Julien Duguay

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Julien Duguay
Julien Duguay en 2024.
Biographie
Naissance
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Activité
BijoutierVoir et modifier les données sur Wikidata

Julien Duguay, né en à Chicoutimi, est un entrepreneur, homme d'affaires et joaillier canadien, également présent sur les réseaux sociaux. Il est notamment connu pour avoir fondé la chaîne de bijouteries Bijoux Medusa au Canada. En 2026, plusieurs controverses le concernant font l'objet d'une couverture dans les médias québécois et suscitent de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux,.

Éducation

Julien Duguay est né à Chicoutimi, (maintenant un quartier de la ville de Saguenay), en 1992.

Il a fait ses études primaires à l'école Notre-Dame-des-Jolis-Prés et ses études secondaires au Séminaire de Chicoutimi.

Il est également diplômé du Gemological Institute of America (en), en Californie.

Carrière

Julien Duguay a commencé sa carrière dans une petite bijouterie de la rue Tessier, à Chicoutimi, avant de se tourner vers la vente en ligne.

En 2017, il fonde Bijoux Medusa.

En 2023, il acquiert les trois bagues de la Coupe Stanley de Mario Tremblay ainsi que son trophée de la Coupe Molson, qui sont ensuite exposés dans sa bijouterie de Québec.

En 2024, il fait l'objet d'un reportage dans l'émission Histoire de succès, diffusée sur TVA.

Controverses

Homeless à Rolex

En 2026, Duguay crée et anime Homeless à Rolex, une websérie dans laquelle six hommes en situation d'itinérance participent à une compétition dont les prix comprennent une montre de luxe et une somme d'argent, tout en recevant un accompagnement destiné à améliorer notamment leur logement, leur emploi et leur situation personnelle.

Dans le cadre de la série, les participants reçoivent notamment 1 000 $ en espèces. Plusieurs d'entre eux sont présentés comme ayant des problèmes de consommation. À la fin de chaque semaine, ils doivent rendre compte de leurs dépenses et discuter de leurs progrès lors d'un repas d'élimination, à la suite duquel Julien Duguay et l'intervenant Yves Labonté déterminent quel participant quitte la compétition. La série suscite des critiques de la part de professionnels et d'organismes œuvrant auprès des personnes en situation d'itinérance. Éric Edström, porte-parole du Réseau solidarité itinérance du Québec, estime notamment que l'émission porte atteinte à la dignité des participants et reproche à la production d'exploiter leur situation de vulnérabilité à des fins promotionnelles.

Jean-Philippe Gagnon, directeur du Centre d'aide et de prévention jeunesse (CAPJ) de Lévis, critique également certaines des méthodes d'intervention présentées dans la série, évoquant notamment le suivi des participants, la pression exercée sur eux et un manque d'empathie. Selon Gagnon, deux participants ont communiqué avec des intervenants associés au CAPJ et rapporté s'être sentis lésés, menacés, suivis et filmés alors qu'ils ne souhaitaient pas l'être. Il indique également que l'organisme entend les aider à faire valoir leurs droits. Gagnon critique par ailleurs la décision de remettre 1 000 $ en espèces à des participants ayant des problèmes de consommation, puis de les confronter devant les caméras sur la manière dont cet argent a été dépensé. Selon lui, cette approche place des personnes vulnérables dans une situation propice à l'échec et contribue à la stigmatisation de l'itinérance et de la dépendance.

Duguay défend pour sa part le projet en affirmant que son objectif est d'offrir aux participants une véritable occasion d'améliorer leur situation. Il indique également que ceux-ci continuent de recevoir du soutien après la fin du tournage.

En , 24 heures rapporte également une séquence vidéo dans laquelle Duguay rit en évoquant l'idée de nettoyer des personnes en situation d'itinérance à l'aide d'un nettoyeur à haute pression. Le média souligne que ces propos surviennent quelques semaines après les critiques suscitées par Homeless à Rolex.

Propos controversés lors du StreamerFest

En , Duguay organise le StreamerFest, un événement tenu à Miami réunissant une douzaine de personnalités québécoises des réseaux sociaux, qui diffusent notamment du contenu en direct depuis une villa et un yacht.

Lors d'une diffusion en direct depuis le yacht, Julien Duguay tient des propos sexuellement explicites à l'égard de membres féminins de l'équipage tout en se plaignant de la qualité du service. Faisant référence aux 180 000 $ payés pour l'événement, il affirme notamment qu'à ce prix, celles-ci devraient avoir des rapports sexuels avec les clients. Ses propos sont qualifiés de misogynes et sexistes dans la couverture médiatique de l'événement,. Lors d'une autre interaction diffusée en direct, Duguay tente d'embrasser la créatrice de contenu Lauriane Siegwald. Après le refus de celle-ci, Le Journal de Québec rapporte qu'il réagit de manière agressive à son égard.

Plusieurs créateurs de contenu présents à l'événement critiquent publiquement les propos de Duguay. Le streamer Lewis le Fou dénonce notamment leur caractère misogyne, tandis que Mathieu Pellerin, ancien participant d'Occupation Double, demande aux membres de l'équipe de production d'intervenir lorsque des commentaires sexistes sont formulés. Plusieurs participants quittent ensuite le StreamerFest avant sa conclusion. Duguay déclare au Journal de Québec que certains d'entre eux sont partis parce qu'ils craignaient de perdre des commanditaires en raison de la controverse.

