Joseph Hill

Joseph Hill
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Joseph Hill, né le à Linstead, en Jamaïque et mort le à Berlin, est un chanteur et compositeur jamaïcain. Membre du groupe de reggae roots Culture, il est surtout connu pour son tube de 1977 Two Sevens Clash, mais également pour son single International Herb. Il a enregistré 22 albums.

Biographie

Enfance et débuts

Joseph Hill nait le 22 janvier 1949 à Linstead, une ville de la paroisse de Sainte-Catherine, dans le sud-est de la Jamaïque. Il grandit dans une famille chrétienne et commence à chanter à l'église à l'âge de six ans. Deux ans plus tard, il fabrique ses propres instruments de musique. Après avoir quitté le domicile familial, il entre en contact avec des rastafariens et se convertit à cette foi.

Il commence sa carrière à la fin des années 1960 en tant que percussionniste, enregistrant avec le groupe résident du Studio One, les Soul Defenders. Il travaille également comme DJ dans des sound systems et commence à se produire en tant que choriste, ce qui le conduit à sortir ses singles Behold the Land et Take Me Girl au début des années 1970. Au début des années 1970, Hill joue avec deux groupes qui comprenaient la future star du reggae Glen Washington : C35 Incorporated et Stepping Stone[réf. nécessaire]. Il se produist régulièrement dans les hôtels, mais c'est avec le groupe Culture qu'il connait son plus grand succès.

Culture

Joseph Hill fonde Culture en 1976 et connaît un succès précoce avec le titre prophétique Two Sevens Clash, prédisant l'apocalypse le . Le disque connaît un immense succès sur la scène punk rock émergente au Royaume-Uni, influençant fortement The Clash, John Lydon et Public Image Limited[réf. nécessaire].

Au cours des années 1970, le groupe enchaîne les singles à grand succès pour les producteurs Joe Gibbs et Sonia Pottinger, notamment la chanson Two Sevens Clash, qui a marqué à la fois la Jamaïque et le Royaume-Uni. Elle est classée en 2002 par le magazine Rolling Stone parmi les 50 albums les plus cool, seul album de reggae d’un artiste solo à figurer dans cette liste. Le groupe connaît également un grand succès avec Stop Fussing and Fighting, une chanson qui aborde le climat politique chaotique de la fin des années 1970 et la tentative d'assassinat de Bob Marley.

Joseph Hill and Culture se forgent une réputation de groupe de scène après une prestation au One Love Peace Concert en 1978, et se produit bientôt régulièrement aux États-Unis, en Europe et en Afrique. Le groupe a, par la suite continué, à donner au moins une centaine de concerts par an, avec Pauline, son épouse, comme responsable de tournée. Joseph Hill avait une véritable présence scénique : à la fois DJ, puisqu’il guidait son groupe pour réinterpréter les morceaux sur scène, et conférencier, puisqu’il commentait l’histoire de la Jamaïque et les enjeux politiques du moment. Dans ses textes, il explore souvent la manière dont l’héritage de l’esclavage continuait d’influencer les citoyens jamaïcains.

Joseph Hill reçoit de nombreuses distinctions, notamment son intronisation au Reggae Walk of Fame jamaïcain et l’Independence Award 2005 remis par le Premier ministre de la Jamaïque. En 2005, il reçoit la médaille de bronze Culture Shock en reconnaissance de sa contribution à la musique jamaïcaine.

Membre du mouvement rastafari, Joseph Hill vénérait l'empereur Haïlé Sélassié Ier. Son surnom, Gardien de la Porte de Sion, témoigne de son statut de l'une des plus grandes voix du reggae et du rastafari.

Mort

Joseph Hill meurt lors d'une tournée, après s'être effondré sur scène à Berlin, en Allemagne, avant que Culture ne rejoigne la tournée berlinoise le . Lors de ses funérailles en , il reçoit notamment l'hommage de la Première ministre jamaïcaine Portia Simpson-Miller qui a salué sa contribution à la culture jamaïcaine.

Son fils Kenyatta a par la suite repris son rôle au sein de Culture

Discographie solo

Singles

Références

  1. ↑ (en) Petrina Francis, « Reggae icon, Joseph Hill, dies] », sur jamaica-gleaner.com, (archivé sur archive.org)
  2. ↑ (en) Germaine Smith, « Joseph Hill honoured at Hilton Kingston », sur jamaica-gleaner.com, (archivé sur archive.org).
  3. ↑ (en) Howard Campbell, « Hill the keeper of Zion's Gate », sur jamaica-gleaner.com, (archivé sur archive.org).
  4. ↑ (en) « Joseph Hill, 57, Dies; Led Reggae Group », The New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  5. ↑ (en) « Joseph 'Culture' Hill lives on », sur The Weekly Gleaner, .

Liens externes