| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Période d'activité |
- |
| Activité |
Joseph Jacops, né à Anvers le et mort dans la même ville le , est un peintre belge.
Joseph (Joseph Pierre) Jacops, né à Anvers le , est le fils de Guillaume Jacops (1776-1813), menuisier, et d'Anne Catherine Spruyt (1782-1849), sage-femme. Il épouse le à Anvers Marie Thérèse Carpentero (1817-1894), boutiquière, fille du peintre Jean Charles Carpentero. Le couple a dix enfants, parmi lesquels les peintres Félix Nicaise Jacops (1838-1896), son second prénom se réfère à Nicaise De Keyser qui est l'un des déclarants de sa naissance, et Henri Jacops (1840-1901).
Joseph Jacops, surnommé Le Cosaque, afin de le distinguer de son condisciple Jacob Jacobs, surnommé Le Turc, étudie à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers auprès de Jean Charles Carpentero (jusqu'en 1823) et de Guillaume Herreyns (jusqu'en 1827). Ami de Nicaise De Keyser, de cinq ans son cadet, il avait découvert ce jeune talent à Zandvliet et lui donne quelques rudiments artistiques. Tous deux logent chez la veuve de Jean Charles Carpentero à Anvers, ville où les deux artistes poursuivent leurs études,.
À partir de 1833 et jusqu'en 1851, il expose aux salons triennaux belges à Anvers et à Bruxelles. De 1841 à 1845, il est présent à quatre Expositions des maîtres vivants aux Pays-Bas.
Joseph Jacops meurt, à 47 ans, à Anvers, le .
Le champ pictural de Joseph Jacops couvre la peinture d'histoire, les sujets religieux, les scènes de genre, les figures, les batailles, les paysages parfois étoffés d'animaux et les marines.
Au Salon de Bruxelles de 1836, Louis Alvin commente la Bataille de Beverhout que Joseph Jacops a envoyée : « Les Gantois, à la vue de leur ruwaert [régent] Philippe van Artevelde, vont présenter la bataille dans la bruyère de Béverholt, à l'armée du comte Louis de Maele, et, après avoir remporté une victoire signalée, s'emparent de Bruges et de toute la Flandre occidentale en 1382. Le premier aspect de cette toile est agréable par une bonne combinaison des couleurs, par une disposition heureuse des groupes : on y reconnaît le sentiment de l'art, de l'inspiration et de la verve. Il y a dans cette bataille du mouvement et de l'action. »

Au Salon de Bruxelles de 1839, Joseph Jacops expose Bataille de Heiligerlee, scène ayant lieu en 1568. Le quotidien Journal de la Belgique publie : « M. Joseph Jacops nous offre l'épisode le plus intéressant, la scène la plus animée. C'est un tableau dont le mérite est généralement reconnu. Jamais la vivacité d'un combat opiniâtre n'a été représentée sous des traits plus saillants. Tout est mouvementé, tout est passion dans ce drame sanglant, et cependant l'artiste n'a pas négligé les détails au profit de l'effet général qu'il a su produire. Le duel équestre où Jean de Ligne, comte d'Arenberg, est vainqueur d'Adolphe de Nassau, occupe le premier plan. D'autres combats corps à corps ont lieu autour de la scène principale. Partout la lumière est disposée de manière à faire favorablement ressortir tout ce que l'aspect du combat offre de plus dramatique »
Lors du Salon de Bruxelles de 1842, le critique du quotidien Journal de Bruxelles publie : « Depuis longtemps M. Joseph Jacops est cité parmi nos meilleurs peintres de genre, bien qu'il ait fréquemment abordé avec succès le genre historique. Son talent a parcouru toutes les branches du genre […] Aujourd'hui il nous présente au salon Une halte à la chasse aux faucons. Cette composition est pleine de vie et d'animation. Ces seigneurs, ces dames, ces valets, ces fauconniers, ces cavaliers et ces piétons sont groupés dans un ensemble aussi vrai que pittoresque »