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Joseph Guillaume Jean Mignolet, né le à Liège et décédé dans la même ville le , est un écrivain belge d'expression wallonne devenu homme politique rexiste. Ses œuvres sont généralement signées Djôsèf Mignolet, suivant la transcription wallonne de son prénom.
Joseph Mignolet nait le à Liège, où il fréquente le collège Saint-Barthélemy. Sa famille est propriétaire d'une auberge dans le centre-ville.
La Première Guerre mondiale ayant débuté durant son service militaire, il participe à la bataille de Liège, lors de laquelle il est affecté au fort de Pontisse. Il est fait prisonnier et passe quatre années en détention dans la province de Hanovre,.
Il est philologue de formation.[réf. souhaitée]
Joseph Mignolet commence à écrire à 15 ans. Il est d'abord publié dans Le Patriote illustré, puis fait paraitre deux plaquettes de poésie en langue wallonne en 1912 et 1913. Il reprend une activité littéraire après sa captivité et publie Fleûrs di brouwîres (« Fleurs de bruyères ») en 1919. À compter des années 1920 et jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, il occupe une place de premier plan dans la littérature wallonne, notamment en tant que directeur des rubriques de langue wallonne des journaux Noss' pèron et Le Terroir . Ses poèmes épiques Li Tchant dèl Creû (« Le chant de la croix ») et Li tchant di m' tére (« Le chant de ma terre ») ont une influence « considérable » et il est un auteur de référence pour les troupes dramatiques wallonnes.
En 1933, il devient responsable de la rubrique Cwène walone du journal Rex.
Il est influencé par Alfred de Vigny et Edmond Rostand.
En 1979, Maurice Piron le sélectionne pour son Anthologie de la littérature dialectale de Wallonie, dans laquelle il inclut cinq de ses poèmes ; il estime en effet que « Mignolet est et ne sait être que poète », son œuvre en prose et son théâtre étant moins originales.
Joseph Mignolet se présente aux élections législatives de 1936 sur une liste rexiste et est élu sénateur de l'arrondissement de Liège,. Il occupe ce poste jusqu'en 1944.
Resté fidèle au parti lorsque celui-ci s'engage dans la collaboration, il accepte un poste à la Propaganda-Abteilung Belgien, où il est chargé d'examiner les demandes de représentations wallonnes,. Il est aussi en charge de la chambre liégeoise de la Communauté culturelle wallonne et monte une « section wallonne des écrivains » qui se révèle un échec, faute d'adhésions.
Il est arrêté après la Libération, puis jugé en 1947. Il est condamné à 10 ans de réclusion et à une amende de 1 000 000 francs pour faits de collaboration. Il est aussi frappé de censure définitive et privé de ses droits civiques[réf. nécessaire].
Frappé de censure définitive et exclu de la Société de langue et de littérature wallonnes, Joseph Mignolet n'est plus en mesure de publier ses œuvres après la Seconde Guerre mondiale. Il continue toutefois d'écrire jusqu'à sa mort et produit encore 6 recueils de poésie, 14 pièces de théâtre et 32 romans,. L'un de ces romans, L'amoûr a l'Alambra (1964) est publié en 2022 sur internet, dans une version réadaptée en wallon unifié.
Mignolet meurt à Liège le . Il est inhumé au Cimetière de Sainte-Walburge.
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