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Joseph Gensoul, né le à Lyon et mort le dans cette ville, est un chirurgien français qui réalise de nombreuses évolutions de la pratique chirurgicale. Il fait sa carrière au sein des Hospices civils de Lyon, puis en tant que professeur au sein de l'école secondaire de médecine de Lyon.
Joseph Gensoul est le fils de Joseph Ferdinand Gensoul, ingénieur et inventeur des filatures à vapeur pour la soie. Sa mère est Marie Joséphine Lecuyer d'une famille de la bourgeoisie lyonnaise.
Sa fille, Anne-Julie, épouse Lucien Mangini.
Nommé au majorat de l'Hôtel-Dieu le , il présente sa thèse à Paris, le , sur un sujet en grandes discussions alors : la réunion immédiate des plaies après une amputation. Ce sujet était d'actualité, car à cette époque, plus de 45 % des amputés décédaient des suppurations liées à l'opération.
Le décès d'un major libére prématurément une place qui lui fut attribuée le , il a seulement 29 ans.
Il se rend célèbre en réalisant le la première résection de l'os maxillaire supérieur sur un jeune homme atteint d'un ostéosarcome.. Le jeune homme, peu mutilé par l'opération, guérit en une semaine environ. Cette prouesse pour l'époque eut un grand écho en France, ce qui amène Gustave Flaubert à le citer comme un médecin célèbre à égalité avec Guillaume Dupuytren dans Madame Bovary.
Joseph Gensoul travaille également à de nombreuses opérations : la résection de la mandibule, désarticulation de l'épaule, la résection partielle de l'omoplate, la ligature de la sous-clavière pour anévrisme de l'artère axillaire, parotidectomie totale pour cancer qui lui vaut le prix Montyon.
Il réussit le premier à cautériser les veines variqueuses de la cornée et du conduit lacrymal.
Il est l'auteur d'une description du phlegmon du plancher de la bouche, auquel son nom est rattaché. Il dirige le Journal clinique des hôpitaux de Lyon, créé en 1830.
L'ouverture de l'hôpital Desgenettes décongestionne l'Hôtel-Dieu, et Gensoul peut quitter son service pour se consacrer à sa clientèle privée et à ses fonctions de professeur de clinique chirurgicale à l'École secondaire de médecine.
En , il s'oppose aux insurgés qui voulaient envahir l'Hôtel-Dieu.
Il décède à son domicile, rue Louis le Grand, à Lyon dans le 2e arrondissement, le . |
La place Gensoul, dans le 2ème arrondissement de Lyon, lui est dédiée, ainsi qu'à son père, depuis le 19 octobre 1866.