Joe Alex

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Joe Alex
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 54 ans)
LimaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Alejandro Saenz VaronaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Activités
Période d'activité

Joe Alex pseudonyme de Alejandro Saenz Varona, né le à Ica (Pérou) et mort le à Lima (Pérou) est un danseur, chorégraphe, chanteur et acteur péruvien.

Figure du music-hall de l'entre-deux-guerres, il fait ses débuts en 1918, en étant à l'affiche de revue, d'opérette, de pièce musicale et de comédie, dans les salles de théâtre tels que l'Olympia, le théâtre du Perchoir, le Bataclan et la Gaîté-Lyrique.

Surnommé le tragédien de l'âme noire et considéré par Paul Colin comme étant l'une des plus grandes stars de son époque, il est membre de la Revue nègre de 1925 à 1928, aux côtés de Joséphine Baker et Sidney Bechet et fondateur du Théâtre africain en 1938.

Cantonné à des rôles de danseur noir, d'indigène ou de domestique, que ce soit au théâtre ou au cinéma avec notamment le rôle du Roi Malikoko dans Malices-Coco, revue en deux actes de Jean Bastia et de Charles-Alexis Carpentier et du rôle de Bamboula dans Bécassine et Bamboula, comédie en trois actes de Caumery, il obtient aussi des rôles plus sérieux avec le rôle de Vincent Jackson, condamné à mort, dans la pièce The Last Mile de John Wexley et le rôle de Diego dans le film L'Étoile de Valencia au côté de Jean Gabin et Brigitte Helm.

Biographie

Joe Alex et Brigitte Helm dans le film L'Étoile de Valencia.

Joe Alex, pseudonyme de Alejandro Saenz Varona est né le à Ica au Pérou, et a 17 frères et sœurs. À douze ans, son oncle Jose Antonio Saenz Benavente l'invite à l'accompagner en voyage. Il embarque à Pisco, fait escale à La Havane puis arrive à Paris. Joe Alex devient portier pour les grands théâtres puis à dix-huit ans, après avoir vu les affiches, il veut devenir artiste.

En mai 1918 il est à l'Olympia en tant que chronométreur de danse dans le spectacle de danse inspiré des combats de boxe et intitulé Match ! avec Georgette Delmarès et Pierre Sandrini,,. Il reprendra son rôle dans ce sketch en 1926.

En 1919, il exécute des danses en compagnies de Marcelle Rahna lors de soirées musicales ou concours musicales à l'Olympia. En décembre de la même année au théâtre du Perchoir, il tient le rôle du Roi Malikoko dans Malices-Coco (joies nègres), revue en deux actes de Jean Bastia et de Charles-Alexis Carpentier, en compagnie de Lilian Greuze, Paul Villé et Suzy Pierson.

En 1920, il participe à l'opérette La belle du Far-West présentée à l'Apollo Théâtre. Cette opérette mise en scène par Aimé Simon-Girard, sur un livret de Maurice de Marsan et mis en musique par Germaine Raynal, comprend dans sa distribution des acteurs tels que Andrée Marly, Aimé Simon-Girard et Émile René. En 1921, il participe à l'opéra-ballet Une nuit à Thèbes au Gaumont-Palace en compagnie notamment de Raoul Paoli.

En 1922 au Grand-Théâtre de Bordeaux, il joue dans la pièce Les mille et une nuits de Maurice Verne, aux côtés de Marguerite Carré, Jean Angelo et de Germaine Michel.

En 1923, à la Gaîté-Lyrique, il joue le rôle la pièce Quo Vadis ? mis en scène par Octave Labis aux côtés de Mathilde Saïman et de Marcelle Ragon. En 1924 au Bataclan, il joue dans l’opérette Eva sous la direction de Maurice Ordonneau et en compagnie de Robert Hasti.

