Marie-Josephte Corriveau

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Marie-Josephte Corriveau
Description de cette image, également commentée ci-après
Le squelette de la Corriveau terrorisant un voyageur un soir de tempête, illustration de Charles Walter Simpson pour les Légendes du Saint-Laurent, 1926.
Alias
La Corriveau
Naissance Janvier ou février
Saint-Vallier, Nouvelle-France
Décès
Québec, Province de Québec
Pays de résidence Nouvelle-France
Activité principale
Paysanne
Autres activités
Condamnée à mort pour le meurtre de son second époux

Marie-Josephte Corriveau, mieux connue sous le surnom de « la Corriveau », est l’une des figures les plus populaires du folklore québécois. Née à Saint-Vallier en janvier ou février 1733 et habitante de Nouvelle-France au moment de la Conquête, elle est condamnée à mort par une cour martiale britannique pour le meurtre de son second époux et pendue à Québec le . La « cage » de fer dans laquelle son corps est exposé et laissé à pourrir à Pointe-Lévy, sur ordre des autorités militaires, marque fortement l'imaginaire de la population et engendre de nombreuses légendes qui seront véhiculées par la tradition orale.

La redécouverte de la cage en 1851 dans le cimetière de l'église Saint-Joseph-de-la-Pointe-Levy ravive les souvenirs et les imaginations, tout en inspirant romans et contes fantastiques aux écrivains du temps, dont Philippe Aubert de Gaspé (Les Anciens Canadiens, 1863), James MacPherson Le Moine, William Kirby (The Golden Dog, 1877) et Louis Fréchette. Depuis, la Corriveau n'a cessé d'inspirer les artistes, d'Alfred Laliberté à Mes Aïeux, en passant par Gilles Vigneault, Pauline Julien, Anne Hébert et Victor-Lévy Beaulieu, suscitant romans, chansons, pièces de théâtre, films, séries télévisées, sculptures, peintures.

Dépeinte comme une sorcière et une meurtrière ayant tué jusqu'à 7 maris dans la tradition orale, la culture populaire et chez les auteurs du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle, la Corriveau a ensuite été présentée, depuis les décennies 1960 et 1970 et la montée des mouvements nationaliste et féministe, comme une victime de l'oppression anglaise ou du système patriarcal.

Marie-Josephte Corriveau : le personnage historique

La paix étant faite et le pays restant à Sa Majesté Britannique, son Excellence, pour mieux engager les habitants à faire leur devoir, cherche à leur témoigner ses bienveillances et la douceur du gouvernement ; c'est pourquoi oubliant tout le passé, et voulant faire plaisir à ce gouvernement en général, et aux habitants de votre paroisse en particulier, il vous permet par la présente d'ôter le corps de la veuve Dodier, de la potence où elle pend à présent, et de l'enterrer où bon vous semblera.

Ordre de James Murray adressé au capitaine de milice de la Pointe-Lévy permettant d'enterrer le corps de Marie-Josephte Corriveau.
Québec, 25 mai 1763.

Marie-Josephte Corriveau naît en janvier ou au sein d'une famille d'agriculteurs établie dans la paroisse rurale de Saint-Vallier en Nouvelle-France et est baptisée le suivant. Des onze enfants connus nés de Joseph Corriveau et son épouse Françoise Bolduc, ses parents, elle semble la seule à avoir survécu jusqu'à l'âge adulte. Ses dix frères et sœurs, connus par les registres paroissiaux de baptême, paraissent tous être morts en bas âge.

Marie-Josephte épouse à l'âge de 16 ans, le , Charles Bouchard, 23 ans, agriculteur comme son père. Le couple a trois enfants : deux filles, Marie-Françoise, née le et Marie-Angélique, née le , suivies d'un garçon, Charles, né le . Devenue veuve à la fin d', elle se remarie quinze mois plus tard, le , avec un autre cultivateur de Saint-Vallier, nommé Louis Étienne Dodier. Le matin du , celui-ci est retrouvé mort dans sa grange, avec de nombreuses blessures à la tête. Malgré un décès attribué officiellement à des coups de sabot reçus de ses chevaux et une inhumation rapide, les rumeurs d'homicide et les soupçons ne tardent pas à se répandre dans le voisinage, Dodier ayant été de son vivant en mauvais termes avec son beau-père et son épouse.