Dans une entrevue accordée à la suite de la controverse, Julien Duguay reconnaît que l'événement a dérapé en raison de ses propos. Il affirme qu'il s'agissait de plaisanteries faites alors qu'il avait consommé de l'alcool, présente ses excuses aux personnes qu'il a offensées et dit regretter profondément ses déclarations.

Poursuite de Rolex pour vente présumée de montres contrefaites

Le 14 avril 2026, Rolex et sa filiale canadienne intentent devant la Cour fédérale une poursuite contre Bijoux Medusa ainsi que personnellement contre son propriétaire, Julien Duguay, pour contrefaçon et violation de marques de commerce,.

Rolex reproche notamment à Duguay et à son entreprise d'avoir commercialisé des montres portant ses marques qui comporteraient des « cadrans contrefaits ou d’autres composants non authentiques ». Le fabricant soutient également que certains des produits en cause auraient été présentés comme des montres Rolex « 100 % authentiques » ou « certifiées d'occasion », alors qu'ils ne répondraient pas à ses standards de qualité,.

La poursuite vise notamment la modification de montres Rolex par l'ajout de diamants ou d'autres pierres précieuses. Rolex allègue que certaines de ces montres modifiées constitueraient des reproductions frauduleuses et que les pratiques reprochées seraient susceptibles de tromper le public quant à l'origine et à la qualité réelle des produits et de porter atteinte à l'image de prestige de la marque.

Duguay et Bijoux Medusa contestent les accusations. Dans un communiqué, l'entreprise qualifie la poursuite de « sans fondement » et de « procédure vexatoire » et affirme que toutes les montres qu'elle commercialise sont authentiques. Elle soutient que l'ajout de diamants ou d'autres éléments à des montres authentiques constitue une activité de personnalisation légitime.

Rolex demande notamment au tribunal d'ordonner la cessation de l'utilisation contestée de ses marques, la destruction du matériel jugé frauduleux portant son nom ainsi que le versement de dommages-intérêts. Les allégations formulées par Rolex n'ont pas encore été tranchées par les tribunaux.

Notes et références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Julien Duguay » (voir la liste des auteurs).
  1. ↑ Diane Tremblay, « Une bijouterie de luxe avec des montres à 600 000 $ ouvre ses portes à Québec », Le Journal de Québec,‎ (lire en ligne)
  2. ↑ Gabriel Ouimet, « « Clipping » : voici pourquoi le scandale du « Streamerfest » a inondé vos réseaux sociaux », Le Journal de Québec,‎ (lire en ligne)
  3. ↑ « Julien Duguay et Bijoux Medusa accusés par Rolex de vendre des montres contrefaites », TVA Nouvelles,‎ (lire en ligne)
  4. ↑ Solveig Beaupuy, « Une bijouterie saguenéenne mise sur le métavers et les cryptomonnaies », Le Soleil,‎ (lire en ligne)
  5. ↑ Solveig Beaupuy, « Une bijouterie saguenéenne mise sur le métavers et les cryptomonnaies », Le Quotidien,‎ (lire en ligne)
  6. ↑ « Bourses d'honneur du MEI : quatre jeunes entrepreneurs se distinguent », Informe Affaires,‎ (lire en ligne)
  7. ↑ Léa Villalba, « Le luxe à l'heure du numérique », Les Affaires,‎ (lire en ligne)
  8. ↑ Patricia Rainville, « Medusa, la petite bijouterie qui deviendra grande », Le Quotidien,‎ (lire en ligne)
  9. ↑ Jonathan Hudon, « Les bagues de la Coupe Stanley de Mario Tremblay entre les mains d'un Chicoutimien », Le Droit,‎ (lire en ligne)
  10. ↑ « Histoire de Succès – Reportage TVA », sur YouTube, TVA
  11. 1 2 Nicolas St-Pierre, « Homeless à Rolex : une websérie de la bijouterie Medusa pour aider des personnes en situation d’itinérance », Le Journal de Québec,‎ (lire en ligne, consulté le )
  12. 1 2 Gabriel Ouimet, « Homeless à Rolex : une compétition entre personnes en situation d’itinérance jugée « dégueulasse » », Le Journal de Québec,‎ (lire en ligne, consulté le )
  13. 1 2 3 Gabriel Ouimet, « Homeless à Rolex : la participation d’un intervenant du milieu de l’itinérance suscite l’indignation », 24 heures,‎ (lire en ligne, consulté le )
  14. ↑ « EN VIDÉO : le bijoutier Medusa, créateur de la websérie « Homeless à Rolex », rit des itinérants », 24 heures,‎ (lire en ligne, consulté le )
  15. 1 2 3 4 Francis Pilon, « Propos misogynes du bijoutier « Medusa » : un party d’influenceurs québécois dérape sur un bateau à Miami », Le Journal de Québec,‎ (lire en ligne, consulté le )
  16. 1 2 3 Gabriel Ouimet, « « Ça devrait te faire une pipe dans les toilettes » : les propos misogynes du bijoutier Medusa causent un nouveau scandale », Le Journal de Québec,‎ (lire en ligne, consulté le )
  17. 1 2 3 4 « Rolex accuse l’influenceur de vendre des montres contrefaites », sur La Presse, (consulté le )
  18. 1 2 3 « Julien Duguay et Bijoux Medusa accusés par Rolex de vendre des montres contrefaites », sur TVA Nouvelles, (consulté le )