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(à 73 ans) La Queue-les-Yvelines |
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Etienne-Justin Christofleau, plus connu sous le nom de Justin-Etienne Christofleau , est un ingénieur et inventeur français né le à Larçay et mort le à La Queue-les-Yvelines.
Il se fait connaitre en France et dans d'autres pays comme expérimentateur et promoteur de certaines méthodes d'électroculture, permettant de produire des fruits et légumes exceptionnellement abondants et/ou de grande taille, sans engrais chimiques ni apport de compost selon ses dires.
Il dépose plusieurs brevets pour faciliter le travail des boulangers-pâtissiers, divers brevets d'électroculture et d'appareils résultants d'expérimentations plus empiriques que scientifiques.
Dans sa jeunesse, il est boulanger, ce qui explique que plusieurs de ses inventions ont porté sur des machines destinées à faciliter le travail de boulange, et en particulier le pétrissage.
Inspiré par les travaux de l'abbé Bertholon et de ses successeurs, il se passionne pour l'électroculture, qu'il veut notamment mettre au service du jardinage et de l'agriculture.
Il voulait au moyen de l'"électro-magnétique terro-céleste" augmenter et faciliter les récoltes sans faire appel aux engrais chimiques (nitrates, phosphates, potasse) devenus selon lui inutiles ; il estimait aussi que ses inventions pouvaient contribuer à sauver des plantes et arbres gravement malades. Il a conduit de nombreuses expériences, mis au point et parfois breveté divers matériels d’électroculture en Seine-et-Oise. Ces expériences, réalisées dans son propre jardin parfois baptisé potager électrique, souvent photographié, visité et décrit par des articles de journaux, ont marqué nombre de ses contemporains.
Après qu'il a montré ses résultats en utilisant l'électroculture, Christofleau, qui n'était pas scientifique ni membre de sociétés savantes, est tantôt présenté comme visionnaire, tantôt comme un charlatan. Ainsi dans le compte-rendu de la séance du de la Société Botanique et d'Études Scientifiques du Limousin, publié par La Revue scientifique du Limousin , on lit (p. 2) « Il est ensuite question de l'électroculture, dont Le Courrier du Centre a récemment entretenu ses lecteurs, M. Bonneaud (directeur de la Station agronomique de Limoges), qui a vu l'appareil de M. Christofleau, émet des doutes sur son efficacité, le principe de cet appareil ne paraissant reposer sur aucune base scientifique ». Pourtant en 1921, des rapports officiels favorables ont été rendus par M. Sabatié, "chimiste principal à la station agronomique de Metz" et M. Feltz, employé de laboratoire, constatant les bons effets des appareils d'électroculture de Christofleau sur les cultures.
Le , il fait constater par huissier de justice la taille et le diamètre de certaines de ses plantes (ex. : poireaux de 18 à 20 cm de diamètres à la base, blé dont les feuilles mesurent jusqu’à 73 cm, chou cœur de bœuf d’un diamètre de plus de 2 m et d’une hauteur de 1,46 m).
Après un temps où ses expérimentations ont pu intéresser les journaux de l'époque, elles semblent avoir été dénigrées par la suite, particulièrement par ses voisins. Il a été assisté par Léonie-Gabrielle Reboisson, 1894-1994, qui déposera un premier brevet dans les années 1920 puis un second en août 1942, d'un des dispositifs enterrés d'électroculture de Christofleau qu'elle a amélioré.
Un autre aspect, moins connu de sa personnalité est une grande sensibilité aux animaux. À titre d'exemple, le , dans son prospectus Respect à la vie, il invite les mamans à sensibiliser leurs enfants à l’utilité des insectes, à la souffrance animale, et plus généralement il invite chacun à respecter les animaux. L'auteur y précise qu'il est membre et lauréat de la Société protectrice des animaux, membre et lauréat de la Société pour l’assistance aux animaux.
Durant une trentaine d'années (entre 1905 et 1939), Christofleau dépose jusqu'à plusieurs brevets par an. Il se présente souvent d'abord comme un industriel. Il fonde son entreprise, basée à La Queue-les-Yvelines où il fabrique et met sur le marché des matériels « brevetés SGDG ». Il se présente également lui-même comme Membre de la Société des scientifiques et inventeurs de France et Membre Fondateur de la Société nationale d'encouragement à l'Agriculture. Ayant travaillé comme boulanger dans sa jeunesse, il connait la difficulté du travail de pétrissage pour lequel il dépose de nombreux brevets dont un de pétrin mécanique.
Il a fait breveter près de 40 de ses nombreuses inventions :
L’un de ses brevets a été ensuite « amélioré » par son assistante (Mlle Reboisson) :
Mlle Reboisson a aussi inventée (peut-être en s’inspirant de la « Couveuse-pondoir électromagnétique » de Christofleau), pour conserver des fruits et pour « électrifier » des graines de semences, un Conservateur électro-magnétique-terrestre. Il s’agit d’une caisse dont les parois intérieures, et le couvercle « sont munis dans toute leur longueur, de barreaux de fer doux, ou de tout autre métal propre à capter et à conduire le magnétisme terrestre, les courants telluriques, pourvu qu'ils soient exposés dans le sens de l'aiguille de la boussole ; ainsi qu’un enroulement formant bobine sur chaque barreau et dont les deux extrémités du fil sont reliés aux deux-pôles d’une pile électrique fournie ici à titre d’exemple par-rassemblage de 2 métaux différents, mais qui petit être également n'importe quelle pile formée par les procédés ordinaires et même les pôles d'une dynamo, ceci dans le but d’augmenter dans les barreaux fixés sur les parois intérieures de la caisse, la captation du magnétisme terrestre, et que l’attraction entre eux soit plus grande. Ceci dans le but de former un champ magnétique entre ces barreaux pour conserver les fruits mis dans le champ magnétique formé par cette caisse, et de donner aux graines que cette caisse peut renfermer, la possibilité de se charger d’électricité naturelle, d'acquérir une plus grande vertu germinative, une plus grande vitalité ».