| Membre de l'Académie française | |
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Le prince des critiques |
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Éraste |
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| Conjoint |
Adèle Huet (d) (à partir de ) |
| Parentèle |
Georges Duruy (gendre) |
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| Distinction |

Jules Janin, né à Saint-Étienne le et mort à Paris (16e arrondissement) le , est un écrivain et critique dramatique français.
Jules Gabriel Janin, né à Saint-Étienne le , est le fils de Jacques Janin avoué au tribunal civil de première instance et de Benoîte Rittier. le , il épouse Adelaïde Huet, fille du président du tribunal civil et maire d'Évreux.
Étant issu d'un milieu aisé et cultivé, il reçoit une bonne éducation, d’abord dans sa ville natale, puis au lycée Louis-le-Grand à Paris.
Il fait des études de droit et intègre l’étude de l’avoué Jean-Baptiste Guillonnet-Merville, où il sera saute-ruisseau en même temps qu’Honoré de Balzac.
Il devient journaliste et travaille notamment à la Revue de Paris, à la Revue des deux Mondes, au Figaro et à La Quotidienne. Il fut parmi les fondateurs de la Revue de Paris et du Journal des Enfans. Il se fait connaître en 1829 avec le roman L’Âne mort et la femme guillotinée, parodie de roman noir illustrée par les œuvres d'Ann Radcliffe et d'Horace Walpole. La Confession en 1830, un peu moins profond, mais au style encore plus remarquable, et Barnave en 1831, où il attaque la famille d’Orléans, finissent d’asseoir sa réputation.
Entre-temps, il devient rédacteur en à L'Artiste, puis entre comme critique au Journal des débats, organe légitimiste où il reste quarante ans. Son autorité le fait surnommer « le prince des critiques ». Il a fini par se rallier à l'Orléanisme.
Il a voyagé en Italie et en a rapporté les six volumes des Catacombes en 1839.
Dans les années 1850, Jules Janin est un habitué du restaurant Foyot. Après de nombreuses tentatives, il est élu à l’Académie française le au fauteuil occupé précédemment par Sainte-Beuve.
Une étude sur Jules Janin accompagnée d’une bibliographie a été publiée par Alexandre Piédagnel (son secrétaire) en 1874.
Il a fréquenté le château des Rotoirs, propriété de ses beaux-parents, les Huet, près de Gaillon. Jules Janin meurt en 1874 dans son chalet du 11 rue de la Pompe (16e arrondissement de Paris).
Il est enterré au cimetière Saint-Louis d'Évreux dans le caveau familial Huet, érigé par Adélaïde Janin (1820-1876), sa veuve, grâce à laquelle fut créée par ailleurs la fontaine monumentale d'Évreux. Son buste et celui de son beau-père en bronze y sont disposés sur un socle.
À proximité de son domicile parisien, l'avenue Jules-Janin lui rend hommage. Le boulevard Jules Janin à Saint-Étienne perpétue également sa mémoire.
Une plaque a été apposée sur sa maison natale en 1904 pour le centenaire de sa naissance.
La distinction suivante lui a été décernée :