Joseph Agoub

Joseph Élie Agoub
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 37 ans)
MarseilleVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Écrivain, professeur d'arabe, poète, traducteurVoir et modifier les données sur Wikidata

Joseph Élie Agoub est un professeur de langue arabe au collège Louis-le-Grand et un écrivain d'origine égyptienne, né au Caire le , et mort à Marseille le .

Biographie

Joseph Agoub est le fils d'Élias Agoub, joailler d'origine arménienne, et de Marie Chébib, d'origine syrienne. La famille, chrétienne, est arrivée en France à la fin de la campagne d'Égypte, après la fin du siège du Caire, et la capitulation signée par le général Belliard le . Selon les termes de l'acte de reddition, les auxiliaires syriens, égyptiens, grecs et coptes peuvent être évacués en France avec les soldats. La famille est arrivée en France avec les troupes françaises rapatriées en 1801. Joseph Agoub vit d'abord à Marseille jusqu'en 1820.

En 1820, il s'établit à Paris. Il est nommé professeur de langue arabe au collège Louis-le-Grand pour les élèves destinés à la carrière de drogman. En 1826, il est inspecteur des études de la première mission scolaire égyptienne à Paris pour la formation de quarante élèves désignés par Méhémet Ali avec Edme François Jomard et Rifa'a al-Tahtawi.

Il se marie à Paris, le avec Sainte Charles Marie Rose Esther Victoire Pierre, née à Bologne le , fille de Charles Antonin Pierre, ancien chef d'escadron, chevalier de la Légion d'honneur, et d'Anne Rose Favier. Son frère, Gaspard Joseph Agoub, né au Caire, le , chevalier de la Légion d'honneur, est son témoin,.

Il a publié plusieurs articles d'histoire, de critique, et des poésies, dans la Revue encyclopédique, dans le Journal asiatique, et dans le Bulletin universel de Férussac.

En 1831 il est destitué, et meurt de chagrin à Marseille. La plupart de ces articles ont été réunis et publiés à Paris, en 1835.

Famille

Publications

Notes et références

  1. ↑ Agoub, Pongerville, 1835, p. III, VIII
  2. ↑ Marie Chébib s'est remariée avec François Naydorff qui ont eu une fille, Adéle Julie Naydorff (Marseille, 1807-Paris, 1885). Marie Chébib est morte en 1833.
  3. ↑ Edme François Jomard, « École égyptienne de Paris », Nouveau journal asiatique, t. II,‎ , p. 96-116 (lire en ligne)
  4. ↑ Suivant l'acte de mariage no 176 de 1828 Secteur Archevêché à Paris.
  5. ↑ Gaspard Joseph Agoub s'était engagé le , à Melun, dans la compagnie des Mamelouks de la Garde Impériale. Il a fait les campagnes entre 1808 et 1814. Il est ensuite maréchal des logis-chef au Corps royal des Chasseurs à cheval de France avant de recevoir la Légion d'honneur, le . Il est alors à la retraite. Capitaine de la Garde Nationale à Marseille. Il s'est marié à Marseille, le , avec Basilisse Abdelal (Archives du département des Bouches-du-Rhône, mariage), fille de Michel Abdelal Aga (Abd el Al Aga) (Le Caire, vers 1763-Marseille, 1828) (Les monuments de l'Empire : Michel Abdelal Aga (Abd al-Al Aga)), nommé Aga des Janissaires chargés de la police au Caire par Napoléon Bonaparte auquel il se rallie et le nomme général de brigade. Gaspard Joseph Agoub est directeur de la Caisse hypothécaire d'Alger en 1851, député du commerce français à Alexandrie en 1854-1856. Sa fille, Joséphine Mathilde Agoub, s'est mariée à Marseille le avec son oncle, le général Louis Alexandre Désiré Abdelal (1815-1882)
  6. ↑ Hoefer, 1852, p. col. 403-404
  7. ↑ Elle s'est remariée en 1841 avec Antoine François Renaudin

Annexes

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Bibliographie

Liens externes