À cette époque, la Nouvelle-France, conquise en 1760 par la Grande-Bretagne dans le cadre des opérations de la Guerre de Sept Ans, est administrée par l'armée britannique. Les autorités militaires locales, chargées de maintenir l'ordre, ordonnent donc, sur la foi des rumeurs, une enquête sur la mort de Dodier. À l'issue de cette investigation, Joseph Corriveau et sa fille sont arrêtés. Ils sont vraisemblablement détenus dans la redoute Royale, un ancien bâtiment des fortifications de la ville devenu la première prison de Québec sous le régime britannique.

Le s'ouvre à Québec, au couvent des Ursulines, le procès de Joseph Corriveau et de sa fille Marie-Josephte, devant un tribunal militaire composé de 12 officiers anglais et présidé par le lieutenant-colonel Roger Morris. Ce procès se conclut, le , par la condamnation à mort de Joseph Corriveau, reconnu coupable du meurtre de son gendre. Marie-Josephte, déclarée complice, est condamnée à recevoir 60 coups de fouet et à être marquée au fer de la lettre M sur la main. Une nièce de Joseph Corriveau du nom d'Isabelle Sylvain, employée chez lui comme servante et qui a plusieurs fois changé son témoignage au cours du procès, est condamnée pour parjure à recevoir 30 coups de fouet et à être marquée au fer rouge de la lettre P.

La veille de son exécution, Joseph Corriveau aurait avoué au révérend père Augustin-Louis de Glapion (de l'Hôpital général de Québec), alors venu le visiter en prison pour une ultime confession, n'avoir été que le complice de sa fille, après le meurtre . Confrontée aux déclarations de son père lors d'une nouvelle comparution devant la cour martiale, le suivant, Marie-Josephte reconnaît avoir tué son époux de deux coups de hachette pendant son sommeil, surtout en raison des mauvais traitements qu'il lui faisait subir. Le tribunal la déclare alors coupable et la condamne à être pendue, son corps devant ensuite être « hanged in chains » (littéralement, « pendue dans les chaînes »). Quant à Joseph Corriveau et Isabelle Sylvain, leurs sentences seront invalidées à la suite de ce deuxième procès. Tous deux seront libérés et recevront, le , un certificat d'innocence signé par le gouverneur Murray.

L’exécution de Marie-Josephte Corriveau eut lieu à Québec, sur les Buttes-à-Nepveu (qui correspond aujourd’hui à la colline parlementaire), près des Plaines d'Abraham, probablement le ,. Le corps fut ensuite, conformément à la sentence, exposé « dans les chaînes », c'est-à-dire dans une sorte de cage faite de chaînes et de cercles de fer et suspendu à un gibet dressé à Pointe-Lévy, à l'intersection des chemins de Lauzon et de Bienville (aujourd'hui les rues Saint-Joseph et de l'Entente). Le corps, dans son gibet de fer, fut exposé à la vue des passants pendant cinq semaines, au moins jusqu'au , date où, à la suite des requêtes des habitants de l'endroit, un ordre du commandant militaire du district de Québec, James Murray, en permit l'enlèvement et l'inhumation « où bon [leur] semblera ».

La Corriveau : la légende

La Corriveau (à gauche) sous les traits d'une empoisonneuse offrant à sa victime un bouquet de fleurs empoisonné, illustration réalisée à la fin du XIXe siècle pour une édition du Chien d'or de William Kirby.

