Jeanne Maxime-David

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Jeanne Maxime-David
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Jeanne Marie Charlotte Léonie Malvoisin
Nationalité
Activité
Conjoint
Enfant
Vue de la sépulture.

Jeanne Malvoisin, dite Jeanne Maxime-David, née le à Chaumont (Haute-Marne) et morte le dans le 16e arrondissement de Paris, est une femme de lettres française. Amie, entre autres, de Julien Cain, de Tristan Bernard, de Marcel Prévost, de Charles Munch et de Geneviève Maury, elle est la mère de l'helléniste et académicienne Jacqueline de Romilly.

Biographie

Fille d'un professeur de lettres, elle est élève du lycée Molière (1897-1904) où elle a pour camarade Geneviève Maury,. Jeanne Malvoisin épouse Maxime David, un jeune et brillant normalien agrégé de philosophie, quelques années avant la guerre de 1914-1918. Une fille, Jacqueline, naît de leur union en . Mais le caporal Maxime David est tué au front le , à Saint-Mard-les-Triots dans la Somme.

Élevant désormais seule sa fille, elle entame quelques années plus tard une carrière littéraire sous le nom de plume de Jeanne Maxime-David. La publication de ses romans donne lieu, dès , à des articles de presse élogieux saluant leur « saveur ironique », le « don d'observation, l'intelligence aiguë et la pénétrante malice » de leur auteur. Parmi les critiques les plus éminents ayant célébré son talent d'écrivain et ses dons pour le théâtre, figurent René Lalou, Ramon Fernandez, Robert Brasillach, Marcel Arland, Gabriel Marcel et Albert Thibaudet. En 1922, la pièce de théâtre L'Amitié imprévue, écrite en collaboration, obtient le second prix d'un concours organisé par Comœdia ; elle est représentée au Casino de Nice et au Théâtre de l'Athénée. Pendant plusieurs années, elle publie chaque mois une nouvelle pour des hebdomadaires comme Candide et Gringoire. En 1934, le roman Amélie est publié d'abord en feuilleton dans le journal Le Temps. Ce roman frôle le prix Goncourt.

Ces succès littéraires n'empêchent pas Jeanne Maxime-David d'exercer également plusieurs autres activités : elle est un temps journaliste politique à la radio et lectrice pour Gaston Baty au Théâtre Montparnasse. Peu après la Libération, elle devient membre du Comité de lecture et du Comité des Lettres et des Arts pour la radio auprès, entre autres, de Pierre Descaves : elle lit des manuscrits de pièces de théâtre pour apprécier leur valeur afin d'envisager leur éventuelle diffusion et se lance également dans la traduction d'œuvres depuis l'anglais. Proposant ses propres œuvres sous des pseudonymes, elle devient ainsi un auteur de théâtre radiophonique. Elle est en outre l'auteur d'un grand nombre d'adaptations pour la radio des œuvres de Maupassant, Stefan Zweig, Arthur Schnitzler, Émile Zola et Jules Verne.

Sa vie est racontée par sa fille, Jacqueline de Romilly, dans un récit autobiographique intitulé Jeanne, écrit en 1977 et publié en 2011. Elles sont toutes deux inhumées au cimetière du Montparnasse (division 10).

Œuvres

Romans

Théâtre

ainsi que de nombreuses adaptations théâtrales et pièces pour la radio.

Nouvelles

Notes et références

  1. ↑ Acte de décès (avec date et lieu de naissance) à Paris 16e, no 243, vue 1/31.
  2. ↑ Romilly 2011, p. 90, 121, 192-193.
  3. ↑ Romilly 2011, p. 15.
  4. ↑ Marie-Louise Rançon, Femmes savantes II : 80e anniversaire du lycée Molière, Paris, Association des anciennes élèves du Lycée Molière, .
  5. ↑ Centenaire du lycée Molière. Mémorial 1888-1988, La Châtre, , 133 pages.
  6. 1 2 « Discours de réception de Jules Hoffmann » (Discours de réception de M. Jules Hoffmann au fauteuil de Mme Jacqueline de Romilly de l’Académie française), sur academie-francaise.fr, (consulté le ).
  7. ↑ Romilly 2011, p. 75.
  8. ↑ Romilly 2011, p. 143-144.
  9. ↑ Romilly 2011, p. 142.
  10. ↑ Marie-Claude Martin, « Par pudeur, Jacqueline de Romilly voulait que «Jeanne» ne soit publié qu’après sa mort », Le Temps,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  11. ↑ Romilly 2011, p. 121.
  12. ↑ Romilly 2011, p. 151.
  13. ↑ Romilly 2011, p. 209, 215 à 218.
  14. ↑ Romilly 2011, p. 197 à 203.
  15. ↑ Romilly 2011, p. 213 à 215.
  16. ↑ « Le livre secret de Jacqueline de Romilly », sur Le Figaro, (consulté le ).

Voir aussi

Bibliographie

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Liens externes