| Lanfains | |||||
Vue générale du bourg. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Saint-Brieuc | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Saint-Brieuc Armor Agglomération | ||||
| Maire Mandat |
David Tollemer 2026-2032 |
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| Code postal | 22800 | ||||
| Code commune | 22099 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Lanfinois, Lanfinoise | ||||
| Population municipale |
1 077 hab. (2023 |
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| Densité | 49 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 21′ 14″ nord, 2° 54′ 46″ ouest | ||||
| Altitude | 325 m Min. 147 m Max. 354 m |
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| Superficie | 21,87 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Saint-Brieuc (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Plélo | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | Site de la mairie de Lanfains | ||||
| modifier |
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Lanfains [lɑ̃fɛ̃] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.
Ses habitants sont appelés les Lanfinois et les Lanfinoises.
La commune de Lanfains est située dans le centre des Côtes-d'Armor. Le bourg de Lanfains se trouve à vol d'oiseau à 6 km au sud de Quintin, la ville la plus proche, à 21 km au sud-ouest de Saint-Brieuc, sa préfecture de rattachement et à 29 km au sud-est de Guingamp.


La commune de Lanfains présente un relief vallonné. Son bourg est le plus haut de Bretagne. Il se trouve sur une butte à une altitude de plus de 300 m. Le point culminant de la commune est à 323 m et est situé au lieu-dit de Bel Air-Porpaire. Le col routier de Lanfains (322 m), est situé dans la commune. Il était au programme de la Bretagne Classic en 2020. Pour arriver au col, il faut gravir une côte longue de 1,7 km avec une pente moyenne à 6% et maximale à 14%.
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Gouët, le Pas, la Fontaine St-Hubert et le Moulin du Bois,,.
Le Gouët, d'une longueur de 47 km, prend sa source dans la commune du Haut-Corlay et se jette dans la baie de Saint-Brieuc en limite de Plérin et de Saint-Brieuc, après avoir traversé 16 communes.
Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang du Moulin du Bois, d'une superficie totale de 4,4 ha (0 ha dans la commune),.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 981 mm, avec 15,2 jours de précipitations en janvier et 8,2 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Kerpert à 16 km à vol d'oiseau, est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 088,9 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 40,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,8 °C, atteinte le .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Au , Lanfains est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Brieuc, dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe 51 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants,.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (93,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (53,1 %), terres arables (36,7 %), forêts (3,8 %), prairies (2,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,1 %), zones urbanisées (1,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,1 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Le nom de la localité est attesté sous les formes Lanfaen en 1257, Lanfain en 1428, Lanfains en 1516, Lanfaign en 1536, Lanfin en 1630, Lenfeins en 1642, Lenfains en 1663, Lenffains en 1671, Lanfains en 1676,.
Selon Bernard Tanguy, le nom Lanfains est formé d'un premier élément issu du vieux breton lann, désignant un établissement érémitique du haut Moyen Âge. Le second élément a été rattaché au latin fanum « temple » ou au latin fines « limite » qui aurait pu matérialiser une situation de confins entre les anciennes civitates des Coriosolites et des Osismes. Pour Bernard Tanguy, l'attestation de 1257 contredit chacune de ces explications.
En gallo, langue d’oïl parlée traditionnellement en Haute-Bretagne et essentiellement orale, Bernard Tanguy mentionne la forme gallèse parlée Lanfin. L'association Chubri relève plusieurs attestations, orales ou écrites, qu'elle transcrit sous les graphies Lanfein et Lanfin.
Dans une enquête sur les noms bretons des localités de Haute-Bretagne publiée en 1948, Marsel Klerg restitue la prononciation bretonne qu'il a recueillie à Saint-Connan et à Senven-Léhart sous la forme Lañfeun . Bernard Tanguy transcrit la prononciation bretonne sous la graphie Lanfeun. KerOfis, la base de données toponymiques de l'Office public de la langue bretonne, recense dans la production écrite de langue bretonne la graphie Lanfeun à partir de 1971. La forme bretonne normalisée proposée par l'Office public de la langue bretonne est Lanfeun.
Dans une étude consacrée aux toponymes bretons de Haute-Bretagne et publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 21,1 % des toponymes de la commune sont d'origine bretonne.
Les principaux lieux-dits sont (du nord au sud et d’ouest en est) :
Le village de Carestiemble a la particularité de se situer sur les communes de Lanfains et de Saint-Brandan, la route le traversant étant la limite.
C'était un village de boulangers. Le dernier boulanger Monsieur Jago a éteint le four au début des années 1980. De cette époque subsiste la fête du Pain Chaud, festivité ancienne qui se tenait le deuxième dimanche de février et qui lançait le début des fêtes mises en sommeil pour l'hiver. À cette occasion était fait le pain mirrau, à mie serrée, sous forme de boule que l'on achetait pour manger tiède. Il s'agit d'un pain dit sucré. La fête comprenait également des stands forains, un bal populaire. Cet événement important drainait toute la population alentour. Cette fête subsiste de nos jours, toujours avec une vente de pain mirrau mais dans une forme actualisée avec un trail en nocturne dans les landes qui attire plusieurs milliers de participants.
