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En , une délégation conduite par Russell Means et disant représenter les Lakotas a déclaré rompre les traités qui les lient aux États-Unis, proclamant ainsi leur indépendance (voir République Lakota), et annonçant qu'ils allaient produire leurs propres passeports et permis de conduire. Près de la moitié du territoire de l'État sécessionniste se situe dans le Dakota du Sud.
Étymologie
Le mot lakhóta signifie à l'origine «sentiment d'affection», «amitié», «unité», «allié», «amical». Le mot sioux signifie «petit serpent» ou «ennemi», les Lakotas ne s'appelaient donc pas eux-mêmes par ce terme péjoratif.
Selon James Riley Walker, qui passa dix-huit ans de 1886 à 1924 parmi les Lakota-Oglala dans la réserve de Pine Ridge (Dakota du Sud), dans son livre Lakota Society, édité par l'université du Nebraska, Dakota provient de «da» («considéré comme»), «Ya» en lakota, et «Koda» («ami»), «Kola» en Lakota.
Les Dakota parlent trois langues semblables présentant peu de différences. La seule différence consiste dans la prononciation: le D de Dakota (en Santee) le N de Nakota (en yankton) et le L de Lakota en Teton. Ces trois peuples n'en font qu'un.
Le nom de «Sioux» viendrait d'un mot français tiré de l'algonquien «Nadowessi» («ennemi haï»; hated foe). Le même mot en ojibwé signifie «serpent à sonnette» ou «vipère» (an adder).
Le pluriel est «Nadowessiwak» ou «Nadawessyak», que les trappeurs français raccourcirent en «Sioux».
Histoire
Détail d'un tipi lakota du XIXe ou XXesiècle.
Les Lakotas avaient adopté le cheval au début du XVIIIesiècle[réf.nécessaire]. Leur société était centrée autour du bison.
En 1868, le traité de Fort Laramie avait promis aux Lakotas une grande réserve mais cette promesse ne fut pas tenue longtemps. La découverte de l'or dans les Black Hills conduisit à la guerre des Black Hills et à la bataille de Little Bighorn en 1876. Sitting Bull déclara alors qu'il défendrait les Paha Sapa (les Black Hills): «Nous ne voulons pas d'hommes blancs ici. Les Black Hills nous appartiennent. Si l'homme blanc veut les prendre, je me battrai.»
Il ne restait que 20 000 Lakotas au milieu du XVIIIesiècle. Leur nombre est maintenant de 70 000, dont 20 500 parlent leur langue ancestrale[réf.nécessaire].
Les Lakotas ont, comme d'autres peuples autochtones, connu avec l'arrivée des Blancs des épidémies puis des massacres. Plusieurs traités ont été signés au fil du temps entre leur peuple et les colons[réf.nécessaire], mais ces derniers ne les respectèrent pas longtemps, et le territoire attribué aux Lakotas ne cessa de diminuer. À cela s'ajoutait le massacre des bisons qui entraîna des famines.
Isnati Awicalowanpi: célébrer la puberté d'une jeune fille dans une loge menstruelle;
Tapa Wankayeyapi: jeu du lancer de balle.
Organisation sociale
Historiquement les Lakotas ont sept «sous-tribus» divisées en communautés et sous-communautés. Ci-dessous une liste de communautés lakotas[réf.nécessaire]:
Brûlés
Isaⁿyati
Watchihoutairhe
Tcoka
Wajaja
Minishanan
Kiyuksa
Watceŭⁿpa
Iyak’oza
Wam-bi-li´-ne-ca
Si-ćá-wi-pi
Ciyo Tañka
Ho-mna
Ciyo Subula
Kañ-xi Yuha
Pispiza Witcaca
Walexa Uⁿ Wohaⁿ
Cawala
Ihañktoⁿwaⁿ
Naqpaqpa
Apewaⁿtañka
Sitcaⁿ-xwu
Kak’exa
Hiⁿnaⁿcuⁿ-wapa
Cŭñkaha Nap’iⁿ
Hi-ha Kaⁿhaⁿhaⁿwiⁿ
Hŭñku Wanitca
Miniskuya Kitc’ŭⁿ
Ti Glabu
Wagluqe
Wagmeza Yuha
Oglala Itc’itcaxa
Tiyotcesli
Ieska Tciⁿtca
Ohe Noⁿpa
Okaxa Witcaca
Waqna
Oglalas
Drapeau tribal des Sioux Oglala
Oglala
She-o (Chihaut)
Onkp’hatinas
K̄u-Inyan
Oyuqe (Oyuhpe)
Min-i-shá
Pe Cla Ptetcela
Payabya
Wajaja (Wajaje)
Kiyuksa (Kiyaksa)
