| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Activités |
Écrivain, professeur d'arabe, poète, traducteur |
Joseph Élie Agoub est un professeur de langue arabe au collège Louis-le-Grand et un écrivain d'origine égyptienne, né au Caire le , et mort à Marseille le .
Joseph Agoub est le fils d'Élias Agoub, joailler d'origine arménienne, et de Marie Chébib, d'origine syrienne. La famille, chrétienne, est arrivée en France à la fin de la campagne d'Égypte, après la fin du siège du Caire, et la capitulation signée par le général Belliard le . Selon les termes de l'acte de reddition, les auxiliaires syriens, égyptiens, grecs et coptes peuvent être évacués en France avec les soldats. La famille est arrivée en France avec les troupes françaises rapatriées en 1801. Joseph Agoub vit d'abord à Marseille jusqu'en 1820.
En 1820, il s'établit à Paris. Il est nommé professeur de langue arabe au collège Louis-le-Grand pour les élèves destinés à la carrière de drogman. En 1826, il est inspecteur des études de la première mission scolaire égyptienne à Paris pour la formation de quarante élèves désignés par Méhémet Ali avec Edme François Jomard et Rifa'a al-Tahtawi.
Il se marie à Paris, le avec Sainte Charles Marie Rose Esther Victoire Pierre, née à Bologne le , fille de Charles Antonin Pierre, ancien chef d'escadron, chevalier de la Légion d'honneur, et d'Anne Rose Favier. Son frère, Gaspard Joseph Agoub, né au Caire, le , chevalier de la Légion d'honneur, est son témoin,.
Il a publié plusieurs articles d'histoire, de critique, et des poésies, dans la Revue encyclopédique, dans le Journal asiatique, et dans le Bulletin universel de Férussac.
En 1831 il est destitué, et meurt de chagrin à Marseille. La plupart de ces articles ont été réunis et publiés à Paris, en 1835.