Jules Janin

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Jules Janin
Portrait photographique par Nadar.
Fonction
Membre de l'Académie française
-
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Surnom
Le prince des critiquesVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
ÉrasteVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Formation
Activités
Rédacteur à
Conjoint
Adèle Huet (d) (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Georges Duruy (gendre)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Distinction
signature de Jules Janin
Requête adressée au directeur du Théâtre Italien.
Vue de la sépulture.
Jules Janin par David d'Angers.

Jules Janin, né à Saint-Étienne le et mort à Paris (16e arrondissement) le , est un écrivain et critique dramatique français.

Biographie

Jules Gabriel Janin, né à Saint-Étienne le , est le fils de Jacques Janin avoué au tribunal civil de première instance et de Benoîte Rittier. le , il épouse Adelaïde Huet, fille du président du tribunal civil et maire d'Évreux.

Étant issu d'un milieu aisé et cultivé, il reçoit une bonne éducation, d’abord dans sa ville natale, puis au lycée Louis-le-Grand à Paris.

Il fait des études de droit et intègre l’étude de l’avoué Jean-Baptiste Guillonnet-Merville, où il sera saute-ruisseau en même temps qu’Honoré de Balzac.

Il devient journaliste et travaille notamment à la Revue de Paris, à la Revue des deux Mondes, au Figaro et à La Quotidienne. Il fut parmi les fondateurs de la Revue de Paris et du Journal des Enfans. Il se fait connaître en 1829 avec le roman L’Âne mort et la femme guillotinée, parodie de roman noir illustrée par les œuvres d'Ann Radcliffe et d'Horace Walpole. La Confession en 1830, un peu moins profond, mais au style encore plus remarquable, et Barnave en 1831, où il attaque la famille d’Orléans, finissent d’asseoir sa réputation.

Entre-temps, il devient rédacteur en à L'Artiste, puis entre comme critique au Journal des débats, organe légitimiste où il reste quarante ans. Son autorité le fait surnommer « le prince des critiques ». Il a fini par se rallier à l'Orléanisme.

Il a voyagé en Italie et en a rapporté les six volumes des Catacombes en 1839.

Dans les années 1850, Jules Janin est un habitué du restaurant Foyot. Après de nombreuses tentatives, il est élu à l’Académie française le au fauteuil occupé précédemment par Sainte-Beuve.

Une étude sur Jules Janin accompagnée d’une bibliographie a été publiée par Alexandre Piédagnel (son secrétaire) en 1874.

Il a fréquenté le château des Rotoirs, propriété de ses beaux-parents, les Huet, près de Gaillon. Jules Janin meurt en 1874 dans son chalet du 11 rue de la Pompe (16e arrondissement de Paris).

Il est enterré au cimetière Saint-Louis d'Évreux dans le caveau familial Huet, érigé par Adélaïde Janin (1820-1876), sa veuve, grâce à laquelle fut créée par ailleurs la fontaine monumentale d'Évreux. Son buste et celui de son beau-père en bronze y sont disposés sur un socle.

Hommages

À proximité de son domicile parisien, l'avenue Jules-Janin lui rend hommage. Le boulevard Jules Janin à Saint-Étienne perpétue également sa mémoire.

Une plaque a été apposée sur sa maison natale en 1904 pour le centenaire de sa naissance.

La distinction suivante lui a été décernée :

Ouvrages

Notes et références

  1. 1 2 3 4 5 « Boulevard Jules Janin », sur nom rues st étienne (consulté le ).
  2. ↑ Son acte de naissance, consultable sur le site des Archives départementales de la Loire, daté du « vingt-huitième jour du mois de pluviôse an douze de la République », indique qu’il est né « le jour avant hier », soit le 26 pluviôse an XII, donc le 16 février 1804. Plusieurs sources indiquent des dates différentes ; le site de l’Académie française, par exemple, indiquant qu’il est né le 4 décembre 1804.
  3. 1 2 3 Jean M. Goulemot, Paul Lidsky et Didier Masseau, Le voyage en France, Paris, Robert Laffont, , p. 1249.
  4. ↑ Le Tintamarre, Paris, 14 janvier 1855, p. 4 — sur Retronews.
  5. ↑ Robert Marquant, « Jules Janin. 735 lettres à sa femme. Édition intégrale et inédite établie d'après les autographes de la North-Western University, Evanston, Illinois, U. S. A. Textes décryptés, classés et annotés par Mergier-Bourdeix. Tome I : Lettres 1 à 248 (1842-1850). Tome II : Lettres 249 à 283 (1851-1855). Paris, Klincksieck, 1973-1975. In-8°, 630 et 616 pages. », Bibliothèque de l'École des chartes, Ecole nationale des chartes, vol. 136, no 1,‎ , p. 168–170 (lire en ligne, consulté le ).
  6. ↑ Nicolas-François Huet est doublement magistrat, comme maire de la préfecture de l'Eure et comme président du tribunal civil.
  7. ↑ « Acte de décès no 476 dressé le vue 3 / 31 », Archives de Paris,‎ (lire en ligne).
  8. ↑ Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Les Éditions de minuit, septième édition, 1963, t. 2 (« L-Z »), « Rue de la Pompe », p. 285.
  9. ↑ « Cimetières de France et d'ailleurs, 9 mai 2010 », .

Annexes

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Bibliographie

Liens externes