Cette exhibition post mortem à un carrefour fréquenté de la dépouille de Marie-Josephte Corriveau (une peine inhabituelle et inconnue durant le Régime français et réservée en Angleterre aux personnes reconnues coupables de crimes les plus graves), les rebondissements des procès, la rumeur selon laquelle son père se serait d'abord reconnu coupable du meurtre de Dodier à l'instigation de sa fille et les soupçons qui naquirent ensuite sur les circonstances de la mort du premier époux de celle-ci, sont autant de faits qui frappèrent l’imagination populaire et se transformèrent en légendes transmises encore aujourd'hui par la tradition orale, multipliant le nombre de maris assassinés (jusqu'à 7) ou assimilant « la Corriveau » à une sorcière.

En 1851, la découverte de la cage de fer enterrée dans le cimetière de la paroisse Saint-Joseph-de-la-Pointe-Lévis (actuellement le secteur Lauzon) semble avoir réactivé les légendes et les contes fantastiques, qui furent amplifiés et exploités par des écrivains du XIXe siècle. Le premier, en 1863, Philippe Aubert de Gaspé, dans Les Anciens Canadiens, campe une Corriveau surnaturelle suspendue dans sa cage de Pointe-Lévy, terrorisant une nuit un passant qu'elle supplie de la conduire au sabbat des sorciers et des feux follets à l'Île d'Orléans. James MacPherson Le Moine (Maple Leaves, 1863), et William Kirby dans son sillage (The Golden Dog, 1877), en firent une empoisonneuse professionnelle, descendante directe de La Voisin. Des littérateurs et des historiens comme Louis Fréchette et Pierre-Georges Roy ont tenté de narrer l'histoire de la Corriveau, « mais sans parvenir à dissocier complètement les faits réels des fantaisies anachroniques ou des données légendaires et romanesques  ».

La figure de la Corriveau n'a cessé, depuis, d'inspirer romans, chansons et pièces de théâtre et d'alimenter les controverses (était-elle coupable ou non ?). La tradition orale s'est également perpétuée et est demeurée assez vivace, comme en témoignent les nombreux récits recueillis sur le terrain dans plusieurs régions du Québec.

Dans la culture

La Corriveau, dans sa cage, s'en prenant à François Dubé, illustration réalisée par Henri Julien pour une édition des Anciens Canadiens de Philippe Aubert de Gaspé.

Redécouverte de la « cage »

Le gibet de fer dans lequel le corps de Marie-Josephte Corriveau a été exposé après son exécution, photographié alors qu'il était exposé à l'Essex Institute de Salem, au début du XXe siècle.

Au début du mois de , ainsi que l'attestent les journaux de l'époque, la « cage » de la Corriveau, contenant encore quelques ossements, est retrouvée par des fossoyeurs dans le cimetière de l'église Saint-Joseph-de-la-Pointe-Lévy. La fosse aurait été localisée du côté sud de l'église dans une section qui n'était pas délimitée par un mur et qui était située près de la sacristie et du chemin royal (l'actuelle rue Saint-Joseph).[réf. souhaitée]

Quelque temps exposée dans la sacristie de l'église, où elle ne tarde pas à attirer érudits et curieux, elle tombe ensuite entre les mains d'entrepreneurs cherchant à en tirer profit. En , les publicités parues dans les journaux de l'époque permettent ainsi de suivre son périple : d'abord exposée au début du mois à Montréal, dans une maison située en face du marché Bonsecours, elle est ensuite exhibée à Québec dans la semaine du , avant de prendre le chemin de New York, où on la retrouve à la fin du mois exposée sur Broadway.

Dans cette dernière ville, la cage est acquise par le célèbre entrepreneur de spectacles P. T. Barnum qui dû l'exposer dans son American Museum, qui misait sur l'étrange, l'inédit et le rare pour attirer les foules. Peut-être endommagée lors de l'incendie qui ravage l'établissement en 1865, la cage tombe ensuite entre les mains d'un associé de Barnum, Moses Kimball (en) qui expose à son tour l'artefact dans son Boston Museum (en) (équivalent bostonien de l'American Museum).