Tapicletca
Ite Citca (Itesica)
Wagluqe (Wagluhe)
Wablenitca
Pe Cla
Tceq Huha Toⁿ
Tacnahetca
I Wayusota
Wakaⁿ
Iglaka Teqila
Ite Citca Etaⁿhaⁿ
Zuzetca Kiyaksa
Watceoⁿpe
Watcape
Tiyotcesli
Ieska Tciⁿtca
Sans Arcs
Ta-shunk´-e-o-ta
Itaziptco Qtca (Mini-ca-la)
Cina Luta Oiⁿ
Woluta Yuta
Maz Pegnaka
Tatañka Tcesli
Cikcitcela
Tiyopa Otcaⁿnŭⁿpa
Hunkpapas
Hunk´-pa-pa
Talo Nap’iⁿ
Tcegnake Okisela
Tce Oqba
Tcañka Oqaⁿ
Tinazipe Citca
Kiglacka
Cikcitcela
Wakaⁿ
Hŭⁿska Tcaⁿtojuha
Miniconjous
Min-i-kaŋ́-źu
Tar-co-eh-parh (Tacohiropapais)
Wakpokiⁿyaⁿ
Iⁿyaⁿ-ha Oiⁿ
Wagleza Oiⁿ
Cŭñka Yute Cni
Uñktce Yuta
Glagla hetca
Cikcitcela
Pieds-Noirs
Black Elk
Siha Sapa Qtca
Ći-hú-pa
Pa-á-bi-a
Kaⁿxi Cŭⁿ Pegnaka
Glagla Hetca
Wajaje
Hohe
Wamnuxa Oiⁿ
Ti Zaptaⁿ
Two Kettles
Wah-nee-wack-ata-o-ne-lar (Waniwacteonilla)
Oohe Noⁿpa
Ma Waqota
Réserves
Réserve des Brûlés
Aujourd'hui environ la moitié des Sioux recensés vivent en dehors des réserves indiennes. Les réserves Lakota reconnues par le gouvernement fédéral sont les suivantes:
Les Lakotas sont au cœur du roman Collines noires (Black Hills) de l'écrivain américain Dan Simmons et paru en 2010; le personnage principal est un Indien lakota dont le père adoptif, cousin de Black Elk, est marié avec la cousine de Crazy Horse. Lors de sa jeunesse, il côtoie Crazy Horse, Sitting Bull et Red Cloud.
Sam, le personnage principal du roman Les Nuits de San Francisco de Caryl Férey, est un Indien lakota ayant vécu toute sa jeunesse à Wounded Knee. En août 2026, Caryl Férey publie un nouveau livre Lakota (Gallimard).
Dans la bande dessinée Hoka Hey! de Romain Maufront, alias Neyef parue en 2022, Georges, le personnage principal, est un jeune Lakota en quête d'identité.
Dans la bande dessinée (et série télé) «Yakari», premier tome paru le 12 décembre 1969 et créée par Job (scénario), Derib (dessin), Dominique(couleur). On suit un jeune enfant de la tribu Lakota, Yakari, qui vit des aventure extraordinaire avec ses amis, Hommes comme bêtes.
Diane Wilson, écrivaine de la tribu sioux Mdewakanton (peuple Dakhóta) publie un premier roman en 2021, traduit en français en 2024 sous le nom Les Semeuses. Elle raconte de manière sensible et poétique la tragédie du peuple Dakhóta. Elle restitue la mémoire du peuple décimé et le courage des femmes qui ont su préserver des graines et leur transmission sur plusieurs générations.
Les Lakotas sont aussi présents dans plusieurs missions du jeu vidéo Red Dead Redemption II. Ces missions parlent de leurs conflits de territoires avec l'armée américaine.
Cinéma
Dans le film d'animation Spirit, l'étalon des plaines, l'Indien nommé Petit Nuage qui recueille le cheval et le ramène auprès des siens fait partie des Lakotas.
↑(en) Jan Ullrich, New Lakota Dictionary (Incorporating the Dakota Dialects of Yankton-Yanktonai and Santee-Sisseton), Bloomington (Indiana), Lakota Language Consortium, , 1100p. (ISBN978-0-9761082-9-0, LCCN2008922508), p.2.
↑Beuchel, 1983, p. 322 + English-Lakota dictionnaire (Karol, 1974, p. 29).
David Cornut, Little Big Horn, autopsie d'une bataille légendaire, Anovi, 2006/2008.
(en) Arthur Amiotte, Perspectives on Lakota world view, Université du Montana, , 150p..
(en) Arthur Amiotte, Dakota/Lakota arts bibliography, , 90p..
(en) Pekka J. Hämäläinen, Lakota America. A New History of Indigenous Power, Yale University Press, .
Royal B. Hassrick (trad.de l'anglais par Laurence Fritsch), Les Sioux: vie et coutumes d'une société guerrière [«The Sioux: Life and Custom of a Warrior Society»], Paris, Albin Michel, coll.«Terre indienne», (1reéd. 1964) (ISBN2-226-06479-6).