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Jean Francisque Marie Reynaudon |
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Jean Reynaudon, né le à Plottes et fusillé le au Fort de Montessuy à Caluire-et-Cuire, est un milicien français, membre (chef intérimaire) du 2e service dirigé par Paul Touvier.
D'abord inspecteur de police, il est révoqué par Vichy pour cause de trafic de faux-papiers délivrés à des Juifs. Pour échapper à une condamnation, il s'engage dans la milice (probablement fin 1943 - début 1944) avec laquelle il se livre à une série d'exactions.
Le , il prend la tête d'un escadron de 150 miliciens, barrant la rue Viala de Lyon, soutenant ainsi la Gestapo. L'opération est destinée à démanteler l'imprimerie clandestine d'André Bollier. L'ensemble de l'équipe d'André Bollier et lui-même sont tués, à l'exception de Marie Guézennec (Marie Morat).
Il est a minima responsable de l'arrestation d'Émile Zeizig, le . Il est également responsable du pillage du magasin d'Émile Zeizig, à Sainte-Foy-lès-Lyon, les 28 et , fait qu'il reconnaît dans une lettre adressée à Joseph Darnand :
« Nous avons saisi trois millions de francs de marchandises diverses chez un juif. Celui-ci a été exécuté par nos soins, en représailles de l'assassinat de Philippe Henriot. »
— Jean Reynaudon, le 18 juillet 1944,
Le 29 au matin, c'est lui qui achève chacun des sept otages, d'un tir de pistolet dans la nuque.
À l'instar d'Henri Gonnet, Reynaudon fut condamné à mort le puis fusillé au Fort de Montessuy de Caluire le à 8 heures 32.
D'abord inhumé dans le carré des condamnés du cimetières de La Guillotière à Lyon, son corps fut transféré le au cimetière de Caluire-et-Cuire.
Autres références :