Lady Tartuffe

Lady Tartuffe
Lady Tartuffe : une comédie en prose en cinq actes.
Lady Tartuffe : une comédie en prose en cinq actes.

Auteur Delphine de Girardin
Genre Comédie de mœurs
Nb. d'actes 5
Lieu de parution originale Comédie-Française
Date de parution originale 1853
Lieu de parution Paris

Lady Tartuffe est une pièce de théâtre de Delphine de Girardin créée en 1853 et jouée pour la première fois le 10 février de la même année à la Comédie-Française.

Lady Tartuffe est une comédie en cinq actes rédigée en prose par la dramaturge Delphine de Girardin. La pièce est jouée pour la première fois à la Comédie-Française le 10 février 1853. Six ans auparavant, la dramaturge crée Cléopâtre, qui connaît un certain succès en faisant l'objet d'une quinzaine de représentations. Puis, les évènements révolutionnaires de 1848 suspendent les activités de la dramaturge. Cette pause est cependant de courte durée, puisque dès 1853, Delphine de Girardin marque son retour avec Lady Tartuffe en tant que deuxième pièce créée depuis la reprise de ses activités précédée par la comédie en un acte et en vers intitulée, C'est la faute du mari (1851). Présent d'emblée dans son titre, la pièce emprunte explicitement certains codes théâtraux au Tartuffe de Molière, dont la première représentation remonte à 1664.

Processus de création

Circonstances d'écriture

Un an avant que Lady Tartuffe soit jouée pour la première fois, un autre personnage féminin occupe le devant de la scène au théâtre. Il s'agit de Marguerite Gautier, héroïne du roman d'Alexandre Dumas intitulé La Dame aux camélias. L'adaptation théâtrale de cet ouvrage connaît un franc succès et modèle la vie théâtrale du début du Second Empire. Si le personnage de Marguerite Gautier représente une courtisane noble, animée par un amour pur, celui de Lady Tartuffe lui est en tout point opposé. Madame de Blossac apparaît en femme du monde, essayant tant bien que mal de masquer les secrets de son passé. Pourtant, comme l'écrit le chercheur Sylvain Ledda, les deux œuvres offrent des points de recoupement, car elles tendent toutes deux « un miroir au public et l'invitent à s'interroger sur la condition des femmes au milieu du XIXe siècle ».

Parmi ses inspirations pour la rédaction de la pièce, Delphine de Girardin puise directement dans son expérience de la vie mondaine parisienne. Déjà familiarisée avec les salons depuis sa jeunesse par le biais de celui tenu par sa mère, elle tiendra elle-même un salon à Paris à partir de 1842. Celui-ci représente alors « un lieu d'observation où elle enregistre l'air du temps et nourrit sa création littéraire des échanges mondains qu'elle pratique ». Le projet dramatique de Delphine de Girardin est d'emblée salué par Victor Hugo. Dans une lettre qu'il lui adresse depuis Guernesey, l'écrivain s'exprime ainsi « Lady Tartuffe par Mme de Girardin. Ceci est déjà du génie ». Victor Hugo comprend que le projet de Delphine de Girardin est moins de répliquer Tartuffe que de créer une œuvre personnelle, tout en s'inspirant de la pièce de Molière. Il poursuit sa lettre par cette invitation : « Mais venez donc à Jersey me lire cette œuvre où vous mettrez tant de choses qui ne sont qu'à vous ».

Delphine de Girardin et les acteurs

Certaines informations concernant les répétitions de la pièce avec les acteurs sont accessibles dans l'ouvrage d'un des premiers biographes de Delphine de Girardin, Arthur Léon Imbert de Saint-Amand. Celui-ci évoque les circonstances des répétitions de la pièce dans lesquelles la dramaturge adapte certaines séquences en fonction du jeu des acteurs :

La meilleure leçon pour les acteurs, c'était de l'entendre. Elle disait à merveille, et aucun professeur de déclamation n'aurait donné meilleurs conseils. Il y avait en elle tant de sève, tant de richesse d'imagination, tant d'abondance d'idées, qu'on disait que chacune de ses pièces en contenait toujours deux au moins. À chaque répétition de Lady Tartuffe, on coupait tantôt une scène, tantôt une tirade. « Ah ! s'écriait un homme d'esprit, combien d'auteurs seraient heureux d'avoir ces rognures-là! ».

Il est aussi intéressant de constater que Delphine de Girardin a adapté la physionomie de Lady Tartuffe en pensant à son actrice, Rachel Félix. Dès le début de l'acte I, les didascalies renseignent sur la minceur de madame de Blossac et font directement écho à la finesse de Rachel Félix, souvent explicitée par les critiques de théâtre. « (Elle continue à lisser ses cheveux ; elle regarde ses ongles et dispose les plis de sa robe de manière à faire voir la finesse de sa taille (...)». Delphine de Girardin a également veillé à créer une pièce pouvant mettre à profit les talents d'actrice de Rachel Félix. Le registre n'est pas exclusivement comique, mais emprunte parfois au tragique. Rachel Félix est une actrice déjà célèbre lorsqu'elle incarne le rôle de Lady Tartuffe et Delphine de Girardin connaît les talents de Rachel. La dramaturge a alors conscience que « Le public ne vient pas seulement au Français pour assister à la première d'une pièce de Delphine de Girardin : il se déplace pour entendre Rachel, pour découvrir la manière dont elle s'approprie le genre de la comédie ».

