Johan Lulofs

Johan Lulofs
Fonction
Recteur de l'université de Leyde
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 57 ans)
LeydeVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Aletophilus PhilomususVoir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Université d'Utrecht (jusqu'en )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Université de Leyde ( - )
Université de Leyde (à partir du )
Université de LeydeVoir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Mouvement
Maîtres
Jacob Odé (d), Everard OttoVoir et modifier les données sur Wikidata

Johan Lulofs (ou Jan Lulofs ; né le à Zutphen; † à Leyde) est un astronome et mathématicien néerlandais du XVIIIe siècle. Dans ses écrits, il s'efforce de concilier la science de son temps avec sa foi protestante et s'inscrit parmi les penseurs de la religion naturelle.

Biographie

Après des études secondaires au lycée de Zutphen, il s’inscrit en 1729 aux cours de philosophie de l'Université d'Utrecht. Le , il y présente une communication de causis, propter quas zona torrida est habitabilis et obtient le sa maîtrise avec un mémoire consacré aux aurores boréales, préparé sous la direction de Jacobus Odé. Il part ensuite étudier le droit à l’université de Leyde, mais soutient sa thèse de docteur en droit romain de mathemat. et malefic. à Utrecht, sous la direction d'Everard Otto. Dès ces débuts, son intérêt pour les questions astronomiques et mathématiques se manifeste jusque dans la façon dont il aborde les questions juridiques.

Il exerce ensuite comme avocat à Zutphen, tout en se faisant connaître par diverses traductions, comme la « Friponnerie des esprits forts » de Richard Bentley (Amsterdam 1738) ou la version néerlandaise du manifeste newtonien de John Keill (1671–1721) : Inleidinge tot de waare natuur- en sterrekunde, of de natuur- en sterrekundige lessen (Leyde, 1741). Une seconde édition de ce livre contient une annexe de Peder Horrebow sur le système héliocentrique de Nicolas Copernic.

Devenu membre étranger de l’Académie des sciences de Berlin (), sa réputation scientifique pousse les régents de l’université de Leyde à lui confier, le , leur chaire d'Astronomie et de Mathématiques, et donc la direction de l'observatoire de Leyde. Sa leçon inaugurale est intitulée De causis Astronomiae promotae. Le , il reprend la chaire d’Ethique et de Métaphysique, avec un discours De utilissimo, sed hactenus raro matheseos ac metaphysices connubio. Son activité d'organisateur le fait élire recteur. En 1752, il est élu président de la Société scientifique de Haarlem, et le gouvernement le nomme intendant général des digues et canaux de Hollande et de Frise-Occidentale. Joseph-Nicolas Delisle le nomme 1758 membre correspondant de l’Académie des sciences de Paris.

Lulofs, s'il n'a pas fait de découvertes originales, contribue à répandre le goût des sciences mathématiques dans sa patrie par ses livres et ses articles, dont les thèmes vont de l'organisation des canaux à la physique newtonienne, en passant par la cartographie mathématique et ses observations astronomiques. Très pieux, il s'attachait à concilier les découvertes de la sciences avec la foi, selon une forme de religion naturelle qui en fait un représentant des penseurs des Lumières aux Pays-Bas, dans la tradition des Pieter van Musschenbroek et Willem Jacob ’s Gravesande.

Œuvres

Bibliographie

Références

  1. ↑ Registre des baptêmes de la communauté reformée de Zutphen (1711–1715). (PDF) consulté le 8 février 2013
  2. ↑ Université d'Utrecht: Album Studiosorum Academiae Rheno-Traiectinae MDCXXXVI-MDCCCLXXXVI. J. L. Beiers et J. van Boekhoven, Utrecht, 1886, p. 131
  3. ↑ Album promotorum qui inde an anno MDCXXXVI usque ad annum MDCCCXV in Academia Rheno-Trajectina gradum doctoratus adepti sunt, Societas cui nomen “Provinciaal Utrechtsch Genootschap van Kunsten en Wetenschnappen” componendum edendumque curavit, atque Academiae Rheno-Trajectinae trecesimo die natali donum obtulit. Verlag Broekhoff, Utrecht, MCMXXXVI, p. 127
  4. ↑ Album promotorum... op. cit., p. 132
  5. ↑ intitulé Introductio ad verani physicam et veram astronomiam
  6. ↑ (la) Johannes Lulofs, « Oratio Inauguralis, De utilissimo, sed hactenus raro matheseos ac metaphysices connublo », (consulté le )
  7. ↑ « Annuaire des membres depuis 1666: Lettre L », sur Académie des sciences (consulté le )
  8. ↑ (nl) Rienk Vermij, « Johannes Lulofs als vertegenwoordiger van het newtonianisme in de Republiek. », Gewina., Rotterdam, Erasmus Publishing,, 22e année no 3,‎ , p. 136–150 (lire en ligne [PDF]) ou Gesamte édition en ligne.
  9. ↑ (de) Frederik Kaiser, Annalen der Sternwarte in Leiden, vol. 1, Harlem, Johann Enschede, , p. XI et suiv.

Liens externes