En 1899, la cage est donnée par les héritiers de Kimball à l'Essex Institute (en) de Salem, qui continue d'exposer l'objet dans son musée au début du XXe siècle. Lors de la fusion de l'Essex Institute avec le Peabody Museum de Salem en 1992, l'artefact passe dans les collections du tout nouveau Peabody Essex Museum ainsi nouvellement formé.

un gibet de fer dans un boîte en verre
Gibet de Marie-Josephte Corriveau, exposé en à la maison historique Chevalier.

C'est dans ce dernier musée qu'un artéfact qu'on croit être la cage de la Corriveau, considérée jusqu'à tout récemment par les historiens québécois comme étant disparue aux États-Unis vers la fin du XIXe siècle, est retracé par hasard à la fin de l'année 2011 par Claudia Méndez (1968-2016), guide touristique et membre du conseil d'administration de la Société d'histoire régionale de Lévis,,. À l'automne 2013, l'objet, prêté par le Peabody Essex Museum et temporairement rapatrié au Québec à l'initiative de la SHRL. Après avoir brièvement été présenté au public du 3 au lors d'une exposition temporaire au Centre de congrès et d’expositions de Lévis, la relique prend le chemin du Centre national de conservation et d’étude des collections des Musées de la civilisation à Québec afin d'être expertisé durant deux ans,,.

À la suite de ces expertises, les Musées de la civilisation et la SHRL font savoir par communiqué le que « l'objet en question serait bien celui ayant servi à exhiber le corps de Marie-Josephte Corriveau, en 1763 »,. Lors d'une conférence de presse le suivant, les dirigeants du musée annoncent l'intégration de la cage au sein de leurs collections muséales après une entente de transfert avec le Peabody Essex Museum qui en était jusqu'ici propriétaire, en plus de fournir des détails sur les expertises réalisées,,.

L'authenticité du gibet a été établie par la juxtaposition et le croisement des informations tirées des trois expertises auxquelles l'artefact a été soumis, ce qui a permis de « retracer la chronologie historique de l'objet, d'analyser les métaux pour dater la pièce et de vérifier si la technique de forge correspond à ce qui aurait pu être utilisée en 1763 ».

Jérôme Morissette, restaurateur d'œuvres d'art spécialisé en métaux, a axé son examen notamment sur la corrosion uniforme sur les bandes de fer. Selon lui, il est impossible que la pièce soit une reconstitution : « On peut toujours évoquer l'idée d'utiliser des bandes déjà corrodées et d'en faire une cage, un exosquelette, mais en courbant ces bandes, on aurait fait éclater la gangue de corrosion et donc ça aurait été évident, même le travail de forge aurait été impossible. »

Depuis son intégration officielle dans les collections des musées de la Civilisation, la cage est conservée au Centre de conservation de Québec pour stabiliser sa dégradation causée par la corrosion. Elle a cependant été présentée à quelques reprises au public : du 11 au à la Maison Chevalier dans le cadre d'une micro-exposition dont elle était la vedette, , le au palais Montcalm dans le cadre de la série de spectacles Les Trésors de la Capitale,, en et 2017 à la bibliothèque municipale de Saint-Vallier, qui porte d'ailleurs le nom du personnage sous la forme ancienne Marie-Joseph Corrivaux, en marge du spectacle théâtral « Sur les traces de La Corrivaux » destiné à commémorer l'exécution de 1763,. La cage fait aussi partie des objets présentés au public dans le cadre de l'exposition Sortir de sa réserve: 400 objets d'émotion au Musée de la Civilisation, de à . Depuis 2024, la cage est exposée dans ce même musée dans le cadre de l'exposition permanente 《 Le Québec, autrement dit 》.

Commémoration

La municipalité de Sainte-Adèle, dans la MRC des Pays-d'en-Haut (Laurentides) a choisi de baptiser plusieurs rues de l'un de ses quartiers en s'inspirant du folklore québécois : chemin des Feux-Follets, rue Tom-Caribou, chemin du Mont-Loup-Garou... L'une de ces rues porte depuis le le nom de « rue La Corriveau », La ville de Lévis a aussi nommé le en sa mémoire une placette Marie-Josephte-Corriveau, sur la rue Saint-Cyrille.