Intrigue

La scène se passe à Paris, en 1851.

Acte I

Le rideau s'ouvre sur la protagoniste seule. Madame de Blossac se regarde dans la glace et se plaint de sa coiffure réalisée par madame Bethollet, sa demoiselle de chambre.

Par la bouche du baron des Tourbières, nous apprenons que Madame de Blossac cache un lourd secret du passé. Un jour, se pensant à l'abri des regards, elle avait donné rendez-vous à son amant, Arthur, dans le pavillon de Redcastle, situé en Écosse. Très vite, des chasseurs se sont fait entendre. Pris de panique, Arthur saute alors par la fenêtre, et trouve la mort en actionnant son fusil par erreur. Lady Tartuffe avoue ensuite son amour pour Hector de Renneville dans un monologue expliquant qu'Arthur ne serait pas décédé si son ami avait voulu l'entendre. De cet évènement, découle la mise en place d'un contexte hypocrite. Virginie de Blossac s'invente un statut de femme veuve, dévote et vertueuse. Il importe de préciser qu'être veuve dans ce contexte relève d'un statut tout à fait honorable par rapport à celui de demoiselle. Puis le désir de conquérir le maréchal est évoqué, car la protagoniste envie la position sociale, ainsi que la fortune de ce dernier. Enfin, une rumeur dont Madame de Blossac est à l'origine circule, par la prise de parole de madame Duvernois ainsi que de madame Courtin. Une année auparavant, Jeanne aurait donné rendez-vous à un jeune homme malgré son jeune âge. Le plan de la calomnie est mis en place.

Acte II

L'action se déroule dans un salon de l'hôtel du maréchal d'Estigny le même jour que l'acte précédent. Le maréchal et Jeanne discutent d'Hector de Renneville promis à cette dernière. La jeune fille introduit involontairement, par son innocence, le plan de séduction de Madame de Blossac en affirmant qu'elle ne cesse de parler du vieux Maréchal. Celle-ci le rejoint alors et entame une discussion à ses côtés. Des Tourbières apparaît ensuite seul aux côtés de Lady Tartuffe. Il discute de la volonté de cette dernière de perdre la jeune Jeanne. Face à la protagoniste, l'homme est contraint de se plier, étant donné sa redevance de 20 000 francs envers elle. Puis, Hector raconte qu'il a connu une certaine demoiselle de Blossac en Écosse. Aussitôt, le baron le reprend en précisant qu'il s'agit aujourd'hui de Madame de Blossac et marque ainsi l'importance de son changement de statut. Le coup de scène retentit lorsque la lettre du père d'Hector est lue par le maréchal. L'idée est de mettre un terme au mariage avec pour raison la menace de déshonneur liée à la rumeur circulant à propos de Jeanne. La comtesse de Clairmont prend alors la lettre et s'informe des accusations portées envers sa fille. L'acte se termine par un aparté d'Hector de Renneville indiquant qu'il connait désormais les deux secrets de Lady Tartuffe. Il mentionne vouloir venger sa promise ainsi que son ami.

Acte III

Le rideau s'ouvre à nouveau sur le décor du premier acte. Virginie de Blossac et sa femme de chambre sont présentes. Le bruit des intrigues de la promise se répand et les personnages en discutent. Virginie entame alors un jeu de séduction adressé au maréchal. En parallèle, Des Tourbières cherche à se libérer de sa charge financière en demandant la somme de sa dette à Hector. En échange, celui-ci devra l'aider à rendre sa légitimité à Jeanne. Dans la huitième scène, Virginie de Blossac passe à des aveux méthodiquement calculés en avouant les sentiments qu'elle porte à Hector de Renneville. De cette confidence, découle un nouveau jeu sentimental où Mademoiselle de Blossac se risque à une tentative de séduction de son interlocuteur. Ensuite, la protagoniste s'attaque à écarter celle qu'elle considère comme sa rivale. Elle tente de convaincre le maréchal de jouer de sa position afin de placer Jeanne dans un couvent. L'acte se termine sur une discussion animée quant à cette décision entre le maréchal et la comtesse de Clairmont, qui finit expulsée de la scène.

Acte IV

Au début de cet acte, se déroulant le lendemain du précédent, la comtesse de Clairmont pleure et prie en compagnie d'un domestique. Puis, entrent en scène Jeanne, ainsi que le baron des Tourbières désormais libéré de sa dette. Le procès, tout autant que la quête de vérité qui concernent l'innocente Jeanne, débutent alors, Hector de Renneville s'y joignant. Enfin, apparaît pour la première et unique fois Léonard, le témoin à charge. Ce dernier entame une tirade déclarant ce dont il a été l'observateur. Son dialogue avec la comtesse révèle que Jeanne s'est bel et bien présentée à un homme comme le supposait l'accusation. Plus tard réapparait la jeune promise aux airs innocents, sa mère et Hector décident pour l'instant de lui cacher la vérité lorsqu'elles aperçoivent la comtesse attristée. Mais cela ne dure pas longtemps car les personnages finissent par s'interroger, discutant des dernières révélations. La situation s'éclaire alors par les paroles de Jeanne. Cette dernière assure avoir défendu un jeune homme de César, un chien, qu'il fallait faire taire afin d'éviter de réveiller la comtesse gravement souffrante. Grâce aux paroles de Jeanne, la vérité est faite sur l'affaire.

