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Joseph Ottavi, né le à Ajaccio et mort le à Paris, est un orateur, journaliste et critique littéraire français.
Joseph Ottavi était fils de Charles Jean Augustin Ottavi (parent du général Jacques Philippe Ottavi) et de Marie Jérômine d'Ornano, fille d'Isabelle Bonaparte (cousine germaine de Charles Bonaparte).
Il fait ses études chez les frères de la doctrine chrétienne, et, à partir de 1821, grâce à la générosité de son oncle maternel, le général d'Ornano, au collège d'Avignon. Il termine ses études à Ajaccio. En 1828, il vient à Paris pour faire son droit.
Joseph Ottavi ne termine pas ses études de droit. Il préfère exercer ses talents d'orateur dans les sociétés littéraires, au café Procope, à l'Athénée royal de Paris. Ses discours n'ont pas été conservés.
Devenu professeur libre et ambulant, orateur dans les loges maçonniques, dont il était l'ardent argumentateur à l'Institut historique, aux conférences de l'Institut oratoire, il est admis professeur à l'Athénée royal, et prend pour sujet de son début, l'histoire du journalisme. Joseph Ottavi fut journaliste. Mais, il employa le plus clair de son temps à publier plusieurs critiques et quelques biographies.
Ses travaux et ses veilles altérèrent sa santé et il aggrave il souffrait déjà d'un rhumatisme à l'épaule droite, quand le mal fut aggravé par une blessure qu'il se fit en sauvant une jeune fille des roues d'une voiture ; l'amputation fut jugée nécessaire, et l'orateur resta manchot. Après une longue maladie qui en fut le résultat, Ottavi reparut dans l'arène.
Un soir, aux conférences de la rue Saint-Jacques, s'étant échauffe à défendre Machiavel contre les objections des professeurs Savagner et Lépine, il oublia de rentrer une hernie inguinale dont il était affecté, et qui, étranglée, nécessita une opération qui ne fut pas heureuse. Ottavi mourut deux jours après, le .
Une commission, présidée par le baron Taylor, et composée d'hommes de lettres et d'artistes, au nombre desquels figuraient MM. de Balzac, Léon Gozlan, Pître-Chevalier, Charlet, etc. lui fit élever un monument au cimetière du Montparnasse, en bordure de la 12e division.
On cite de lui divers articles sur l'Histoire de l'Italie de Botta, la centralisation administrative, l'abolition de l'esclavage, les Leçons de M. Saint-Marc Girardin, les Socialistes modernes. Admirateur de Napoléon Bonaparte, il rédigea une histoire de son règne. Mais, ses meilleures œuvres étaient ses discours aujourd'hui disparus.
Un recueil contenant les textes ci-dessous de Joseph Ottavi a été publié par Léon Gozlan, sous le titre de L'Urne, avec une notice biographique de l'auteur par Léon Gozlan et le Dr Marchal (de Calvi), des poèmes en hommage au disparu :

La biographie nous signale un buste de par Monsieur Carl Elshoëct qui serait déposé à la bibliothèque d'Ajaccio.