Marie-Josephte Corriveau a été identifiée comme personnage historique par la municipalité de Saint-Vallier le . La bibliothèque municipale de l'endroit porte le nom de Bibliothèque Marie-Joseph-Corrivaux (utilisant l'ancienne graphie du nom de famille) depuis le .

Le personnage et son gibet figurent aussi dans une série de timbres émis par Postes Canada en portant sur le thème du Canada hanté,,,.

En 2018, la Ville de Lévis a fait poser un panneau d'interprétation sur le terrain de l'église Saint-Joseph près de l'endroit où la cage fut trouvée dans une fosse commune près du cimetière de Pointe-Lévy[réf. nécessaire].

Documents d'état civil

En raison des circonstances entourant sa mort, on présume qu'aucun acte de sépulture ne lui a été consacré.

Bibliographie

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Études

Principales références
Références complémentaires

Sources littéraires

Voir aussi

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Tradition orale
Arts visuels
Culture populaire
Bases de données

Notes et références

  1. ↑ Quoique traditionnellement connue sous le nom de "Marie-Josephte Corriveau", les registres de la paroisse Saint-Vallier montrent qu'elle a signé "Marie-Joseph Corrivaux" à chacun de ses deux mariages et pour deux baptêmes où elle était marraine. Son père signait également avec l'orthographe "Corrivaux"
  2. ↑ Gregory J. Reid, « Romancing ‘La Corriveau’ and Marguerite de Nontron : Anne Hébert’s La Cage and L’Ile de la demoiselle », Verna A. Foster, éd., Dramatic Revisions of Myths, Fairy Tales and Legends: Essays on Recent Plays, Jefferson (North Carolina), McFarland & Company, 2012, p. 202.
  3. ↑ Ordonnances, ordres, reglemens [sic] et proclamations durant le gouvernement militaire en [sic] Canada, du 28e oct. 1760 au 28e juillet 1764, p. 124, manuscrit numérisé en ligne avec transcription de Nathalie Villeneuve, Ordonnances, ordres, reglemens et proclamations durant le gouvernement militaire en Canada, du 28e oct. 1760 au 28e juillet 1764 [en ligne], Collections d'objets numériques de la Direction des bibliothèques de l'Université de Montréal (page consultée le 20 février 2024).
  4. ↑ L'acte de baptême, en date du 14 mai 1733, indique que le nourrisson était alors âgé « d'environ trois mois ». Voir Bonneau 1988.
  5. ↑ Bonneau 1988, p. 44.
  6. ↑ Charles Bouchard est inhumé le 27 avril 1760.
  7. ↑ Donald Fyson, « Réforme carcérale et société carcérale : la prison de Québec de 1812 à 1867 », dans Louise Blair, Patrick Donovan et Donald Fyson, Étagères et barreaux de fer : une histoire du Morrin Centre, Québec, Septentrion, (ISBN 978-2-89448-776-1), p. 24. Fyson ne mentionne que Marie-Josephte Corriveau, et non son père.
  8. ↑ Selon la tradition orale, telle que rapportée par le notaire, bibliothécaire et archiviste Georges-Barthélemy Faribault dans un mémoire daté de 1853, cité dans Ferland, C. et Corriveau, D. (2015) La Corriveau De l'histoire à la légende. Septentrion, p. 119.
  9. ↑ Lacourcière 1968, p. 230-231 [lire en ligne]
  10. ↑ Ferland, C. et Corriveau, D. (2015) La Corriveau De l'histoire à la légende. Septentrion, p. 143-144.