Acte V

Le rideau s'ouvre sur un boudoir dans l'Hôtel de Wagram où se trouve l'appartement d'Hector de Renneville, présent pour la première scène.

Le baron des Tourbières entre et dévoile les informations qu'il a pu récolter lors de son enquête. Il apprend que Mademoiselle de Blossac est censée rendre visite à Hector et le prévient du danger que représente la parole de Virginie. Selon le baron, elle le mènera dans son piège. Le jeune homme semble convaincu du contraire et ne change pas d'avis quant à son rendez-vous. Vient ensuite Lady Tartuffe à la rencontre de l'homme portant ses sentiments. La protagoniste dévoile sa stratégie en affirmant sa connaissance du piège qui lui est tendu et malgré cela, elle décide tout de même d'honorer sa présence. Ses paroles parviennent à confondre Hector, l'hésitation prend place, le statut de Mademoiselle de Blossac est trouble : est-elle l'hypocrite, la femme fatale ou bien la victime ? Le maréchal, la comtesse ainsi que le baron des Tourbières entrent en scène. Le baron est annonciateur d'un véritable coup de théâtre en amenant un livre du registre de l'hôtel de France. Une partie de la vérité est alors accessible à tous. Mademoiselle de Blossac se dénonce et avoue être la voyageuse à qui Charles Valleray rendait visite avant de fuir par la fenêtre et de se faire surprendre plus tard par Jeanne, qui le libère de César. Par ces aveux, Lady Tartuffe tente de garder son honneur et de partir la tête haute, résolvant l'intrigue principale. L'acte se termine sur l'annonce du mariage entre les deux jeunes promis, constituant le dénouement de la seconde intrigue.

Personnages

Typologie

Dans la pièce, les personnages féminins sont représentés selon une typologie courante dans le théâtre de Delphine de Girardin, et plus en général, dans le théâtre du XIXe siècle. Ainsi, Virginie de Blossac, la protagoniste, s'identifie au type de la maîtresse ou de la courtisane. Selon la chercheuse Giovanna Bellati, ce personnage ne se détermine pas psychologiquement, mais plutôt socialement : son caractère hypocrite et sa pudeur feinte se perçoivent dans le surnom qui est lui est donné. Au fil des actes, le personnage se complexifie et laisse émerger une certaine ambivalence : d'une part, elle incarne « la courtisane qui brigue un mariage honorable », de l'autre « la courtisane rachetée par l'amour ». Delphine de Girardin joue alors avec la hardiesse, la capacité à dissimuler les sentiments de son personnage féminin, tout en la montrant en même temps comme une amoureuse entrainée par une passion fatale.

En revanche, Madame de Clairmont incarne le type de la mère. Sans toutefois se réduire à son amour maternel absolu, celle-ci se pare aussi d'une certaine individualité, dont le caractère se double d'une portée idéologique et sociale. Elle possède surtout un intérêt dans la pièce car c'est elle qui octroie à Virginie de Blossac le surnom de Lady Tartuffe, s'opposant par ailleurs à la protagoniste par son attitude de mère aimante.

Finalement, Jeanne représente le type de la jeune fille ; à la fois naïve et innocente, elle correspond au modèle bien connu de l'ingénue. Cependant, quelques dissemblances persistent avec ce type et contribuent à faire de Jeanne un personnage à la fois singulier et exemplaire. En effet, selon Sylvain Ledda, Jeanne représente l’archétype de la jeune fille, dont la naïveté et l’innocence sont poussées à leur paroxysme . Au contraire, Giovanna Bellati insiste sur son caractère plutôt exceptionnel : Jeanne s’éloignerait du prototype grâce à une sensualité naturelle qui lui est propre, en dépit d’une certaine ignorance des codes sociaux . Ainsi, comme pour les autres femmes qui animent la pièce, ce type féminin est déterminé par une physionomie qui lui est propre, marqué par une série de variations, tout en incarnant une figure courante dans la dramaturgie du siècle.

Fonction dramatique

Les personnages féminins, dans l'œuvre de Delphine de Girardin, possèdent un rôle nécessaire au déroulement de l'intrigue. L'orchestration du dénouement, c'est-à-dire l'issue de l'action, se détermine grâce à elles. D'un point de vue dramatique, elles rythment toute la pièce.

Madame de Clairmont, d'abord, a pour fonction de s'opposer à Virginie de Blossac en faisant mieux ressortir sa noirceur. Les deux femmes arborent alors des caractéristiques antithétiques, les plaçant aux antipodes l'une de l'autre tant dans leur tempérament que dans leurs agissements. Ce conflit entre la femme vertueuse et la courtisane devient une thématique dans Lady Tartuffe et représente le noyau de l'action. Le personnage de Jeanne acquiert elle aussi une fonction dramatique importante, réactivant les ressorts dramatiques connus de la vertu injustement accusée et du mariage empêché.

Quant aux personnages masculins, aucun ne présente de caractère particulièrement admirable. S’ils n’échappent pas à la critique, leur rôle dans la pièce sert davantage à la mise en scène de l’intrigue, autrement dit à l’accomplissement du dessein que Virginie de Blossac réserve à Jeanne. Comme les protagonistes féminines, ils incarnent des types qui se rencontrent dans la réalité et participent à la satire que dépeint Delphine de Girardin dans sa pièce. Leur fonction tend à se limiter au sein du système actanciel : un modèle narratif servant à décrire les différents rôles et relations entre les actants d'un récit.

