.

Membre de l'Académie du Gard, il en est le président en 1835. Ce n'est qu'en 1836 qu'il publie ses Poésies, qu'il dédie à Lamartine.

Pierre-Jean David d'Angers, Profil de Jean Reboul, 1842.

Dans les années 1850, il fait connaissance avec le jeune Antoine Bigot. Il devient également un « ami inséparable » de son homologue protestant Jules Canonge, et un proche de Gaston de Flotte. Il rejoint le Félibrige avec Canonge en 1862.

Politique

Lors des élections législatives de 1848, il fut élu député à l'Assemblée nationale constituante par 51 470 voix. Il vote notamment en faveur de la loi d'exil bannissant la famille d'Orléans.

En 1852, le gouvernement impérial voulut lui conférer une décoration. Il répondit qu’il ne croyait pas être « passé à l’état de monument » et la refusa. Jean Reboul, catholique et royaliste, a souvent été opposé à Antoine Bigot, protestant et républicain.

Décès

Peu avant sa mort, il accomplit le pèlerinage de Rome.

Il meurt le à 11 heures du matin, à l'âge de 68 ans. Le , ses obsèques sont célébrées en grande pompe ; il est inhumé au cimetière Saint-Baudile de Nîmes.

Postérité

Une rue de Nîmes, anciennement rue Carreterie, porte son nom. Le musée des beaux-arts de Nîmes possède un buste du poète sculpté par James Pradier, et une statue exécutée par Auguste Bosc trône au bas des escaliers des jardins de la Fontaine, face à celle d'Antoine Bigot.

Œuvres

Notes et références

  1. ↑ Michel Boissard, « Jean Reboul, le poète de la « Rafataille » (1796 – 1864) », biblinimes.over-blog.com.
  2. ↑ Impressions de voyage. Midi de la France
  3. ↑ Un paternalisme littéraire : Chateaubriand, Lamartine, Hugo et la littérature prolétarienne Romantisme, 1983, Volume 13, René Garguilo.
  4. ↑ « Les académiciens célèbres », academiedenimes.org.
  5. ↑ Liste des présidents sur academiedenimes.org.
  6. ↑ Patrick Cabanel, « Canonge Jules-Amédée », dans Patrick Cabanel et André Encrevé (dir.), Dictionnaire biographique des protestants français de 1787 à nos jours : A-C, t. I, Paris, Éditions de Paris, (ISBN 978-2-84621-190-1), p. 561.
  7. ↑ Michel Courty, Le Fabuliste nîmois Bigot (1825-1897), Berre-l'Étang, L'Astrado, 1995, p. 42.
  8. ↑ Cimetières de France et d'ailleurs

Annexes

Bibliographie

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