  11. ↑ Lacourcière 1968, p. 234 [lire en ligne]
  12. 1 2 « Corriveau, Marie-Josephte », sur Répertoire du patrimoine culturel du Québec (consulté le ).
  13. 1 2 Lacourcière 1968, p. 239 [lire en ligne].
  14. ↑ Voir l'article du Wikipédia anglophone Gibbet
  15. ↑ Aubert de Gaspé 1863, chapitre 4.
  16. ↑ MacPherson Le Moine 1863.
  17. ↑ Kirby 1877.
  18. ↑ Luc Lacourcière, « Marie-Josephte Corriveau », sur Dictionnaire biographique du Canada [en ligne], University of Toronto / Université Laval, 2003 (publication papier : 1974).
  19. ↑ Notamment les 52 récits recueillis entre 1952 et 1973 sous la direction de Luc Lacourcière (Lacourcière 1973, p. 252-253 [lire en ligne]) et les 122 rassemblés entre 1975 et 1990 par les étudiants de Nicole Guilbault (Guilbault 1995, p. 14).
  20. ↑ « Dessin (La Corriveau) », sur Répertoire du patrimoine culturel du Québec, (consulté le ).
  21. ↑ Kirby 1884
  22. ↑ Fréchette 1885.
  23. ↑ Louis Fréchette (Aurélien Boivin et Maurice Lemire, éditeurs), Masques et fantômes et les autres contes épars, Montréal, Fides, 1976, p. [353].
  24. ↑ Lacourcière 1973, p. 247.
  25. ↑ Beaulieu 1976, p. [8]; Présentation de Ma Corriveau sur le site web du Théâtre d'Aujourd'hui; Ma Corriveau, un légendaire de Victor-Lévy [programme de la pièce], Montréal, Théâtre d'Aujourd'hui, 1976 [lire en ligne]
  26. ↑ Bernard Andrès, « "Moi, la Corriveau, j’vas r’virer le Kébec à l’envers" », Voix et Images, vol. 2, no 2,‎ , p. 294 (ISSN 0318-9201 et 1705-933X, DOI 10.7202/200064ar, lire en ligne).
  27. ↑ Documents numérisés : Ma Corriveau, un légendaire de Victor-Lévy Beaulieu, mise en scène, André Pagé, programme de spectacle, Théâtre d'Aujourd'hui, 1976; Photos (P688,S3,D103); Photos (P688,S5,SS1,D44).
  28. ↑ André Carpentier, « Le Coffret de la Corriveau », Rue Saint-Denis : contes fantastiques, Montréal, Hurtubise HMH,‎ , p. 75-92. (ISBN 0775801658), réédition du recueil d'André Carpentier en 1988 (Bibliothèque québécoise, Montréal), traduction anglaise en 2000 et italienne en 2004 (Worldcat).
  29. ↑ (en) André Carpentier, « The Chest of Madame Corriveau », Matrix, vol. 17,‎ , p. 41-48.
  30. ↑ Andrée LeBel, La Corriveau, Montréal, Libre Expression, (réimpr. 1990), 206 p. (ISBN 2-89111-056-0 et 9782891110563)
  31. ↑ Anne Hébert, La Cage, suivi de L'Île de la Demoiselle : théâtre, Montréal / Paris, Boréal Express / Seuil, , 246 p. (ISBN 2-89052-320-9 et 9782890523203)
  32. ↑ Anne Hébert (trad. Gregory J. Reid, Pamela Grant et Sheila Fischman), Two Plays : The Cage and L’Île de la Demoiselle, Toronto, Playwrights Canada Press, , 131 p. (ISBN 978-0-88754-855-0, présentation en ligne)
  33. ↑ (pt) Anne Hébert (trad. Nubia Hanciau), A Gaiola de ferro, Editora da FURG, (ISBN 85-7566-012-8 et 9788575660126, OCLC 423458590)
  34. ↑ (en) Douglas Glover, « La Corriveau », Descant, vol. 24, no 4,‎ (ISSN 0382-909X); repris dans Best Canadian Stories : 94 (Oberon Press, 1994); Douglas Glover, 16 Categories of Desire (Fredericton, Goose Lane Editions, 2000), p. 17-22 et Bad News of the Heart (Dalkey Archive Press, 2003)