Une comédie de caractères

L'intérêt de la pièce repose plus sur les rapports entre personnages que sur l'intrigue elle-même. Le développement psychologique des personnages retient l'attention du spectateur :

« Le principal, le seul sujet, n'est-il pas le caractère de Mme de Blossac, l'hypocrite, le caractère de Jeanne, la jeune fille innocente, le caractère de Mme de Clairmont, la mère ? L'auteur s'occupe moins du mouvement de l'intrigue que de trouver des situations où les caractères se développent librement. Il en est de même des autres pièces du théâtre de Madame de Girardin : toujours la situation sert de prétexte à l'analyse des caractères et lui est nettement subordonnée. »

Selon Théophile Gautier également, l'intrigue serait d'ailleurs peu complexe, ne retenant pas autant l'attention que la mise en scène grâce au décor, au jeu des acteurs, et à l'ensemble des caractères ainsi qu'aux représentations typiques que construit et dévoile sur la scène la dramaturge.

Distribution

Tableau de présence

Tableau réalisé par Samuel Riou, Amélia Cunsolo, Capucine Gobat, UNIL, 28.04.26





Un tableau de présence sert à rendre précisément compte des apparitions de personnages dans la pièce.

Analyse littéraire

Genre

Lady Tartuffe correspond à ce qu'on appelle, au théâtre, une comédie de mœurs contemporaine. L’appellation générique est cependant à nuancer : l’intitulé « comédie dramatique » semble aussi convenir à cette œuvre de Girardin. En effet, la pièce ne suscite pas tant le rire, mais ce sont surtout les allusions au Tartuffe de Molière qui tendent à faire sourire le spectateur. De plus, la tendance dramatique ne peut être écartée. Cette hybridité de genre en fait une pièce à la fois originale et typique du théâtre à l'âge bourgeois.

De plus, le genre du théâtre demeure nettement sous-représenté dans les œuvres de femmes au XIXe siècle. Selon Martine Reid, professeure universitaire de littérature, les raisons relèvent des modalités de production des pièces de théâtre :

« Pour être jouée, il faut démarcher les acteurs et les directeurs de théâtre, soumettre son manuscrit à un comité de lecture (entièrement masculin le plus généralement) puis à la censure (elle sera alléguée en 1864), assister aux répétitions jusqu'à la première, avant de faire face à des critiques partisanes, majoritairement masculines ; si l'on veut être jouée souvent, il faut disposer de puissants appuis. Le milieu masculin est fortement endogamique : en dehors de leur position sociale et/ou de leur statut de femme de lettres, c'est surtout leur proximité avec le monde du spectacle qui ouvre aux dramaturges les portes d'un monde qui, à première vue, ne les imagine guère auteures, ou dans quelques autres rôles [...]. La mémoire collective continue d'ignorer très largement les œuvres des femmes du XIXe. »

Encore plus minoritaire, la comédie théâtrale est elle aussi « genrée » : « l'époque jugeait les femmes inaptes à suivre les traces de Molière et à se trouver à l'aise dans ce registre ».

Style

Dans la pièce, chaque personnage possède son propre jargon, son lexique et sa manière singulière de communiquer. Cette faculté d'expression individualisée est par ailleurs mise en exergue par le jeu des acteurs sur la scène :

« Dans Lady Tartuffe, par exemple, Mme de Blossac s'exprime avec une passion contenue, Mme de Clairmont avec une simplicité élégante ; le Maréchal use d'une phraséologie un peu solenelle et les paroles d'Hector vibrent de jeunesse impétueuse. »

Dramaturgie au féminin

Dans la pièce, le caractère des personnages et leurs rapports interpersonnels constituent un enjeu central et l'un des thèmes majeurs du théâtre de Delphine de Girardin. La séduction, notamment, est envisagée comme « un pouvoir d’action irrésistible et mystérieux que possèdent certaines personnes ». Ce pouvoir est majoritairement détenu, dans l’ensemble de l’œuvre, par les personnages féminins.

En plus de ce rôle efficient dans l’intrigue, les femmes font l’objet d’une dominante présence au sein de l’œuvre de la dramaturge. Cette omniprésence, tout à fait remarquée dans Lady Tartuffe, se caractérise par divers critères, selon Giovanna Bellati. En effet, une centralité des rôles féminins ainsi qu’une forte apparition sur scènes des personnages féminins démontrent cette prédominance. Finalement, elles possèdent également une fonction déterminante dans l’action et, in fine, dans le dénouement. On assiste donc à un « système dramatique qui voit presque toujours les femmes au centre de l'action, parfois aidées ou soutenues par les hommes [...] ».

Thématiques

Féminisation du Tartuffe

Au XIXe siècle, le personnage de Tartuffe continue de fasciner pour sa dimension subversive. Sous la Restauration, il est utilisé par les libéraux pour critiquer le règne de Charles X. Celui-ci est jugé trop proche du pouvoir de l'Église catholique, mettant ainsi en péril les valeurs libérales héritées de la Révolution.