En 1925, il joue dans Chou-Chou, opérette en trois actes de Raoul Praxy au côté de Simone Deguyse. La même année, il joue dans la Revue nègre en dansant la Danse sauvage aux côtés de Joséphine Baker. Avec elle, il enregistrera en 1930, en duo la chanson Voulez-vous de la canne à sucre. Toujours en 1925, au théâtre de Gaity, il est chorégraphe pour En plein dans l'nu, revue en 2 actes de Léo Berryer. En octobre 1925, il participe à la première représentation du spectacle Revue nègre au Théâtre des Champs-Élysées en compagnie de Joséphine Baker, Sidney Bechet et de Louis Douglas. Fin 1925, il joue le rôle de Bamboula dans Bécassine et Bamboula, une comédie en trois actes de Caumery.

Il habite rue Pigalle en 1926 sous le nom d'Alexandre Saenez comme artiste lyric et la même année, en novembre, il fait partie de la distribution d'Olive chez les nègres, opérette d'Henri Falk avec Jane Pierly, Jean Martinelli puis de l’opérette Le village blanc, mis en scène par Henri Falk et Jean Wiéner et décors fait par Jean Hugo.

Affiche de la chanson Voulez-vous de la canne à sucre par Joséphine Baker et Joe Alex.

Le 8 janvier 1927, il participe au Gala des ailes au Trocadéro, en présence du président de la république, Gaston Doumergue puis en février il joue dans le Ballet Masque mis en scène par Pierre Sandrini et Telly. Il accompagne Maria Ley-Piscator et Georgette Delmarès. La même année, il participe à la revue Femmes et sports, revue de Léo Lelièvre, Henri Varna et Fernand Rouvraiavec Georges Carpentier, La môme Moineau et Florence Walton. A la même époque, il considéré par Paul Colin comme une des plus grandes des stars de son époque. Toujours en 1927, il participe à une soirée de gala au cirque d'hiver en faveur de l'Association mutuelle des mutilés anciens combattants.

En 1928, il figure dans le film Le cabaret épileptique d'Henri Gad (Henri Fischman) au côté de Jeanne Helbling, Michel Duran, de Madeleine Guitty, Louis Pré fils et d'Isaac Esravitch Douvan Torzof. La même année, il apparait dans la pièce de théâtre Mon petit mise en scène par Colette Andris qui joue le rôle principale,. le 25 mai 1928, il participe avec son chien Jicky aux premiers tours de manivelles du film J'ai l'noir ou le Suicide de Dranem de Max de Rieux où l'on retrouve Éliane de Creus et Hélène Hallier,. En mai 1928, il joue le rôle du procureur et du valet de Casanova au Lido dans le ballet Une aventure de Casanova au côté de Nane Carty, Georgette Simon et Mona Païva. Fin 1928, il annonce son futur mariage avec une vedette de cinéma.

Joe Alex apparait dans l'ouvrage La danse d'aujourd'hui d'André Levinson sortie en 1929,. En 1930, il participe avec Joséphine Baker à une conférence sur le phonographe donnée à l'Université des Annales, salle Gaveau. Toujours en 1930, il fait partie de la revue Paris qui remue mis en scène par André Bay (1890-1933), en compagnie de Joséphine Baker et d'Adrien Lamy. Encore en 1930, il joue le rôle de Tamaré au côté de Joséphine Baker dans L'orage, revue jouée au Casino de Paris. En 1931 il se produit à Madrid puis participe au sketch de Jean Bastia, Exposition de blanc.

Andrex et Joe Alex en 1946.

Joe Alex joue le rôle de Vincent Jackson, condamné à mort de la cellule 13, dans la pièce de 1932, Le rapide de minuit mis en scène par Paul Nusser d'après la pièce de John Wexley, The last mile,,,.

En octobre 1932, il danse le Cake-walk chez Maxim's lors d'une soirée sur le thème des années 1900 où l'on retrouve Alice Méva. Fin 1932, il fait partie avec Jean Caroiffa, de la distribution de la pièce Rakoko XXIII, créée par Charles de La Rounat et Orsippe. En 1935, au Théâtre du Petit Monde, il joue avec son chien Jicky au côté de Gaby Triquet, le rôle de Robinson dans la pièce Robinson Crusoé, mise en scène par Fernand de Rouvray,. En 1936, il habite Rue Lechapelais sous le nom d'Alexandre Saenz.