  35. ↑ Douglas Glover, « La Corriveau », dans Meurtres à Québec, Québec, L'Instant même, , p. 9-24; repris dans Douglas Glover, Seize sortes de désir : nouvelles, Montréal, Boréal, 2004 (ISBN 9782764603048).
  36. ↑ Ferland et Corriveau 2014, p. 293.
  37. ↑ Jean St-Hilaire, « La Corriveau, au Périscope : La femme et la sorcière, mises dos à dos », Le Soleil,‎ , p. D1 (lire en ligne)
  38. ↑ Daniel Mativat, La Maudite, Saint-Laurent, Éditions Pierre Tisseyre, coll. « Chacal / 8 », , 135 p. (ISBN 2-89051-723-3 et 9782890517233, présentation en ligne)
  39. ↑ Sur cette chanson, voir Robert Proulx, « Mes Aïeux : le funklore ou la tradition orale revisitée », dans Lucie Hotte (dir.), (Se) Raconter des histoires : Histoire et histoires dans les littératures francophones du Canada, Sudbury, Éditions Prise de Parole, (ISBN 9782894233719), p. 121-138
  40. ↑ Monique Pariseau, La Fiancée du vent : l'histoire de la Corriveau, née en Nouvelle-France et pendue sous le Régime anglais, Outremont, Libre Expression, (réimpr. 2005), 395 p. (ISBN 978-2-7648-0066-9, présentation en ligne)
  41. ↑ Martine Latulippe (ill. May Rousseau), Julie et le serment de la Corriveau, Montréal, Éditions Québec Amérique, coll. « Bilbo Jeunesse / 121 », , 69 p. (ISBN 978-2-7644-0240-5 et 2-7644-0240-6, présentation en ligne)
  42. ↑ Odile Tremblay, « Le curé et la pendue », Le Devoir,‎ (lire en ligne)
  43. ↑ Jean-Claude Germain, Nouvelle-France : complément pédagogique, 2004, p. 4-5 [lire en ligne (lien archivé)]
  44. ↑ Marc Gagné, « Madame de La Corriveau », dans Rideaux sur Québec, ville de légendes : Quatre opéras sans musique ou courtes pieces de théâtre, Québec, Éditions GID, (ISBN 978-2-89634-090-3), p. 19-81.
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  46. ↑ Ferland et Corriveau 2014, p. 321-322
  47. ↑ Sébastien Chartrand, L'ensorceleuse de Pointe-Lévy, Québec, Alire, coll. « Le Crépuscule des arcanes » (no 1), , 434 p. (ISBN 978-2-89615-091-5, 978-2-89615-496-8 et 978-2-89615-774-7, présentation en ligne)
  48. ↑ Jean-Nicholas Vachon, La Corriveau, Waterloo, Éditions Michel Quintin, coll. « Minuit 13 » (no 4), , 284 p. (ISBN 978-2-89435-738-5 et 9782894359396, présentation en ligne)
  49. ↑ David Ménard, Poupée de rouille : Poésie, Ottawa, L'Interligne, , 141 p. (ISBN 978-2-89699-572-1 et 2896995722, OCLC 1076544208, présentation en ligne).
  50. ↑ Compte-rendu : Manon Dumais, « Poupée de rouille: crime passionnel », Le Devoir, (consulté le ); Yves Bergeras, « Les ailes de La Corriveau », Le Droit, (consulté le ); Josée Boileau, « L’amour fou de la Corriveau », Le Journal de Montréal, (consulté le ); Marie-France Bornais, « Revisiter l’histoire de la Corriveau », Le Journal de Québec, (consulté le ).
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  60. ↑ Marc-Antoine Côté, « L’empoisonneuse : une finale juste assez sombre pour Hervé Gagnon » Accès limité, Le Quotidien (Le Soleil), (consulté le ).
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  92. ↑ Voir Jean-François Blanchette, Du coq à l'âme: L'art populaire au Québec, University of Ottawa Press, 2014, p. 228 (ISBN 9782760308190) compte rendu de l'ouvrage