Carestiemble avait sa propre école : ce grand bâtiment, aujourd'hui salle des fêtes, a gardé sa façade avec, à sa droite surmonté d'une croix, la maison des sœurs. Il s'agissait de l'école Saint-Joseph, propriété du marquis de Robien. Cette école primaire a fermé début des années 1980.
Ce village, dans le pôle d'activités de Quintin jouit toujours d'une forte dynamique. La construction d'un lotissement dans les années 1980 en en fait un des principaux pôles démographiques de la commune, à 5 minutes de Quintin et 30 minutes de Saint-Brieuc. Attractivité renforcée avec la présence de l'échangeur routier qui permet un accès aux voies rapides en direction de Saint-Brieuc et de Loudéac. Certains noms doivent leur origine à un élément du lieu. La Deude, par exemple, vient du patois deux doué à savoir deux lavoirs. Ce qui suggère un village d'importance pour avoir deux lavoirs. Le dernier d'entre eux, comblé récemment, se situait en bordure de la route allant à la Houssaye. Le village avait également sa sage-femme, fin 18ème, début 19ème : les registres d'état civil font état d'une sage-femme : Catherine Pleven, épouse Eouzan (1781-1812). De cette époque rien ou presque ne subsiste sauf deux corps de ferme. Sur la droite en descendant, une ferme rénovée de conception récente puis, plus bas, le ferme de La Deude dont on a trace dès 1690 avec la famille Eouzan dont les descendants sont toujours les occupants et dont les bâtiments actuels ont été rénovés en 1918 par le propriétaire de l'époque au retour de la guerre de son fermier Jean François Eouzan.
Selon Louis Pape, la position géographique de Lanfains, entre les sources du Gouët et de l'Oust, ainsi que l'étymologie du toponyme (du breton lann- et du latin fines) pourraient indiquer que le territoire de la commune marquait la limite entre la civitas des Osismes et celle des Coriosolites.
Au début du siècle de nombreux jeunes de la commune étaient recrutés par des familles de chiffonniers hors des Côtes d'Armor. Ils allaient à vélo de ferme en ferme acheter surtout des peaux de lapins. A l'été, ils revenaient à Lanfains. D'où l'appellation de pillotous pour qualifier les habitants de Lanfains.
Le monument aux morts porte les noms de 73 soldats morts pour la Patrie :
Un parc éolien comprenant 5 éoliennes dont les mâts culminaient à 58 mètres de haut et même, en considérant les pales de 32 mètres, à 90 mètres, a été installé dans la commune en 2005 ; il est exploité par « Kallista Energy ». Ces éoliennes ont été démantelées en 2021-2022 (avec une obligation de recyclage de plus de 90 % des matériaux des mâts ; les pales, non recyclables, ont été transformées en combustible). Elles ont été remplacées par 6 nouvelles éoliennes qui développent une puissance installée de 12 MW, contre 7,5 MW pour l’ancien parc.
En 1843, selon le dictionnaire de Jean-Baptiste Ogée, la commune parlait français et breton. L'enquête conduite par Paul Sébillot et publiée en 1886 place la commune en Pays Gallo.[réf. nécessaire]
L’agriculture représente la principale activité économique de la commune. Elle est essentiellement orientée vers l’élevage de bovins, volailles et porcs et la polyculture ensuite. La superficie de la commune est de 2 187 hectares.
Deux entreprises agroalimentaires sont présentes dans la commune : l’abattoir LDC et la laiterie L’Armoricaine. L'unité d'abattage de poulets LDC a été créée dans les années 1960 par Alain Serandour, un jeune entrepreneur local. Principal employeur de la commune pendant longtemps, sa fille Gaelle lui a succédé et a contribué à l'intégration de l'unité de production dans le groupe LDC étant l'épouse d'un membre de la famille Doux.
La laiterie de l'Armoricaine a débuté dans les années 1950 au bourg de Lanfains à l'initiative d'Eugène Le Liard, qui collectait le lait que son épouse Marie Thérèse barattait à leur domicile. L'activité se développant et se modernisant, la laiterie s'est déplacée au lieu dit La Corniche, Eugène Le Liard a construit sa maison juste en face. La laiterie de l'Armoricaine produit surtout des fromages avec un savoir faire reconnu qui implique un cahier des charges strict pour les exploitants (camembert, pâtes pressées) mais également des yaourts à boire.
L’artisanat est représenté par un couvreur, un plombier chauffagiste, une scierie, une pisciculture, une coiffeuse, et un atelier de transformation du lait à la ferme. Il existe aussi quelques commerces dans le bourg : un café et un bar alimentation, une crêperie, un garagiste, une entreprise de travaux publics et une société de transport de volailles.