En 1938, il créait le Théâtre africain avec Odile Marley (sa future épouse, née Odile Jungbluth) qui conçoit les décors et les costumes,, et dont la troupe est originaire de l'Afrique-Occidentale française (fédération de colonies françaises en Afrique de l'Ouest). Le Théâtre africain cessera son activité à la déclaration de guerre. En 1938, Jean de Létraz écrit la comédie Une nuit blanche pour Joe Alex et le Théâtre africain. Le 8 mars 1939, il fait avec sa future femme Odile Marley, une représentation du Théâtre africain au Théâtre royal des Galeries. Le 27 juin 1939, avec le Théâtre africain, il présente avec Odile Marley, le drame en deux actes Le docteur de Harlem. Le premier juillet 1939, avec le Théâtre africain, il participe au gala de l’outre-mer, sous la présidence de Lucien Lacaze.

Pendant l'occupation allemande, aux côtés de Cécile Sorel, il participe le 24 mars 1943 à un gala organisé par l’œuvre philanthropique Vivre et sourire pour les malades de l’Hôpital Saint-Louis. Pendant cette période il est interné comme citoyen américain puis au cinéma, il joue dans Les Enfants du paradis de Marcel Carné.

Le 15 avril 1946, il fait partie de la distribution de la pièce de théâtre Des souris et des hommes, mise en scène par Paul Œttly, en présence de John Steinbeck. La guerre a anéanti le mouvement théâtral et en 1947, Joe Alex rentre au Pérou à bord du Rímac après quarante-trois ans d'absence. Joe Alex qui veut se produire à Lima, aborde la question avec le département national du théâtre, mais les moyens financiers limités retardent ses projets.

Joe Alex qui tombe malade en 1948, est admis à l’hôpital de Lima mais son épouse Odile Jungbluth de Saenz, le ramène chez lui où il meurt le 15 aout 1948 dans d'atroces souffrances,. Il laisse deux jeunes enfants nés en France, Francisco Saenz dit Pancho (futur arrangeur et chef d'orchestre) et Marion Saenz,.

Surnommé le tragédien de l'âme noire, dans ses dernières années, Joe Alex avait encore des projets avec un rôle dans la pièce de théâtre Le Maître de Santiago et dans l'Empereur Jones d'après Eugene O'Neill.

Théâtre

Filmographie

Bibliographie

Notes et références

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  5. ↑ Semanario peruano, con las noticias que hacen historia Volume 2 1948 (google.fr)
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  7. ↑ Le Figaro du 18 mai 1918 (retronews.fr)
  8. ↑ Le Journal du 20 mai 1918 (retronews.fr)
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  16. ↑ La Patrie du 23 avril 1923 (retronews.fr)
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  54. 1 2 L'Intransigeant du 27 juin 1939 (retronews.fr)
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  60. ↑ Le Petit Journal du 29 juin 1939 (retronews.fr)
  61. 1 2 L’Œuvre du 6 mars 1943 (retronews.fr)
  62. ↑ Cinévie du 24 décembre 1946 (retronews.fr)
  63. ↑ Les Lettres françaises du 12 avril 1946 (retronews.fr)
  64. ↑ Odile Marley, française blonde et veuve, mère de deux enfants de Joe Alex, noir originaire de la province de Cañete qui a connu la gloire à Paris en dansant aux côtés de Joséphine Baker.
  65. ↑ Comunidad CONACYT. (google.fr)
  66. ↑ Odile Marley a arraché Joe Alex à la clinique au moment où les médecins, sans un mot, ont secoué la tête. Elle ne voulait pas pour lui cette mort froide, brutale et technique des hôpitaux
  67. ↑ Escena Volumes 1-4 1953 (google.fr)
  68. ↑ L'Aube du 15 septembre 1948 (retronews.fr)
  69. ↑ Lorsque Joe Alex voyageait, il appelait chaque soir ses jeunes enfants. Qu’il est facile de pleurer ! Depuis les villes les plus reculées de France, sa voix brisée parvenait jusqu’à Paris.
  70. ↑ Paris-presse, L'Intransigeant du 12 octobre 1945 (retronews.fr)
  71. ↑ Combat du 23 septembre 1948 (retronews.fr)
  72. ↑ Le Chant des tropiques sur L'Encyclopédie multimedia de la comédie musicale théâtrale en France

Liens externes