Par la féminisation du Tartuffe, Delphine de Girardin actualise cette réappropriation du personnage hypocrite en l’inscrivant dans la dramaturgie de son siècle. Ainsi, l'originalité de la pièce réside dans cette transposition au féminin d'un protagoniste connu de l'œuvre de Molière. Virginie de Blossac, emprunte alors quelques traits caractériels au faux dévot, tout en s'en éloignant. Le spectateur n'assiste pas simplement à une copie de Tartuffe, mais à une transposition contemporaine par laquelle la dramaturge s'adonne à une dénonciation des mœurs de son temps. Le faux dévot devient plutôt une fausse vertueuse, jouant l'hypocrite sous couvert de respectabilité :

« Le système psychologique et actanciel de la pièce de 1853 est sensiblement différent de celui du Tartuffe. Lady Tartuffe, alias Virginie de Blossac, est une jeune femme qui vit seule, assume son hypocrisie et s'en justifie même auprès de son confident des Tourbières. »

Malgré les emprunts et les allusions, une différence notable persiste entre Tartuffe et son homologue féminin : Virginie de Blossac suscite une certaine empathie de la part du lecteur. En effet, son caractère hypocrite et trompeur se transforme au fil de la de ses interactions avec l'homme aimé. La franchise, par exemple, tend à remplacer cette hypocrisie. La passion amoureuse métamorphose ainsi la protagoniste, que le spectateur ne perçoit plus uniquement à travers ses défauts, malgré sa tentative de calomnie. Des circonstances atténuantes se tissent grâce à la sincérité naissante de Lady Tartuffe, contrairement au personnage de Molière. En d'autres mots, son amour pour Hector la rend plus agréable aux yeux du public, lui inspirant sa compassion.

« L'intrigue de Lady Tartuffe paraît finalement assez éloignée de celle du Tartuffe. En revanche, les jeux avec l'intertexte de la pièce-source sont nombreux et participent du plaisir de la comédie ; ses protagonistes sont mentionnés, ce qui produit une connivence avec le public de la Comédie-Française. »

L'hypocrisie dans la société du XIXe siècle

La construction dramaturgique de la pièce de Delphine de Girardin ne sert pas à critiquer le faux dévot comme le faisait celle de Molière, mais entend montrer comment l'hypocrisie règle les interactions sociales dans la société de la deuxième moitié du XIXe siècle. Au sein de la pièce, Virginie de Blossac n'apparaît pas comme l'unique cible de la satire. Madame de Clairmont est également ciblée, puisqu'elle s'adonne à des œuvres de philanthropie tout en calomniant son entourage. Jeanne prête à sourire au vu de la naïveté dont elle fait preuve, ne comprenant aucune des supercheries dont elle est victime. Ce n'est donc pas un personnage spécifique qui est visé, mais l'ensemble des pratiques d'une société qui repose sur des échanges hypocrites. Dès le début du XIXe siècle, on assiste à l'essor et au développement de nombreuses institutions philanthropiques. Effectivement, l'extension du domaine philanthropique est « un phénomène contemporain de l'écriture de la pièce ». Toutefois, comme le rappelle Alexandre Lambelet, ces actions charitables restent l'apanage d'une élite financière et font aussi parfois l'objet de stratégies politiques : « les élites entendent entretenir une conception de l’autorité politique qui ne peut être disjointe d’une autorité sociale et tentent de maintenir ce lien à travers la compétence et l’activisme philanthropique ». Lady Tartuffe fonctionne donc comme une illustration d'une certaine hypocrisie sociale au sein des actions philanthropiques, en témoigne la scène 10 de l'acte I, où la protagoniste explique qu'elle a fait faire un uniforme à boutons dorés pour le singe du petit Savoyard espérant ainsi se faire passer pour une âme généreuse aux yeux de Monsieur de Saint-Iriex qui ne manque pas de lui témoigner son admiration :

« M. DE SAINT-IRIEX - Toujours charitable ! c'est une fortune pour lui que ce soin touchant... (il regarde le petit uniforme avec attendrissement.) Vous êtes un ange ! »

Lady Tartuffe apparaît donc comme un personnage dont le moteur de la générosité est davantage liée à sa volonté d'ascension sociale au sein de la bonne société parisienne, plutôt qu'à des dispositions de cœur sensibles et désintéressées.

La culpabilité

Virginie de Blossac est en proie à un grand sentiment de culpabilité, puisqu'elle n'est pas venue au secours de son amant Arthur lors de son accident. Son passé resurgit lorsqu'un bouquet de fleurs anonyme est envoyé pour commémorer la date de la mort d'Arthur. Virginie de Blossac découvre que les fleurs proviennent de l'ami d'Arthur, qui n'est autre qu'Hector Renneville. Cette faute passée de Lady Tartuffe fonctionne comme un fil secret qui la pousse à user de stratagèmes et de calomnies de peur d'être découverte. De plus, ce lourd secret et ses conséquences interrogent aussi sur la possibilité pour Lady Tartuffe d'être aimée de l'ami de l'homme qu'elle a laissé mourir.

Réception

Première représentation : Écho de Rachel Félix

De la première représentation, nous savons que Rachel Félix était mécontente de son jeu. L'acteur Adolphe Laferrière relate les propos de l'actrice: « Cette Lady Tartuffe, je la leur jouerai après-demain, et ils verront bien tout ce que j'en saurai faire !» et Adolphe Laferrière d'ajouter : « Elle avait dit vrai, car à la seconde représentation, se débarrassant des entraves de ses conseillers, elle joua sous sa seule inspiration, et fut magnifique..».

