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Catherine Read, Katharine Read |
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Helena Beatson (en) (nièce) |
Katherine Read, dite aussi Catherine Read ou Katharine Read, née le à Dundee et morte le en mer entre l'Inde et Le Cap, est une artiste peintre portraitiste écossaise.
Katherine Read, dont le prénom est aussi orthographié Catherine ou Katharine, naît le à Dundee, plus précisément à Logie (en), en Écosse, alors dans le Royaume-Uni de Grande-Bretagne.
Elle est le cinquième d'une fratrie de treize enfants. Son père, Alexander Read of Turfbeg, est un marchand ; sa mère, née Elizabeth Wedderburn, est la fille d'un baronnet et la sœur cadette du jacobite John Wedderburn (en). Après l'exécution de ce dernier, elle s'occupe de ses enfants.
Elle reste célibataire toute sa vie, mais est très proche du graveur Robert Strange.
Katherine Read est probablement formée à Édimbourg. Première Écossaise à suivre une formation artistique, elle peint notamment de nombreux portraits de la famille Wedderburn. Sa condition féminine lui interdit cependant d'étudier la représentation de nus.
Après le soulèvement jacobite de 1745, elle s'installe à Paris, où elle est l'élève du portraitiste pastelliste Maurice-Quentin de La Tour. Elle séjourne par la suite à Rome, de 1751 à 1753, où elle apprend la peinture à l'huile auprès de Louis-Gabriel Blanchet et bénéficie notamment de la protection du cardinal Alessandro Albani,.
Elle ouvre un atelier à Londres en 1753 ou 1754 et s'y fait rapidement un nom. L’aristocratie lui commande des portraits et elle bénéficie en 1761 du patronage de la reine consort Charlotte de Mecklembourg-Strelitz. Elle peint en particulier des membres de la famille royale.
Elle expose notamment à la Société des artistes de Grande-Bretagne de 1760 à 1762 et à l'Académie royale des arts de 1773 à 1776. Elle peint un total de plus de 300 portraits, la plupart au pastel et reproduits en manière noire.
En 1777, sa popularité déclinant, elle rejoint l'un de ses frères à Madras, en Inde, avec sa nièce et pupille Helena Beatson (en). Après le mariage de cette dernière avec Charles Oakeley (en), elle décide de retourner en Angleterre,. Elle meurt après deux mois de voyage, le , sur un navire hollandais en route vers Le Cap, en Afrique du Sud. Son corps est immergé en mer.
Largement tombée dans l'oubli, elle est redécouverte au début du XXe siècle. Plusieurs de ses œuvres, attribuées à des hommes (Joshua Reynolds, Allan Ramsay et Thomas Gainsborough), lui sont reconnues au début du XXIe siècle.