Affaire Bernier-Couillard

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Affaire Bernier-Couillard
Présentation
Type

L'affaire Bernier-Couillard est un scandale politique qui a éclaté au Canada au printemps 2008. Il implique Julie Couillard, ex-mannequin, qui a eu des liaisons avec des membres du crime organisé canadien, et l'ancien ministre des Affaires étrangères Maxime Bernier, ainsi que des membres du Parti conservateur du Canada.

Personnages importants

Maxime Bernier

Julie Couillard

Julie Couillard est un ancien mannequin, née le et ayant grandi à Lorraine. Elle a aussi passé une partie de son enfance à Ville-Émard dans le sud-ouest de Montréal. Avant sa rencontre avec Maxime Bernier, elle fut la conjointe de Gilles Giguère, bras droit de l'usurier Robert Savard et proche de Maurice Boucher, chef des Nomads, une branche criminalisée des Hells Angels du Québec. Elle fut ensuite l'épouse de Stéphane Sirois, membre des Rockers de Montréal, un « clan » des Nomads. Des liens avec des membres du clan Rizzuto, clan important de la maffia Montréalaise, ont également été évoqués par la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Julie Couillard devient la petite amie de Maxime Bernier, alors ministre des Affaires étrangères du Canada, membre du Parti conservateur du Canada, puis de Bernard Côté, alors conseiller du Ministre conservateur des Travaux publics du Canada, Michael Fortier.

Elle possède une licence d’agent immobilier associée au président du groupe Kevlar Inc., René Bellerive. Cependant, elle n’a pas de bureau dans cette compagnie, elle n’y a jamais travaillé et ses employés ne la connaissent pas.

Bernard Coté

Bernard Côté est le conseiller du ministre conservateur des Travaux publics du Canada, Michael Fortier.

Il fut vice-président (VP) du Parti progressiste-conservateur (ancêtre du parti conservateur du Canada) et candidat pour ce parti aux élections générales de 2000 et à une élection partielle de 2002. Bernard Coté se présentait alors comme «gestionnaire immobilier».

Dans sa déclaration au commissaire à l’éthique, il déclare avoir été secrétaire de l’entreprise Avison Young Québec Inc. et membre du conseil d’administration de l’Institut de développement urbain du Québec. Il est aussi actionnaire d’une société à numéro spécialisée dans la gestion.

Michael Fortier

Michael Fortier est sénateur du Canada et ministre des Travaux publics du gouvernement conservateur de Stephen Harper.

Julie Couillard aurait utilisé sa relation avec Bernard Coté pour tenter d’influencer le choix d’un emplacement pour le futur complexe fédéral, à Québec, en faveur du groupe Kevlar Inc.[réf. nécessaire]

Affaire Kevlar Inc.

Le groupe Kevlar inc. est une société immobilière active à Montréal et à Québec. Kevlar Inc. tente depuis 2006 d’obtenir un contrat du gouvernement fédéral de plusieurs millions de dollars pour construire un édifice fédéral dans la ville de Québec. En , le ministre des Travaux publics du Canada, Michael Fortier, avait annoncé que le gouvernement était à la recherche d’un «édifice phare» pour reloger les quelque 700 fonctionnaires fédéraux qui travaillent à Québec.

La rencontre de Maxime Bernier et Julie Couillard se serait déroulée, à l’instigation du groupe Kevlar Inc. Maxime Bernier était alors ministre de l’Industrie du Canada. Philippe Morin, administrateur et actionnaire du groupe immobilier Kevlar Inc., les a présentés dans la soirée du jeudi au restaurant-bar Cavalli, rue Peel, à Montréal.

Selon le journal La Presse, Julie Couillard aurait exercé des pressions sur Maxime Bernier pour tenter d’influencer le gouvernement conservateur de Stephen Harper pour qu’il retienne la proposition de Kevlar à Québec. Julie Couillard aurait fait valoir à Maxime Bernier que le succès de cette transaction lui permettrait d’empocher une somme d’argent importante. Cependant, Maxime Bernier n’est pas intervenu comme elle le souhaitait et a bloqué l'accord sur le conflit de confiance.

Julie Couillard a eu par la suite une liaison avec Bernard Côté, proche collaborateur du ministre des Travaux publics du Canada, Michael Fortier. Durant cette relation, Julie Couillard aurait fait des pressions sur Bernard Côté en faveur du groupe Kevlar Inc. alors qu’il s’occupait du dossier du déménagement des fonctionnaires fédéraux dans la région de Québec. Bernard Côté a démissionné de son poste le .

Chronologie

Notes et références

  1. ↑ Gilles Toupin, « «Une femme connue» de la GRC », La Presse, vol. 124, no 229,‎ , A7 (lire en ligne).
  2. 1 2 Joël-Denis Bellavance et André Noël, « Une autre démission chez les conservateurs », La Presse, vol. 124, no 229,‎ , A6 et A7 (lire en ligne).
  3. 1 2 Joël-Denis Bellavance et André Noël, « Bernier-Couillard: pas le fruit du hasard », La Presse, vol. 124, no 230,‎ , A2 et A3 (lire en ligne).
  4. ↑ Valérie Dufour, « Dans les griffes de Julie », Le Journal de Montréal, (version du sur archive.org).
  5. ↑ Raymond Giroux, « Michael Fortier éclaboussé », Le Soleil, vol. 112, no 164,‎ , p. 5 (lire en ligne).
  6. ↑ « Bernier avoue sa faute et démissionne », sur Radio Canada, .
  7. ↑ Kathleen Harris, « La GRC sur la sellette », Le Journal de Montréal, (version du sur archive.org).
  8. ↑ Hélène Buzzetti, « L'affaire Bernier-Couillard devant un comité parlementaire - La GRC se montre d'une discrétion exemplaire », Le Devoir,‎ (lire en ligne).
  9. ↑ Raymond Giroux, « La GRC connaissait Julie Couillard », Le Soleil, vol. 112, no 163,‎ , p. 3 (lire en ligne).
  10. ↑ (en) « Bernier's slip hurt Canada, review says », Toronto Star,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  11. ↑ Julie Couillard, Mon histoire, 2008, Montréal, Éditions de l'Homme (ISBN 978-2-7619-2580-8)
  12. ↑ Denis Lessard, « Julie Couillard se vide le cœur », La Presse, vol. 124, no 338,‎ , A2 et A3 (lire en ligne, consulté le ).

Liens externes