Réception contemporaine

Lors de la première représentation, l'accueil de la pièce est mitigé, mais Lady Tartuffe connaît un certain succès dont le retentissement se ressent dans les journaux. Dans le Charivari du 12 février 1853, Clément Caraguel loue la manière dont Delphine de Girardin parvient à faire sentir la vie mondaine parisienne. Il exprime également son admiration pour les qualités d'interprétations de Rachel Félix. Toutefois, il souligne des manquements dans la construction même du personnage de Lady Tartuffe. Selon lui, Delphine de Girardin échoue à féminiser le Tartuffe en mettant l'accent sur la passion de la protagoniste pour Hector de Renneville.

« Mlle Rachel jouait le rôle de Lady Tartuffe. Elle a eu des éclairs, comme toujours ; la scène du troisième acte avec le maréchal et celle du cinquième avec Hector l’ont montrée sous deux faces bien distinctes, comédienne profonde et tragédienne passionnée ; elle a marqué de sa forte empreinte toutes les parties du rôle qui avaient du relief ; ce n'est pas sa faute si le personnage de Mme de Blossac manque d’unité dans le dessin et échappe par cela même à une interprétation nette et franchement caractérisée ».

Le lundi 13 juin 1853, dans le périodique Vert-vert, Ange-Henri-Castil Blaze vante les mérites de la pièce par rapport à la production théâtrale contemporaine. Il salue ses qualités esthétiques et intellectuelles.

« Nous n'hésitons pas à déclarer avec toute la franchise possible que, si l'on prend une balance et que l'on mette dans un des plateaux quelques scènes de Lady Tartuffe, et dans l'autre plateau toutes les nouvelles comédies et tous les vaudevilles crûs ces dernières années sur notre sol, la profondeur, l'énergie de la pensée et la grâce des premières enlèveraient les autres comme une plume ».

Dans son feuilleton du , Théophile Gautier, fidèle ami de Delphine de Girardin, célèbre la justesse de la pièce à l'écriture aussi « neuve par le fond que par la forme », dont le titre « tient toutes ses promesses ». Le poète souligne aussi l'accueil favorable des comédiens de la Comédie-Français à la lecture de l’œuvre. Si l'accueil est globalement positif, certaines critiques, plus rares, se montrent extrêmement virulentes. Dans son feuilleton du 14 février 1853, Auguste Lireux explique ne rien comprendre à l'esthétique et au personnage de la pièce.

« Je ne sais si mes confrères vont se trouver dans le même embarras que moi, et si leur bonne volonté suppléera au vice du scénario ; toujours est-il que je ne comprends absolument rien à cette Lady Tartuffe, que les beautés de la composition m'échappent, et que le principal personnage me semble absolument inintelligible ».

Rachel Félix qui joue le personnage de Lady Tartuffe rapporte le succès de la pièce à Londres dans une lettre directement adressée à Delphine de Girardin.

« Je veux vous annoncer avant tout le monde les grands succès de Lady Tartuffe à Londres. Hier était la première représentation. Bien avant l'heure du spectacle, une queue formidable se formait autour du petit théâtre Saint-James, chose qui n'arrive jamais en Angleterre. La soirée a été des plus brillantes, des plus chaudes : je me croyais sur un théâtre à Paris, devant un public payant. Les Anglais ont saisi les plus petites nuances du caractère de Mme de Blossac, et Régnier les a fait rire aux éclats ! Songez que ce sont des Anglais qui ont ri ! Voilà dix ans que je viens à Londres, je n'ai jamais assisté à pareil phénomènes. »

La pièce totalise 286 représentations. Depuis la fin du XIXe siècle, aucune reprise de Lady Tartuffe n'est connue.

Rachel Félix en tournée en Amérique (1855)

Le 27 juillet 1855, Rachel Félix entourée d’une quinzaine de comédiens quitte Paris pour l’Amérique avec pour projet de partir en tournée d’un an. Rachel incarne ses rôles principaux tel que Phèdre, Adrienne Lecouvreur ou encore Lady Tartuffe. La pièce de Delphine de Girardin fait donc partie intégrante du programme de la tournée et permet à Rachel Félix de « se montrer sous un jour nouveau ». Le jeudi 8 novembre 1855, Lady Tartuffe est jouée dans l’immense salle de l’Academy à New-York, pouvant contenir plus de cinq mille personnes. La salle, qui comme l’explique un des comédiens de la troupe, Jules Chéry, n’avait jamais été pleine, était remplie le soir de la représentation. Celui-ci poursuit en indiquant que « Mlle Rachel a été appréciée à sa juste valeur dans ce rôle aussi odieux que celui de Tartuffe par un public qui a su distinguer la délicatesse des nuances et a su saisir le vrai naturel dans un rôle des plus complexes ».

En 1855, la pièce fait l’objet d’une traduction anglaise, ce qui n’est largement pas le cas de tous les textes contemporains. Le public cultivé des grandes villes de la côte est souvent francophile et se trouve en mesure de comprendre la pièce, mais une traduction est ajoutée en regard du texte français dans le livret. L'inscription de la pièce de Delphine de Girardin, dans une des premières tournée de grande actrice française n'est donc pas anodin et témoigne d'un certain rayonnement. Censée durer une année, la tournée sera malheureusement écourtée puisque Rachel Félix tombe malade. Son état ne cesse de s'aggraver et elle finira par décéder des suites de la phtisie le 3 janviers 1858 à 36 ans.

Postérité

En guise d’hommage à Delphine de Girardin et pour amuser les lecteurs, la revue Comœdia publie, le 7 juillet 1913, Lady Tartuffe. Préfacé par Léo Clarétie, le commentateur ne tarit pas d’éloges en ce qui concerne la féminisation du Tartuffe et le caractère des personnages :

« C'était une idée ingénieuse d'enlever aux hommes le privilège de l'hypocrisie que semblait leur avoir réservé Molière. Delphine a refait Tartuffe et lui a donné un jupon, Virginie de Blossac, c'est Tartuffe femme, c'est une intrigante, une arriviste, une hypocrite. Elle cache ses passions sous le dehors de la vertu et elle sème la calomnie sous des apparences de rigorisme. L'ambition perd beaucoup de gens : la Blossac est perdue, et par l'ambition, et par l'amour. Elle veut se faire épouser par le maréchal d'Estigny, qu'elle allume adroitement, et aimer par Hector de Renneville, parce qu'elle aime. Mais c'est là le côté le plus banal de l'intrigue ».

Finalement, on lira dans le journal, à propos de la longue tirade-récit qui justifie la jeune Jeanne : « La fameuse scène du chien, au quatrième acte, est un petit chef-d'œuvre. » C’est la structure de la pièce et son dénouement original qui retiendront l’attention du lecteur. Pourtant, selon Clarétie, la pièce demeure très ancrée dans les mœurs et le goût du Second Empire, par la qualité de comédie de mœurs contemporaine. Si le style et la société représentés paraissent alors datés pour le spectateur actuel, la postérité de la pièce dépasse toutefois la postérité scénique : toujours selon le témoignage de Clarétie, au Conservatoire, la tirade de Jeanne est volontiers choisie pour le concours des comédiennes aspirantes.

À la suite de l’article du critique littéraire, une possible réhabilitation de la pièce de Girardin demeure questionnable, malgré un succès retentissant dans les années 1850.

Bibliographie

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Ouvrages

Articles académiques

Articles de presse

Référence

  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Sylvain Ledda, "Présentation" in Delphine de Girardin, Lady Tartuffe, Paris, Flammarion, coll. « GF », (ISBN 978-2-08-027073-3), p. 28
  2. ↑ Théophile Gautier, « Feuilleton de La Presse du 15 novembre 1847 », dans Patrick Berthier (éd.), Critique théâtrale, t. VII, Paris, Honoré Champion, , p. 210-221
  3. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 Sylvain Ledda, "Dossier" in Delphine de Girardin, Lady Tartuffe, Paris, Ed. Sylvain Ledda, Flammarion, coll. « GF », , p. 235
  4. 1 2 Victor Hugo, « Lettre du 5 septembre 1852 », dans Albin Michel, Correspondance, Paris, , p. 130
  5. 1 2 Arthur Léon Imbert de Saint-Amand, Madame de Girardin, Paris, Plon, (lire en ligne), p. 263
  6. 1 2 Delphine de Girardin, Lady Tartuffe, Paris, Flammarion, , p. 43
  7. 1 2 3 Giovanna Bellati, « Types féminins dans le théâtre de Delphine Gay de Girardin », Revue d'études françaises / French studies journal, no 2,‎ , p. 42 (lire en ligne Accès libre [PDF])
  8. ↑ Giovanna Bellati, « Types féminins dans le théâtre de Delphine Gay de Girardin », Intercâmbio. Revue d'études françaises / French studies journal, no 2,‎ , p. 46 (lire en ligne Accès libre [PDF])
  9. ↑ Giovanna Bellati, « Types féminins dans le théâtre de Delphine Gay de Girardin », Intercâmbio. Revue d'études françaises / French studies journal, no 2,‎ , p. 49 (lire en ligne Accès libre [PDF])
  10. 1 2 Giovanna Bellati, « Types féminins dans le théâtre de Delphine Gay de Girardin », Intercâmbio. Revue d'études françaises / French studies journal, no 2,‎ , p. 47 (lire en ligne Accès libre [PDF])
  11. ↑ Giovanna Bellati, « Types féminins dans le théâtre de Delphine Gay de Girardin », Intercâmbio. Revue d'études françaises / French studies journal, no 2,‎ , p. 49 (lire en ligne Accès libre [PDF])
  12. 1 2 3 4 5 6 Giovanna Bellati, « Types féminins dans le théâtre de Delphine Gay de Girardin », Intercâmbio. Revue d'études françaises / French studies journal, no 2,‎ , p. 50 (lire en ligne Accès libre [PDF])
  13. ↑ E. Abricossoff (Domique Renouard), « Le Théatre de Madame de Girardin », Revue d'histoire littéraire de France, vol. 38, no 2,‎ , p. 232
  14. ↑ Giovanna Bellati, « Types féminins dans le théâtre de Delphine Gay de Girardin », Revue d'histoire littéraire / French Studies, no 2,‎ , p. 41 (lire en ligne Accès libre [PDF])
  15. ↑ E. Abricossoff (Dominique Renouard), « Le Théatre de Madame de Girardin », Revue d'histoire littéraire de France, vol. 38, no 2,‎ , p. 230
  16. ↑ E. Abricossoff (Dominique Renouard), « Le Théatre de Madame de Girardin », Revue d'Histoire littéraire de la France, vol. 38, no 2,‎ , p. 219
  17. ↑ E. Abricossoff (Dominique Renouard), « Le Théatre de Madame de Girardin », Revue d'Histoire littéraire de la France, vol. 38, no 2,‎ , p. 226
  18. 1 2 3 E. Abricossoff (Dominique Renouard), « Le Théatre de Madame de Girardin », Revue d'histoire littéraire de la France, vol. 38, no 2,‎ , p. 227
  19. ↑ E. Abricossoff (Dominique Renouard), « Le Théatre de Madame de Girardin », Revue d'Histoire littéraire de la France, vol. 38, no 2,‎ , p. 225
  20. ↑ E. Abricossoff (Dominique Renouard), « Le Théatre de Madame de Girardin », Revue d'Histoire littéraire de la France, vol. 38, no 2,‎ , p. 220
  21. 1 2 Sylvain Ledda, "Présentation" in Delphine de Girardin, Lady Tartuffe, Paris, Ed. Sylvain Ledda, Flammarion, coll. « GF », , p. 27
  22. ↑ Martine Reid, Femmes et littérature, une histoire culturelle, vol. II, Paris, Gallimard, coll. « Folio Essai », , p. 89
  23. ↑ Martine Reid, Femmes et littérature, une histoire culturelle, Paris, Gallimard, coll. « Folio Essai », , p. 89-90
  24. ↑ Martine Reid, Femmes et littérature, une histoire culturelle, Paris, Gallimard, coll. « Folio Essai », , p. 94
  25. ↑ Giovanna Bellati, « Types féminins dans le théâtre de Delphine Gay de Girardin », Intercâmbio. Revue d'études françaises / French studies journal, no 2,‎ , p. 61
  26. ↑ Giovanna Bellati, « Types féminins dans le théâtre de Delphine Gay de Girardin », Intercâmbio. Revue d'études françaises / French studies journal, no 2,‎ , p. 62
  27. ↑ Giovanna Bellati, « Types féminins dans le théâtre de Delphine Gay de Girardin », Intercâmbio. Revue d'études françaises / French studies journal, no 2,‎ , p. 56
  28. ↑ Giovanna Bellati, « Types féminins dans le théâtre de Delphine Gay de Girardin », Intercâmbio. Revue d'études française / French studies journal, no 2,‎ , p. 64
  29. ↑ Giovanna Bellati, « Types féminins dans le théâtre de Delphine Gay de Girardin », Intercâmbio. Revue d'études françaises / French studies journal, no 2,‎ , p. 53
  30. 1 2 Sylvain Ledda, "Présentation" in Delphine de Girardin, Lady Tartuffe, Paris, Ed. Sylvain Ledda, Flammarion, coll. « GF », , p. 22
  31. ↑ Sylvain Ledda, "Présentation" in Delphine de Girardin, Lady Tartuffe, Paris, Ed. Sylvain Ledda, Flammarion, coll. « GF », , p. 23
  32. 1 2 E. Abricossoff (Dominique Renouard), « Le Théatre de Madame de Girardin », Revue d'histoire littéraire de France, vol. 38, no 2,‎ , p. 231
  33. ↑ Sylvain Ledda, "Dossier" in Delphine de Girardin, Lady Tartuffe, Paris, Ed. Sylvain Ledda, Flammarion, coll. « GF », , p. 230
  34. ↑ Sylvain Ledda, "Dossier" in Delphine de Girardin, Lady Tartuffe, Paris, Ed. Sylvain Ledda, Flammarion, coll. « GF », , p. 231
  35. ↑ Sylvain Ledda, "Présentation" in Delphine de Girardin, Lady Tartuffe, Paris, Ed. Sylvain Ledda, Flammarion, coll. « GF », , p. 24
  36. ↑ Sylvain Ledda, "Présentation" in Delphine de Girardin, Lady Tartuffe, Paris, Ed. Sylvain Ledda, Flammarion, coll. « GF », , p. 26
  37. ↑ Alexandre Lambelet, « 1. L'invention de la philanthropie au début du XIXe siècle », Presses de Science Po, no 1,‎ , p. 27-42 (lire en ligne)
  38. ↑ Sylvain Ledda, "Présentation" in Delphine de Girardin, Lady Tartuffe, Paris, Flammarion, coll. « GF », (ISBN 9782080270733), p. 28
  39. ↑ Alexandre Lambelet, « 1. L'invention de la philanthropie au début du XIXe siècle », Contester,‎ , p. 27–42 (ISSN 1962-6274, lire en ligne, consulté le )
  40. 1 2 Adolphe Laferrière, Souvenirs d'un jeune premier, Dentu, , p. 121
  41. 1 2 3 4 Clément Caraguel, « Théâtre-français, Lady Tartufe, par Mme de Girardin », Le Charivari,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  42. 1 2 Ange-Henri-Castil Blaze, « "Lady Tartuffe" in Théâtre de la Koenigstadt », Vert-Vert, Messager des Théâtres,‎ , p. 1
  43. 1 2 Auguste Lireux, « Feuilleton du constituionnel, Théâtres », Le Constitutionel, no 45,‎ , p. 1 (lire en ligne)
  44. 1 2 Léon Séché, Delphine Gay, Mme de Girardin, dans ses rapports avec Lamartine, Victor Hugo, Balzac, Rachel, Jules Sandeau, Dumas, Eugène Sue, Paris, Mercure de France, , p. 277
  45. 1 2 Jules Chéry, Mademoiselle Rachel en Amérique (1855-1856), Paris, Mercure de France, , Edité par Anne-Martin Fugier éd., 131 p., p. 87
  46. 1 2 3 Léo Clarétie, « Préface à Lady Tartuffe, comédie en cinq actes et en prose par Mme Emile de Girardin », Comoedia,‎ , p. 2 (lire en ligne Inscription nécessaire)