| Administratrice (d) Société civile des auteurs multimédia |
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Karine Dusfour est une journaliste et réalisatrice française de documentaires. Elle est reconnue pour ses œuvres traitant de sujets sociétaux sensibles, tels que les mécanismes de l'emprise, les violences faites aux femmes, les violences sexuelles sur mineurs et le fonctionnement de la justice,.
Karine Dusfour suit un cursus en classes préparatoires littéraires (khâgne) au lycée Louis-le-Grand, puis obtient une maîtrise de sciences politiques à l'université Paris-Sorbonne. Elle intègre ensuite l'École supérieure de journalisme de Lille (ESJ), dont elle sort diplômée en 1994. En 2004, elle complète son parcours par une formation à l'écriture documentaire à La Fémis.
Elle commence sa carrière en réalisant des reportages pour des magazines de grande audience tels que Zone Interdite ou Des racines et des ailes. Elle collabore également comme chef opératrice avec le réalisateur Loïc Prigent, notamment sur la série documentaire Signé Chanel en 2005.
Ses propres réalisations s'orientent vers le documentaire de société. Elle réalise plusieurs films pour la collection « Un peu, beaucoup, à la folie » sur France Télévisions, explorant les thématiques de l'amour et de la famille,. En 2016, elle adapte pour la télévision le récit d'Antoine Leiris, Vous n'aurez pas ma haine, à la suite des attentats du .
En 2023, elle réalise pour Arte le documentaire Adeptes, de l'emprise à la déprise, qui analyse les mécanismes psychologiques au sein des mouvements sectaires. En 2025, elle co-réalise la série documentaire Netflix De rockstar à tueur : le cas Cantat.
Engagée pour la place des femmes dans l'audiovisuel, elle est co-fondatrice du collectif « NousRéalisatricesDocs ».
Le travail de Karine Dusfour est caractérisé par une approche immersive et une grande précision dans l'observation des mécanismes de domination. Dans son film Je vais te tuer (2025), elle filme les audiences pour violences conjugales. Le quotidien Le Temps souligne sa capacité à capter la « banalité du mal » et le déni des agresseurs, décrivant une caméra qui « ne tremble pas » face à la violence des propos tenus à la barre. Elle explore régulièrement la notion de « contrôle coercitif », cherchant à rendre visible l'invisible dans les relations de pouvoir,.
Elle a réalisé de nombreux documentaires,,, dont :