Jules Pire

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 Jules Pire
Naissance
Hannut
Décès (à 74 ans)
Bruxelles
Origine Drapeau de la Belgique Belgique
Grade Lieutenant-général
Années de service 9 novembre 1897 à 1939 – 1939 à 1944
Commandement 2e régiment de ligne
Conflits Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Distinctions Grand cordon de l'Ordre de Léopold
Autres fonctions Commandant de l'Armée secrète

Jules Pire (nom de guerre Pygmalion), né à Hannut le et mort à Bruxelles le (à 74 ans), est un lieutenant-général belge. À partir de , il commande l'Armée secrète.

Biographie

Jules Joseph Pire est né à Hannut le

Il s’engage comme volontaire de carrière au 8e régiment de Ligne, le . Il est nommé caporal le . L’année suivante, il est admis à l’École royale militaire (49e promotion infanterie-cavalerie). À l’issue de ses études, le sous-lieutenant Pire rejoint le 11e de régiment de Ligne; il y reste pendant plus de six ans jusqu’à son admission, le , à l’École de Guerre d’où il sort adjoint d’état-major (A.EM.). Nommé lieutenant le , il effectue des stages dans différentes unités d’artillerie et de cavalerie avant d’être, le , désigné pour l’état-major de la 3e brigade mixte; deux mois plus tard, il est nommé capitaine en second.

Première Guerre mondiale

Pendant l'année 1914, il sert à l’état-major de la 3e brigade mixte ; le , il rejoint le 5e de régiment de Ligne pour y exercer les fonctions d’adjudant-major. Le , il est nommé capitaine-commandant. Le , il est commissionné au grade de major et prend le commandement du IIe bataillon du 23e régiment de Ligne qu’il va conduire pendant l’offensive finale à l'automne 1918.

Entre-deux-guerres

À partir de 1918, il occupe différentes fonctions à la 1re division d’Armée et au 4e de régiment de Ligne où il est nommé lieutenant-colonel le . Puis au 2e régiment de Ligne, comme chef de corps et colonel le . Général-major le , il dirige la 5e division d’infanterie casernée à Mons. Le couronnement de sa carrière est de commander le corps des Chasseurs ardennais du au , comme lieutenant-général. Ensuite, il est mis à la retraite.

Quelques mois plus tard, lors de la mobilisation de , le lieutenant-général Pire reprend volontairement du service pour assumer le commandement de la 10e division d’infanterie. Il la conduira comme dit le texte de sa citation à l’ordre du jour de l’armée : « en brave soldat et en adroit manœuvrier ». Jules Pire a 63 ans au moment où, en 1941, s’organise la Légion belge, organisation liée à la résistance belge ; le commandement en est confié à un directoire composé d’un colonel, un capitaine-commandant et deux lieutenant de réserve. Le lieutenant-général Pire, homme modeste, pour qui seul compte servir, accepte le plus naturellement du monde d’être sous leurs ordres; il devient responsable de la région wallonne (Zone III). Début 1944, après l’arrestation du colonel B.E.M. Jules Bastin et l’évasion vers la Grande-Bretagne de son successeur le colonel B.E.M. Ivan Gérard, Jules Pire est nommé commandant de l’Armée de Belgique qui, quelques mois plus tard, deviendra l’Armée secrète. Il va la conduire pendant les quelque trois mois de l’action clandestine déclenchée par Londres le et exécutera, le moment venu, la démobilisation ordonnée par le gouvernement belge. Puis, à 66 ans, il rejoindra sa retraite dans le silence.

Le lieutenant-général Pire meurt le .

Selon Henri Bernard : « Sur son lit de mort, le grand chef fut promu par le roi, Grand Cordon de l’Ordre de Léopold ; il est le seul belge qui reçut, pour faits de guerre, la plus haute distinction nationale au cours du second conflit mondial ».

Hommages et décorations

La ville de Hannut et la commune de Woluwe-Saint-Pierre (Bruxelles) ont honoré sa mémoire en lui attribuant une voirie :

Les décorations suivantes lui ont été décernées :

Références

  1. ↑ Pierre Falkenback, Historique de Woluwe-Saint-Pierre, 1992, Éd. Commune de Woluwe-Saint-Pierre, p.92

Annexes

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes